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Flexibilité... En toutes lettres ou sous-entendu

Jeudi 31 Mars 2011

Engagements plus courts, évolutions de périmètre, nouveaux modes de paiement... Ca bouge. Faut-il s’en étonner?



«La souplesse en matière de périmètre est devenue une nécessité car les sociétés ne sont pas toutes en mesure de définir des solutions informatiques figées dans un futur lointain, estime Tatania De Bondt, Partner, Information Services, CSC BeLux

Flexibilité... En toutes lettres ou sous-entendu
Longtemps, les entreprises se sont plaintes de la trop grande rigidité des contrats. Plus aujourd’hui. Alors que les entreprises abordent généralement la deuxième ou la troisième génération de leur «sourcing» (partiel ou total), il est désormais plus simple pour les prestataires d’actionner des mécanismes de modification du périmètre des prestations -en fonction de l’évolution de l’activité de la société par exemple- et de révision des prix.

Dans l’externalisation d’infrastructures, en particulier, les accords intégrant des clauses de variabilité financière tenant compte de l’évolution à la hausse ou à la baisse du volume de serveurs ou des postes de travail s’imposent. «On s’oriente de plus en plus vers le pay-per-use-per-month, confirme Peter Hellemans, Head of Global Outsourcing South-West Europe, Siemens IT Solutions and Services. A tout le moins dans le secteur privé; le secteur public, lui, est coincé, tributaire de budgets fixes. C’est parfois le cas, aussi, de certaines entreprises qui ont des problèmes de budgets entre IT et business. A nous d’aborder la question, de discuter. On trouve souvent des terrains d’entente!»

Ce prix unique en fonction de l’utilisation marque une rupture, constate-t-on chez P&TLuxembourg. «Ce paradigme met fin aux coûts d’exploitation et de maintenance, mais également d’infrastructure et de licence», commente Renaud Persiani, Sales Manager, Netcore. Pour l’opérateur historique, la mutation -qui repose sur l’avènement du Cloud Computing- est également interne: les compétences de ses différentes filiales sont désormais rassemblées et conjuguées au bénéfice des clients. «Les capacités de calcul et de stockage disponibles étant théoriquement illimitées, les montées en charge sont beaucoup plus simples et rapides à mettre en place. En payant à l’usage, non seulement nos clients contrôlent mieux leurs coûts, mais ils peuvent accéder à des technologies évoluées dont ils n’auraient pu assurer l’investissement global!»

Et Renaud Persiani de poursuivre: «L’offre est sans limites: on peut commencer petit, par un serveur e-mail par exemple, et ensuite évoluer. Inclure la voix, par exemple. Ou les postes de travail... Toutes les ressources matérielles et logicielles dont nos clients ont besoin pour travailler et développer leurs affaires peuvent être rassemblées via le Cloud. In fine, ils n’ont plus qu’un seul interlocuteur. Et une seule facture. C’est ça la flexibilité!»

La demande serait surtout le fait des clients de taille moyenne ayant compris qu'une infrastructure partagée est naturellement mieux sécurisée et offre soit plus de services, comme par exemple les sauvegardes de données, ou un coût opérationnel moindre. «Dans un environnement toujours plus concurrentiel, ces entreprises doivent se recentrer sur leur cœur de leur métier», observe Serge Bar, Infrastructure Business Director, Bull.

Cette flexibilité est à portée de main, renchérit Jean-Marc Boxus, Senior Executive Outsourcing, Accenture. «On la trouve déjà dans les contrats de sourcing existants. Quant au futur, incarné par des modèles de type Iaas, PaaS ou SaaS, il se traduira par plus d’industrialisation et plus de facilité de mise en œuvre via la réalisation d’économies d’échelle.»

Bien, fort bien, mais nous n’y sommes pas encore, nuance-t-on chez Siemens IT Solutions and Services. Comment, en effet, recourir aux nouveaux modèles -synonymes de flexibilité accrue- si, au départ, l’environnement du client ne le permet pas? «On nous demande plus de flexibilité, ce que nous pouvons offrir et même garantir et, en même temps, on nous contraint à exploiter un environnement qui ne peut évoluer, observe Peter Hellemans. Nous voyons ainsi des clients pieds et mains liés à un fournisseur de hardware, qui, par exemple, peuvent aisément ajouter de la capacité disque, mais pas en supprimer... Difficile, dans un tel contexte, d’introduire de la réduction de capacité!» Anecdotique? Pas si sûr. Pour avoir fait des investissements, le client souhaite les pérenniser, c’est normal. «A nous de proposer des solutions transitoires, renchérit Peter Hellemans. Le client débute avec son environnement, pour ensuite évoluer avec le nôtre. Après tout, c’est notre métier!»

Certes. Mais pour CETREL, il faut voir plus loin que les couches informatiques basses -démarche restrictive, pouvant mener à des désillusions en termes de retour sur investissement. Le prestataire de Munsbach mise plutôt sur les solutions métier «ciblées», comme, par exemple, son service d’externalisation de la gestion du signalétique titres. «Nous répondons ainsi à un besoin de plus en plus marqué du marché qui porte tant sur l’externalisation de solutions applicatives de type Saas que sur l’externalisation de solutions métier globales, incluant la reprise d’une partie des processus business des clients, le BPO donc», explique Renaud Oury, Vice President Shared Services, CETREL.

CETREL fait valoir son expérience. Cela fait plus d’un quart de siècle que l’entreprise -fondée par les acteurs financiers de la place pour mutualiser leurs infrastructures informatiques- s’est investie dans les métiers de ses clients. Et donc de s’adapter en permanence à l’évolution des besoins, que ceux-ci s’expriment en termes d’infrastructures, d’applications, voire de BPO. En sommes la flexibilité dans la continuité. A ce qui ressemble plus à une philosophie, CETREL ajoute un dernier différenciateur, sa taille relativement modeste à l’échelle européenne, gage d’une plus grande proximité.




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