Document sans nom
NL
Solutions-magazine

Rechercher




Green Colruyt

Rédigé par La rédaction le Jeudi 17 Décembre 2009
Lu 1756 fois

Chez Colruyt, les coûts énergétiques des desktops représentent 62% du coût énergétique total du département IT. Les quelque 4.000 postes de travail sont une priorité écologique incontournable.



Green Colruyt
Alors que d’autres y viennent contraints et forcés, l’économie et l’écologie ont toujours fait partie de la culture d’entreprise chez ce géant belge de la grande distribution. Et cette dimension culturelle est d’une importance capitale parce qu’elle permet une gestion des projets concertée et communément acceptée par les collaborateurs.

La preuve en est que la première -et probablement la plus ancienne- mesure écologique est basée sur la discipline de chacun. «On éteint son PC et la lumière quand on s’en va!». Reconnaissons qu’il n’y a pas plus simple et pas plus économique. Cette discipline ne coûte rien et fait partie intégrante du règlement interne de travail. «Nous observons soigneusement les habitudes de nos collaborateurs, précise Marc Claes, Division Manager Colruyt IT. Et il y a toujours les distraits qui ‘oublient’ d’éteindre leur PC. Nous explorons donc actuellement les possibilités techniques de réduire l’effet néfaste de ces énergivores dormants».

Mais le bon vouloir de l’entreprise et le bon sens des collaborateurs suffisent-ils à respecter les normes de bonne gourvernance environementale comme définies en 2009? Non, bien évidemment. D’autant qu’à Halle, au siège du groupe, on ne badine pas avec l’agressivité des objectifs. On ne lésine pas davantage sur les moyens...


Le groupe Colruyt cherche à devenir une entreprise «passive» en C02 d’ici à 2012. Et à ralentir de 10% la croissance de sa consommation énergétique totale d’ici à 2015. En IT, il vise une économie écologique de 20% dans les data centers, de 10% dans l’infrastructure des magasins et de 15% pour les équipements de bureaux.

Mais une entreprise n’est pas l’autre. Si, selon Gartner, 39% de la facture d’électricité d’une organisation sont imputables à l’informatique, il faut naturellement interpréter ce pourcentage comme une moyenne. Ce sera bien plus dans les sociétés de services... et bien moins dans l’industrie. Quant à la grande distributiebon, elle regorge de spécificités. Pour sa part, Colruyt estime qu’à peine 10% de la facture d’électricité se retrouve sur le bureau du CIO!

«C’est la raison pour laquelle nous avons créé Energiezorg, une ‘taskforce’ où se regroupent toutes les entités du Groupe Colruyt, poursuit Marc Claes. Un des projets nés dans ce groupe et mis en oeuvre par le département IT est, par exemple, le remplacement des installations de refroidissement des data centers. Le but était d’augmenter le capacité tout en réduisant la consommation d’énergie. Aujourd’hui, le résultat est que nous fonctionnons à 80% du temps en freecooling.»


Depuis peu, les «green desktops» influencent même la politique d’achat de Colruyt, dans la mesure où la consommation énergétique d’un terminal est devenue un des critères principaux de choix du constructeur. Et lorsqu’on considère le parc installé d’environ 4.000 postes de travail, sans compter les terminaux de magasins qui appartiennent à une autre famille d’équipements, on peut en conclure qu’il s’agit d’une nouvelle donne importante sur le marché informatique.

Pour aider l’équipement à être à la hauteur de l’enjeu, un «screensaver» standard et très économe est installé partout afin de ne pas surconsommer pendant les périodes de veille.

«Lors de notre dernier achat de postes de travail, nous avons choisi un équipement qui consomme 20 Watt de moins que les modèles precedent, commente Marc Claes. Nous avons acheté plusieurs énergimètres qui nous permettent de tester les équipements en toute indépendance. Cela nous permet d’évaluer nous-mêmes les opportunités d’économie dans le cadre de projets de remplacement de machines.»


Un autre projet a vu 260 PC, utilisés comme «remote desktops», consolidés sur des blades. La consommation énergétique a été réduite de 67% par rapport aux configurations précédentes.

Mais le respect de l’environement est également affaire de serveurs. La direction informatique de Colruyt suit une politique spécifique, VM-first. Et cette virtualisation à tous crins implique que les tests de nouveaux logiciels s’effectuent exclusivement sur des serveurs virtuels. Marc Claes se targue d’ailleurs «d’une diminution de 62% des nouvelles acquisitions de serveurs physiques.»

Le futur immédiat, quant à lui, s’appelle Windows 7. Début 2010, en effet, Colruyt démarrera une vaste étude visant à évaluer l’opportunité de la conversion vers ce nouveau standard et son influence sur l’écologie informatique.

Si Colruyt veut toujours offrir «le prix le plus bas au consommateur», il veut aussi être le consommateur d’énergie le moins gourmand. On ne badine pas avec les slogans!


Nouveau commentaire :