«Deuxième phase d’adoption de lé téléprésence: on identifie des usages ponctuels, parfois très spécifiques.»
Christian Haux, Director, Marketing and Sales, Telindus Luxembourg
Rédigé par La rédaction le Vendredi 12 Février 2010
° «Competence Center» Cisco TelePresence à l’échelle du groupe depuis un an, quel bilan tirez-vous de cette technologie et de ses usages?
Christian Haux: «Il y a toujours confusion entre vidéo-conférence et téléprésence. Tant que l’on a pas vécu une expérience immersive, on ne peut se rendre compte du fossé qui sépare ces technologies. Aussi continuons-nous à multiplier les démonstrations…»
Jacques Ruckert: «100% de ceux qui ont fait l’expérience sont unanimes. C’est unique comme situation. Je n’ai jamais enregistré la moindre déception, constaté le moindre doute. C’est fabuleux de pouvoir commercialiser une technologie qui suscite une telle unanimité! Aujourd’hui, le marché revient vers nous avec des projets d’applications auxquelles nous n’avions pas forcément songé. La téléprésence est entrée dans une seconde phase d’adoption.»
° A quels nouveaux usages faites-vous allusion?
C. H.: «Les clients identifient des applications ponctuelles, parfois très spécifiques, axées davantage sur un avantage business que sur les augmentations de productivité. On ose imaginer des applications régionales, voire purement locales.»
J. R.: «Il est vrai que, chez Telindus, nous faisons de même: on utilise de plus en plus la téléprésence entre nos sites de Esch et de Strassen! A l’échelle du groupe, nous sommes un beau laboratoire: une entreprise de 2.500 personnes, présente dans six pays. On a calculé un pay-back au bout de 16 mois, sans tenir compte des gains de productivité, uniquement sur base des coûts directs et des coûts liés aux pertes de temps.»
° Les preuves sont là. Mais toujours peu de projets. Pourquoi?
C. H.: «Le cycle commercial reste long: méconnaissance, découverte, identification des usages, Proof of Concept, décision… Les entreprises butent encore sur le budget. Surtout l’IT. Mais, bien que l’infrastructure soit importante, ce n’est pas à proprement parler un projet IT. Nos meilleurs ambassadeurs sont les CxO: ils perçoivent tout de suite les usages et ils adhèrent parce que c’est simple à utiliser.»
J. R.: «On s’attend à un nouvel essor via les salles publiques. Les hôtels, en particulier, sont les mieux positionnés pour proposer de tels services à leurs clients; ils ont l’expérience de l’accueil, de l’organisation… Il y a beaucoup de réflexion en cours. Pour les hôteliers, outre l’image high tech, c’est un revenu supplémentaire: il faut compter 350 à 400 EUR pour une réunion de téléprésence pour six personnes.»
C. H.: «Notez que nous pourrions proposer un tel service chez nous, au départ de nos différents sites. Toutefois, notre ambition n’est pas de devenir prestataire, mais seulement de promouvoir la technologie, démontrer la pertinence de la solution, susciter l’intérêt.»
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