1- La maîtrise des émissions de CO 2
et l’éco-technologie |
La demande croissante en termes de puissance de calcul, de bande passante réseau et de capacité de stockage va augmenter le besoin énergétique des centres de traitement informatique. Aux Etats-Unis, le secteur informatique pesait
l’équivalent de 1,5 % de la consommation électrique totale du pays en 2006. Ce pourcentage est appelé à doubler d’ici
à cinq ans. Par ailleurs, certaines villes -Londres et New York ont été les premières- commencent à manquer de puissance
électrique. Aussi, verra-t-on de plus en plus de datacenters «délocalisés» là où l’énergie est suffisante. Ceci va exiger des
mises à niveau d’installations et des investissements. |
| 2- Incertitude économique et budgets serrés |
Flambée des prix du pétrole, baisse du dollar et inflation génèrent une incertitude économique. Demain, les budgets
seront serrés; les services informatiques vont devoir optimiser leur fonctionnement.Cette exigence implique l’examen
de moyens pour consolider les ressources informatiques. On aura donc plus recours à la virtualisation, l’utilisation de
ressources telles que les cycles de serveur et les capacités de stockage, l’élimination au maximum des redondances par
déduplication et la réduction du volume actif de données de production par usage intensif de solutions d’archivage. |
| 3- Utilisation accrue de l’archivage et développement de nouveaux systèmes |
Le volume de données structurées de type base de données explose en raison d’exigences de conformité obligeant à
stocker plus de données sur de longues durées.Le volume de données semi-structurées de type e-mail, pages Web et
données de gestion de documents suit la même tendance. Conséquence: il faudra archiver davantage afin de réduire le
volume actif de données de production. De nouveaux types de systèmes d’archivage, à capacité évolutive jusqu’à des PB
et permettant de rechercher un contenu parmi différentes formes de données, seront nécessaires. |
| 4- Prise de conscience des lacunes du stockage |
Le stockage de données perd en performance: utilisation faible ou inexistante, trop de copies redondantes, accès à bas
débit, recherche inefficace et effet perturbateur des transferts ou migrations…De nouvelles architectures de stockage seront requises pour répondre à l’évolution des besoins, des architectures adaptables en termes de performances. En outre,
elles devront pouvoir offrir de nouveaux services de données et de stockage, tels que l’intégration multiprotocole et la
recherche commune, entre des unités de stockage hétérogènes avec une gestion centralisée et une protection sécurisée. |
| 5- Mobilité des données: une exigence clé |
Avec le besoin d’assurer une disponibilité continue des applications, la capacité de déplacer des données sans
perturbation au niveau de l’application va s’avérer nécessaire. Alors que les logiciels de transfert de données ont été mis
à contribution dans le passé, ils accaparent des cycles de traitement de l’application et sont limités à des liaisons IP à bas
débit. L’augmentation du volume de données perturbe leur déplacement. Le transfert de données doit être délesté vers
un système de stockage pouvant exploiter des liaisons Fibre Channel à haut débit sans besoin de cycles de traitement de
l’application. |
| 6- Virtualisation du stockage au niveau du contrôleur disques |
Superposer une couche de virtualisation, via le réseau, à des baies de stockage existantes aboutit à une vue du plus
petit dénominateur commun de l’infrastructure, les fonctions à valeur ajoutée de la baie étant éliminées. Ce type de
virtualisation crée à la fois une couche supplémentaire de complexité et est source potentielle de panne. Mieux vaut
privilégier la virtualisation au niveau de l’unité de contrôle. Outre une économie évidente, on permettra à des systèmes
de stockage moins performants d’utiliser les services à valeur ajoutée de l’unité de contrôle en tant que fonctions de
mobilité des données ou d’allocation dynamique. |
| 7- Développement du stockage orienté services |
Le stockage orienté services va devenir le complément nécessaire d’une architecture orientée services (SOA) dans le
domaine de l’applicatif et d’une infrastructure orientée services dans le domaine de l’infrastructure (SOI). L’architecture
SOA dépend d’une couche de virtualisation fournie par XML permettant à des applications de partager des données et
d’utiliser des services communs (par exemple, la facturation); l’infrastructure orientée services, elle, dépend d’une couche
de virtualisation fournie par des produits tels que VMWare permettant à des systèmes d’exploitation de partager les
ressources d’une plate-forme de traitement. |
| 8- Convergence de services de stockage par contenu, fichier et bloc |
Au lieu d’avoir des systèmes de stockage distincts pour du contenu (archivage), des fichiers et des blocs, on se dirige vers
une convergence de ces types de stockage en direction d’une plate-forme de virtualisation commune. Des clusters haute
disponibilité de serveurs de contenu et de fichiers vont utiliser une plate-forme commune de services de virtualisation par
bloc avec un ensemble centralisé d’outils de gestion. Des serveurs de contenu et de fichiers vont ainsi pouvoir exploiter
des services communs par blocs tels que la réplication à distance, l’allocation dynamique ou la virtualisation de systèmes
de stockage hétérogènes. |
| 9- Allocation dynamique ou la consommation du stockage selon le besoin réel |
Avec l’allocation dynamique on évite le gaspillage de capacité de stockage allouée mais inutilisée. L’économie est
multiple car ce système permet de ne copier que l’espace alloué chaque fois qu’une copie est requise pour des cycles de
sauvegarde, réplication, exploration de données, test de développement, distribution de données, etc. La mise en œuvre
de l’allocation dynamique devrait prendre la forme d’un service sur une plate-forme de virtualisation du stockage afin
que des systèmes de stockage existants puissent en bénéficier par virtualisation. Sa capacité à optimiser l’utilisation du
stockage sera saluée par les défenseurs de l’environnement. |
| 10- Dédupliquer pour réduire les flux, et donc les coûts |
La déduplication va être mise en œuvre par tous les principaux fournisseurs de solutions de sauvegarde. Elle s’avère
particulièrement efficace pour éliminer des données dupliquées dans des sauvegardes. La capacité de réduire un flux
de données de 20 à 30 fois va être très utile pour réduire le coût de stockage au point qu’il sera possible de stocker des
données de sauvegarde sur disque plutôt que sur bande avec une amélioration de la fonctionnalité, la disponibilité
et la fia-bilité. D’autres formes de déduplication, telles qu’une instance de stockage unique pour archiver et une copie
d’écriture pour instantanés, vont se généraliser.
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