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Equation à plusieurs inconnues

Rédigé par La rédaction le Mardi 24 Juin 2008
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Toujours plus de données à stocker, sauvegarder, protéger, sécuriser. Dans un contexte économique sensible, quelles pistes suivre?



Equation à plusieurs inconnues
Les plus gros disques vendus en 2006 disposaient de 750 GB; l’année suivante, on a franchi le seuil du TB. Aujourd’hui, on frôle le 1,5 TB… Jusqu’où cette inflation? Question sans réponse.

Quelques indices, cependant… En 2011, estime IDC, la quantité de données numériques à stocker sera dix fois supérieure à celle de 2006. Et d’expliquer que les volumétries exploseront pour deux bonnes raisons. Un: la dématérialisation de nombreux processus autrefois physiques; deux: la prise en compte des données non structurées.

Jusqu’ici, on a sous-estimé l’importance des données non structurées. Quid, en particulier, du volume de données produites par les étiquettes RFID? Voire des données issues des capteurs de toutes sortes, en ce compris le rythme cardiaque?

Le volume de données structurées de type DB n’est pas en reste. Lui aussi explose. Notamment en raison d’exigences de conformité obligeant à stocker plus de données sur de longues durées. Enfin, le volume de données semi-structurées de type e-mail, pages Web et données de gestion de documents augmente considérablement.

Jusqu’ici, on a esquivé ces questions du fait même de la réduction constante des coûts. Le prix du GB n’a fait que baisser au cours des cinq dernières années. H P, qui occupe toujours une place dominante via sa gamme StorageWorks, ne vient-il pas de positionner son entrée de gamme à 5.000 EUR! Un prix d’appel pour un produit au «top». La baie MSA 2000 (Modular Smart Array 2000) dispose en effet des dernières avancées technologiques: SAN Fibre-Channel 4Gb, SAN iSCSI GbE 1Gb et elle utilise simultanément des disques haute performance SAS (Serial Attached SCSI) et des disques économiques SATA. Le système n’est en rien figé; il peut évoluer jusqu’à 48 disques 1 TB et dispose de fonctionnalités de snapshots.

Sur le haut de gamme, toujours chez HP, le prix moyen constaté au GB se situe plutôt entre 10 et 15 EUR. Une situation qui s’explique par la typologie des besoins des clients haut de gamme. Ceux-ci sont en effet plus attirés par la montée en charge (nombre d’entrées / sorties gérées à la seconde), la fiabilité et la puissance de la solution que par sa volumétrie.

Cette hausse des besoins en capacité de stockage n’est toutefois pas un fait exceptionnel. Cependant, d’ordinaire, elle est absorbée naturellement par l’augmentation de la densité des disques durs. Aujourd’hui toutefois, la hausse des besoins en stockage dans les entreprises est telle que l’évolution de la capacité des disques ne suffit plus.

Mais comme le note EMC, les prix actuels ne contrebalancent pas tout à fait l’augmentation du volume. Qui plus est, le coût de gestion de ces données croît régulièrement. Il ne faut donc pas chercher à réaliser des économies au niveau des équipements même, mais à travers la solution qu’il s’agit ! d’inscrire dans un environnement cohérent ! couvrant les fonctions de stockage, de protection, d’intelligence, de virtualisation ï et d’automation de la partie stockage du datacenter.

Il n’y a pas une piste, mais des pistes à suivre pour optimiser, accélérer et sécuriser. En ter-K mes de stockage, cela se traduit par: consolider, virtualiser, répliquer, dédupliquer. Trop longtemps, on a investi exclusivement en technologies. On nous a vanté les mérites de l’iSCSI, des disques SATA et, prochainement, du Fiber Channel Over Ethernet. Mais ce ne sont que des outils. Gérer une masse plus importante de données implique plusieurs conséquences. Au niveau humain d’abord, alors qu’on tend à réduire les effectifs. Au niveau opérationnel, ensuite le coût en datacenter s’accroît également sous l’effet de l’augmentation du nombre de machines et de disques.

Bientôt, on ne pourra plus se satisfaire des palliatifs proposés jusqu’ici comme le fait de réduire la vitesse de rotation des disques non utilisés, voire les éteindre, pour ensuite les rallumer dynamiquement en vue de baisser la consommation électrique et les besoins en refroidissement. De même, si l’heure est à l’économie, peut-on encore augmenter les volumes sur une densité plus forte? In fine, ne met-on pas en jeu la fiabilité?

Aujourd’hui, estime-t-on chez HP, ce n’est plus la volumétrie qui pose problème, mais la sécurité des données. Et, donc, la gestion intelligence de celles-ci. Il y a aujourd’hui beaucoup de données stockées inutilement dans les entreprises -jusqu’à 30%. Commençons donc par étudier la pertinence du contenu