Dépassez les limites physiques du stockageJeudi 18 Juin 2009
Tous les chemins mènent à la virtualisation! Pour EMC, elle doit désormais être globale: réseau, serveurs et stockage. A terme, c’est le data center qui deviendra virtuel. Cisco, VMware et EMC y travaillent ensemble. Soit une intégration de la pile complète, des applications à l’infrastructure réseau, en passant par la virtualisation et le stockage.
«Pour bénéficier d’un avantage important, c’est l’ensemble de l’infrastructure qui doit être virtualisé et intégré.»
Bernard Drappier, District Manager, EMC Luxembourg
Les experts du Butler Group estiment que la virtualisation des infrastructures peut réduire les coûts des centres de calcul de 40%, voire 60% dans certains cas. Ainsi, la consolidation de 250 serveurs bi-coeurs peut se traduire par quelques 2,8 millions d'EUR d'économie sur trois ans. A condition, insistent ces mêmes experts, que la virtualisation des serveurs soit intimement liée à la disparition du stockage en silo. Pour le dire autrement, la virtualisation des serveurs appelle non seulement la mise en réseau du stockage, mais aussi sa virtualisation.
«La virtualisation des serveurs a révolutionné le marché; il ne viendrait à personne l’idée de revenir en arrière. Toutefois, pour bénéficier d’un avantage important, c’est l’ensemble de l’infrastructure qui doit être virtualisé et intégré. Regardez ce que propose VMware avec vSphere 4, une globalisation du stockage du réseau et du stockage», confirme William Bruninx, Global Services, Pre-Sales Practices Manager, EMC.
Autour d'un nouvel hyperviseur VMware décrit un environnement profondément modifié. Pour résumer, là où Virtual Infrastructure 3 était centré sur les serveurs, vSphere 4 étend les avantages de la virtualisation à l'ensemble des ressources annexes, autrement dit le stockage et le réseau.
Cette avancée dans la dé-corrélation entre les couches matérielles et logicielles devrait contribuer à libérer les directions informatiques du poids du coût d'entretien de l'existant. Aujourd'hui, elles ne peuvent consacrer que 5% de leur budget à l'amélioration de leur infrastructure alors qu'elles doivent en dépenser 43% à sa maintenance.
«Considéré isolément, le stockage n’échappe pas à cette tendance, confirme Bernard Drappier, District Manager, EMC Luxembourg. Il y a toujours plus d’informations à stocker et protéger pour lesquelles on exige un niveau de disponibilité toujours plus important, alors même qu’il y a blocage au niveau des ressources.» La consolidation du stockage sur des plates-formes SAN et NAS, première étape du phénomène de virtualisation, semble lointaine. C’était au début des années 2000. L’ambition, alors, était de s'abstraire des baies et serveurs de stockage physiques. «Nécessaire, mais insuffisant», estime aujourd’hui William Bruninx.
Avec Virtual Matrix Architecture, EMC change de paradigme. «Dans un système de stockage, les fonctions physiques sont bien séparées -gestion du cache, des disques et des données. Il n’y a donc plus de séparation. Une nouvelle matrice gère les nouvelles fonctions pour optimiser les flux de données.»
A la clé, la possibilité de pouvoir supporter des centaines de milliers de TB de stockage, des dizaines de millions d’IOPS, des centaines de milliers de serveurs virtuels VMware, au sein d’une infrastructure unique de stockage. Des performances, donc, mais aussi l’efficacité d’une architecture «scale-up» pouvant évoluer par augmentation des capacités du matériel, avec la flexibilité et le caractère économique d’une architecture «scale-out». En d’autres termes, il devient possible de s’affranchir des limitations physiques des systèmes de stockage. L’important dans les environnements de stockage hiérarchisé est de pouvoir déplacer des données, sans interruption de service, entre différentes classes de stockage et de protection RAID, y compris pour les disques Flash ultra-performants, les disques Fibre Channel traditionnels et les disques SATA à haute capacité. «Bref, pouvoir déplacer plus de données en moins de temps avec un impact minimum sur les performances globales tout en maintenant active la réplication locale ou distante pour garantir une protection permanente», complète Bernard Drappier.
L’enjeu est clair: adapter la performance à la capacité. Avec FAST (Fully Automated Storage Tiering), EMC permet par exemple d’automatiser les déplacements de données à travers de multiples couches de stockage via des règles métiers, des modèles prédictifs et des modèles d’accès temps réel. L’objectif consiste à utiliser les meilleurs supports. Tantôt, ce seront les disques Flash pour les applications nécessitant de hautes performances et de hauts niveaux de fiabilité, tantôt des SATA pour améliorer le retour sur investissement et réduire le coût total de possession.
A terme, c’est le data center qui deviendra virtuel. Cisco, VMware et EMC y travaillent ensemble. Soit une intégration de la pile complète, des applications à l’infrastructure réseau, en passant par la virtualisation et le stockage. «On voit se dessiner la prochaine plateforme du data center virtuel, avec ses services d’infrastructure et ses services applicatifs, commente William Bruninx. Evolutivité, sécurité et administration des services virtuels doivent former un ensemble cohérent et souple, permettant la mobilité des charges applicatives. La disponibilité des services n’en sera que plus grande, on gagnera aussi du fait d’une évolutivité illimitée et des reprises d’activité plus rapides.»
L’enjeu est clair: adapter la performance à la capacité. Avec FAST (Fully Automated Storage Tiering), EMC permet par exemple d’automatiser les déplacements de données à travers de multiples couches de stockage via des règles métiers, des modèles prédictifs et des modèles d’accès temps réel. L’objectif consiste à utiliser les meilleurs supports. Tantôt, ce seront les disques Flash pour les applications nécessitant de hautes performances et de hauts niveaux de fiabilité, tantôt des SATA pour améliorer le retour sur investissement et réduire le coût total de possession.
A terme, c’est le data center qui deviendra virtuel. Cisco, VMware et EMC y travaillent ensemble. Soit une intégration de la pile complète, des applications à l’infrastructure réseau, en passant par la virtualisation et le stockage. «On voit se dessiner la prochaine plateforme du data center virtuel, avec ses services d’infrastructure et ses services applicatifs, commente William Bruninx. Evolutivité, sécurité et administration des services virtuels doivent former un ensemble cohérent et souple, permettant la mobilité des charges applicatives. La disponibilité des services n’en sera que plus grande, on gagnera aussi du fait d’une évolutivité illimitée et des reprises d’activité plus rapides.» Pour EMC, il est temps de «transformer» le data center
Comment concilier stratégie et fonctionnement optimal des systèmes? Comment résoudre les problèmes informatiques les plus complexes, comment accélérer la livraison des applications ou gérer les risques lorsqu’une part croissante du budget et des ressources est consacrée aux seules opérations de routine?
Pour EMC, il faut «transformer» le data center. Et donc revoir en profondeur les objectifs et procédures de travail traditionnels, être capables de définir et garantir une livraison tout en suscitant l’adhésion rapide des nouvelles stratégies, infrastructures et pratiques auprès des équipes. Et, surtout, changer de modèle. Le data center ne doit plus être un centre de coûts, cloisonné, orienté technologies. Il doit être clairement orienté «services», apporter une réelle valeur ajoutée en fournissant les services à de sprix attractifs; il doit aussi être «réactif» en s’adaptant rapidement aux imprévus, avec des services tels que le provisionnement; enfin, il doit être «automatisé» et «sécurisé».
Parmi les premières initiatives à mener, EMC en a identifié six.
° Définir un catalogue de services – Première étape de la transformation, enregistrer les besoins métier, les convertir en objectifs de niveaux de service technique, puis définir une architecture de référence adaptée pour fournir les services requis. ° Refacturer – Si l’impact financier des choix IT n’est pas auditable, la prestation IT en tant que service est vouée à l’échec. Il faut donc en connaître le coût et l’afficher au catalogue de services pour ensuite refacturer. ° Consolider et virtualiser - Si les avantages de la consolidation et de la virtualisation sont bien connus, il s’agit de définir précisément les attentes en tenant compte des défis des frais inhérents aux outils et à l’exploitation. ° Optimiser et rationaliser les processus – Modifier l’organisation pour l’aligner sur les nouveaux processus. Ne pas sous-estimer la complexité: un processus inclut généralement des composants gérés par différentes personnes au sein du département IT. ° Automatiser – Après avoir optimiser et rationaliser, automatiser permet d’éviter que l’on utilise les anciens processus qui sont, certes, plus familiers, mais dont l’efficacité est discutable. ° Changer de comportement – Transformer doit permettre aux employés d’avoir, in fine, une idée plus claire et précise de leurs rôles et responsabilités. A la clé, un regain de motivation au lieu du sentiment de crainte généralement décelé lors des programmes de changements. Dans la même rubrique :
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