Dans de nombreuses enquêtes, le phénomène du BYOD (Bring Your Own Device) est justifié sous son angle économique. Le gain sur le support serait de l’ordre de 20%. Appréciable. Mais insuffisant pour justifier le basculement, assure Claude Czechowski. «L’économie ne justifie pas le changement. C’est un aspect, même si l’on peut démontrer que le TCO d’un iPad est plus intéressant que celui d’un PC. Il serait illusoire de s’engager dans la voie post-PC pour seulement se défaire du support... Soyez conscient qu’il faudra initialement investir. Pour sécuriser, pour habiliter. Qui plus est, PC et nouveaux outils de communication auront à communiquer, à partager.»
La sécurité est clairement le question qui embarrasse -iPhone et iPad ne peuvent être cryptés, rappellent les spécialistes. Vrai. Dans l’ère post-PC, il en va de la responsabilité de chacun, affirme Claude Czechowski. «Les entreprises bloquent les accès aux sites web à caractère violent ou pornographiques, certaines bloquent même l’accès à Facebook. Mais avec un notebook et une carte 3G, vous pouvez accéder à ces sites, où que vous soyez... Que faire? La réponse n’est pas technique. Mais managériale. Apprendre à travailler autrement. Prenez l’exemple de facebook: correctement utilisé, c’est une vitrine exceptionnelle pour votre marque et un outil précieux de votre relation client!»
Traditionnellement, rappelle-t-on chez CSC, l’entreprise traitait les informations comme confidentielles. Désormais, ce qui prime, c’est l’intelligence collective, la co-création. «Ce qui ne peut fonctionner si vos idées demeurent confidentielles. Ne perdez pas de vue que les idées les plus innovantes ne naissent pas forcément dans l’entreprise, il est donc temps d’oser participer aux flux de connaissance organisés sur des réseaux comme Twitter!»
Certaines entreprises l’ont déjà bien compris. Ainsi, cette compagnie d’assurance qui, au moment de remplacer ses PC, a décidé... de ne rien faire, laissant ses employés prendre le relais! «Place aux initiatives! Chaque jours, nous voyons de nouveaux usages, chaque jour on nous sollicite pour de nouveaux projets, assure Claude Czechowski. Ainsi, l’intégration des tablettes dans les points de vente à destination des clients. Hermès, par exemple, commence à utiliser l'iPad comme support de vente dans certains magasins –l’enseigne a développé une application permettant de présenter l'ensemble de sa collection de produits pour la maison. Eden Park envisage également d'équiper ses points de vente de tablettes pour proposer ses catalogues à la consultation, l'essayage de produits via la réalité augmentée et des contenus autour de son univers de marque. Nous avons également des projets dans de nombreuses institutions financières...»