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Green IT 2.0, une rupture pour progresser plus vite

Rédigé par La rédaction le Jeudi 11 Février 2010
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Alors que le Green 1.0 consiste à faire mieux ce qu’on a toujours fait, le Green 2.0 invite à faire autrement.



Green IT 2.0, une rupture pour progresser plus vite
Malgré l'échec de Copenhague en décembre dernier, les entreprises vont continuer à rogner sur les coûts d'exploitation tout en préservant l'environnement. Les projets de Green IT de première génération -réduction de l'empreinte financière et environnementale de l'informatique- auront donc encore le vent en poupe.

Cela dit, les entreprises les plus en pointe ne se contentent déjà plus de ces projets. Elles comptent bien utiliser les technologies de l'information et de la communication pour améliorer l'empreinte de leur activité globale. Capgemini Consulting parle de «Sustainable IT». Ou comment les usages de l’IT peuvent contribuer à la démarche de transformation vers des organisations durables. En somme, le Gren IT de deuxième génération.

Le concept de «Green IT 2.0» émerge face au syndrome des 2% et grâce au rapport Smart 2020 selon lequel les technologies de l’informations peuvent réduire les émissions de gaz à effet de serre de l’humanité de 15%. On utilise ici l’outil informatique pour impacter les métiers (processus, produits, services) de l’entreprise.


Bref, alors que le Green IT 1.0 se concentrait sur la réduction de l’empreinte environnementale des technologies de l’information, le Green IT 2.0 se concentre sur les aspects métiers, l’activité de l’entreprise, son organisation, ses opérations. On ne se contente plus d’optimiser l’existant, on cherche plutôt à faire évoluer les usages, quitte à les modifier.

Pour les analystes, on est à la confluence de deux révolutions: d’un côté la révolution de l’informatique, active depuis une trentaine d’années; de l’autre, la révolution environnementale. Cela dit, diverses enquêtes montrent que les directions ICT n’ont été que peu impliquées dans les sujets de développement durable. Au mieux, jusqu’ici, elles veillent à la consommation des serveurs, aux «best practices» en matière d’usage des postes de travail et des imprimantes. On est loin d’une transformation des processus.



A méditer…

Eteindre. Le fait d’éteindre l’ensemble de ses équipements électroniques lorsque l’on ne les utilise pas permet, à l’échelle de chaque individu, de pratiquement diviser par deux leur consommation électrique par rapport au mode «veille» (plus de 5 kWh par jour à moins de 3). Ce constat résulte de la mesure d’une consommation moyenne pendant 4 ans.
(source: Cambridge University)

Investir. Les décideurs IT prévoient une forte augmentation des budgets de Green IT. 19% des CIO interrogés pensent qu’elle sera supérieure à 10%. L’efficacité énergétique semble motiver cette tendance: deux tiers ont déclaré accepter d’augmenter leurs dépenses d’au moins 10% et 41% accepteraient de payer au moins 20%.
(source: Symantec)

Méfiance. Un CIO sur deux (53%) estime que les problème environnementaux sont clairement soutenus par les industriels alors qu’ils étaient près de 80% à répondre par la positive l’an passé. Cela suppose une meilleure connaissance des problématiques environnementales et de leurs solutions envisagées…
(source: Digital Realty Trust)


Desktop. La puissance moyenne des desktops est de 82 W alors qu’elle était de 47 W il y a 4 ans, soit une augmentation de 74%! Résultat? 330 kWh/an. L’unité centrale représente 74% de la consommation, l’écran le solde. La puissance moyenne de veille est de 4,5 W. Ce qui se traduit par une consommation annuelle en veille de 22,8 kWh/an.
(source: Enertech)

Virtualiser. Au moins 15% des serveurs d’un data center ne servent à rien! En cause, les outils de supervision qui ne sont pas adaptés. 72% d’entre eux se contentent de surveiller la charge des processeurs… sans savoir à quoi elle correspond. Résultat? 65% des administrateurs se sont aperçu, à posteriori, qu’ils avaient virtualisé des serveurs qui ne sont pas utilisés!
(source: Kelton Research)

Print. Quelque 53.000 milliards de pages A4 seront imprimées en 2010, majoritairement (90%) sur des imprimantes professionnelles. A ce rythme, cela représentera la somme astronomique de 850 millions de tonnes de CO2 en 2020. Selon HP, nous pouvons diviser par trois l’empreinte carbone des impressions professionnelles d’ici 2020.
(source: HP)

Teleworking.
Alors que les transports représentent un tiers de la consommation totale d’énergie dans l’Union Européenne et plus d’un cinquième des émissions de gaz à effet de serre, 51% des entreprises ont déployé des outils de visioconférence, 23% de webmeeting, et 13% téléprésence. 30% favorisent le teleworking.
(source: Devoteam Consulting)





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