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Dans les mœurs, oui. Mais résultats insuffisants!

Lundi 19 Septembre 2011

Erreurs de parcours. Pour Avanade, qui a sondé le marché du cloud public, on sent la précipitation, les déploiements anarchiques.



Dans les mœurs, oui. Mais résultats insuffisants!
L'utilisation des services de cloud computing public est en augmentation rapide. Si ces services se généralisent, ils engendrent par ailleurs des difficultés. Significatif: un dirigeant sur cinq déclare qu'il lui est impossible de gérer la disparité des services de cloud computing dans son entreprise. Chez nous, en Belgique et au Luxembourg, 62% des personnes interrogées par Avanade dans le cadre d’une étude internationale se disent préoccupées par l'extension tentaculaire de ces services, c'est-à-dire le recours non contrôlé, au sein de l'organisation, à des services informatiques dématérialisés publics.

«A l’instar de nombreuses autres formes d'innovations technologiques, la technologie grand public a souvent l'art de s'introduire en catimini dans l'entreprise, constate Benoît Lejoly, Chief Technology Officer, Avanade. C'est aujourd'hui le cas des services informatiques dématérialisés publics. Le seuil d'accès à de nombreux services de ce genre ne cesse de s'abaisser et notre étude démontre que certains de ces services sont tellement faciles à adopter qu'ils parviennent à occulter la capacité des responsables ICT à les gérer efficacement!»

Parmi les participants belges et luxembourgeois de l'étude, un sur quatre admet avoir commandé un service informatique dématérialisé à l'insu du département ICT. Bien que 65% de nos entreprises déclarent disposer de règlements qui interdisent ce genre d'initiatives, les participants signalent que rien ne les empêche vraiment d'acheter furtivement des services dématérialisés. Près d’un interlocuteur sur trois signale qu'il n'y a pas le moindre contrôle, alors que quatre sur dix disent que le règlement se limite à un avertissement...

L'enquête met également à jour un véritable gouffre en matière de communication. Un tiers des cadres dirigeants admettent qu'ils n'ont pas de communication ouverte avec les départements et avec les responsables de business units susceptibles de se fournir en services informatiques dématérialisés.

«Une réglementation est certainement un bon début, mais le contrôle de l'expansion potentiellement anarchique des services dématérialisés nécessite une coopération et un dialogue véritables entre le département ICT et les autres départements, explique Benoît Lejoly. Il importe que les entreprises définissent une stratégie de services ICT dématérialisés qui s'articule autour de l'utilisateur. Avec une telle stratégie, il devient beaucoup plus facile d'instaurer un dialogue ouvert qui permet de découvrir quels services informatiques dématérialisés sont déjà utilisés, où se situent les carences et quelles technologies nouvelles l'entreprise devrait mettre en œuvre pour générer de la valeur.»

L'enquête révèle également une croissance des services dématérialisés protégés, plus particulièrement lorsque cette forme d'informatique concerne des activités internes critiques qui font la spécificité de l'entreprise, ou encore les services à la clientèle. 35% des entreprises belges et luxembourgeoises signalent aujourd'hui qu'elles utilisent des configurations dématérialisées privées; 28% annoncent qu'elles vont s'y mettre dans les six à douze mois à venir.

Définir les objectifs commerciaux, déterminer les applications qui conviendraient le mieux à l'informatique dématérialisée, étayer le projet de preuves suffisantes et contrôler l'adéquation de la technologie... Le chantier est de taille, prévient Avanade. Son conseil: ne pas se leurrer, ne pas davantage se précipiter, car il faudra du temps. Partir d'un plan clair, d'une analyse en bonne et due forme, de méthodologies et de pratiques qui ont fait leurs preuves et d’une excellente communication avec les utilisateurs et les cadres dirigeants.

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