Contraste Europe, les atouts d’une grande entreprise, la flexibilité d’une plus petiteLundi 20 Février 2012
Seuls ou en partenariat. Voici près de vingt ans que Contraste Europe avance à pas comptés, mais avec assurance. «Avec certains clients, nos relations courent depuis une bonne dizaine d’années. Sans bruit, à la satisfaction des deux parties. Pour nous, c’est la meilleure façon de réaliser des affaires», atteste Benoît Pirotte, Chief Executive Officer. A son arrivée, l’entreprise établie à Luxembourg avant de s’implanter à Bruxelles, comptait 11 collaborateurs. Aujourd’hui, Contraste Europe emploie 220 personnes en Belgique, au Luxembourg et en France (Paris et Montpellier). Et a réalisé, en 2011, un chiffre d’affaires de 22 millions d’EUR, soit 19% de mieux qu’en 2010. «En croissance organique», tient à préciser Benoît Pirotte. De ces résultats, on retiendra encore que 75% du chiffre est réalisé dans le secteur financier... Des inquiétudes pour l’avenir? «On sent la pression, ne cache pas Paul Deprez, Business Development Manager. Globalement, les budgets sont revus à la baisse. Mais avec nos offres de capacity management et de fixed price, nous avons des solides atouts pour aider nos clients à passer la crise...»
Contraste Europe opère dans trois domaines: le conseil aux organisations et aux entreprises qui connaissent des problèmes d’évolution ICT, le suivi du cycle de vie des applications, depuis la conception jusqu’au développement, en passant par le testing, la mise en production, la gestion des release et, enfin, les managed services appliqués à une infrastructure ou un groupe d’applications pour en assurer la maintenance et le support. Si l’on croise les équipes de Contraste Europe dans les organisations du Top 10 belge et luxembourgeois, l’esprit est celui d’une «mide-size». Pour les clients, cela se traduit par une flexibilité que les «names» ne peuvent plus offrir. De là, d’ailleurs, des projets menés de concert. «Partenaires sur un projet, concurrents sur un autre. Le marché vous juge sur votre transparence et votre honnêteté. Au moindre écart, vous êtes brûlé!», analyse Paul Deprez, par ailleurs Director de la filiale AMSIT. Plus de body shopping. Le marché exige des compétences plus pointues. Elles peuvent être horizontales, comme le service desk. Ou verticales, comme le core banking, voire poussées dans le domaine réglementaires avec Basel III par exemple. Benoît Pirotte: «Pour certaines activités, et pour peu que nous puissions accéder aux prévisions du client, nous proposons de travailler en fixed price, une approche qui rassure dans le sens où nous partageons le risque. Même constat avec le capacity management, soit la prise en compte de toutes les ressources nécessaires pour fournir un service ICT. Les clients y voient une façon de passer d’une gestion réactive à une gestion proactive de leur environnement technique et fonctionnel et de rentabiliser au mieux leurs investissements initiaux. C’est une façon de résoudre l’équation entre les demandes des lignes métiers sans cesse croissantes et les budgets dont ils disposent...» Nouveau développement à Luxembourg
Naissance au Luxembourg, croissance en Belgique. Aujourd’hui, Contraste Europe entend s’imposer davantage dans son pays d’origine. Non pas en dupliquant son modèle, mais en l’adaptant aux spécificités grand-ducales. Premier maître-mot: proximité.
Yves Steinbusch en sera le mentor. A l’entendre, le contexte est favorable. «Entre des grands groupes qui se restructurent, rapatriant leurs forces vives dans les grandes capitales, et d’autres qui tentent d’imposer leur modèle de fonctionnement, il y a place pour une ‘mid-size’ qui a démontré ses compétences ne serait-ce qu’à travers des contrats majeurs avec de grands groupes financiers.» Deuxième maître-mot: flexibilité. Le marché financier luxembourgeois y sera d’autant plus sensible compte tenu de la typologie du secteur. Pour Yves Steinbusch, l’expansion passera par des partenariats. En liant, par exemple, les compétences d’un éditeur à la maîtrise du support des équipes de Contraste. En apportant, aussi, des compétences ponctuelles à des acteurs issus du conseil pur. «Il y a une nouvelle page à écrire! L’important, au départ, est qu’elle soit blanche...» Dans la même rubrique :
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