|
|||||||||||||||||||||||
IBM BladeCenter. Ce qui a changé depuis janvier 2003SERVEURSRédigé par Frank De Campenaere le Mardi 15 Avril 2008
Lu 631 fois
Voici cinq ans, IBM introduisait son premier BladeCenter -toujours au catalogue, aujourd’hui sous l’appellation E. Depuis, «Big Blue» n’a eu de cesse de faire évoluer cette famille de systèmes qualifiés «bons à tout faire». Cinq modèles aujourd’hui, bientôt sept. Et ce ne serait qu’un début. Prochainement, le fameux System i devrait être proposé au format «blade».
Frank De Campenaere
La demande en serveurs lames, tous fournisseurs confondus, est extrêmement soutenue. Mais comme le format de ces équipements reste propriétaire, un certain «blocage psychologique» demeure… Régulièrement, on dit qu’il sautera, qu’on trouvera le moyen de standardiser l’écosystème. Il n’empêche. Aujourd’hui, opter pour une infrastructure serveur de type «blade» signifie devoir acquérir un châssis auprès d’un constructeur, puis rester dépendant de ce constructeur pour les lames et les éléments complémentaires qu’on viendra enficher. Pour certains responsables informatique, la relation est malsaine.
L’industrie en est consciente. «Toutes nos lames sont compatibles avec tous les châssis, s’empresse de préciser Frank De Campenaere, System x & BladeCenter Product Advocate, IBM. C’est pourquoi nous avons tout de suite publié les spécifications de nos équipements sur blade.org afin d’attirer le maximum de partenaires, en particulier les fabricants de commutateurs pour les réseaux et le stockage… » Si l’initiative est louable, elle n’a pas attiré les foules. Avec Brocade, EMC et Intel, IBM se sent bien seul. Officiellement, dans l’industrie, c’est «no comment». Officieusement, la plupart des constructeurs reconnaissent que la possibilité pour le client de choisir librement les marques des commutateurs qu’il utilise et dans lesquelles il a confiance ne peut que rassurer. A l’inverse, bien que minoritaires, d’autres prétendent qu’un éventuel standard irait à l’encontre de toute capacité d’innovation…
Ces discussions à n’en pas finir n’ont pas empêché «Big Blue» d’innover. Le BladeCenter d’il y a cinq ans n’a plus rien à voir avec les modèles actuels. «Sauf qu’il est toujours au catalogue, nuance Frank De Campenaere. Ce qui témoigne notre souci de continuité, laquelle signifie également compatibilité à travers le temps. Toutes les lames, tous les commutateurs et tous les adaptateurs IBM BladeCenter sont interopérables dans l’ensemble des châssis.»
A écouter IBM, c’est là un différenciateur majeur. Impérieux, même. De fait, la concurrence est rude -en parts de marché, HP domine. Pour HP, IBM, Dell et Sun, la demande est soutenue. Il est vrai que les défauts d’antan sont oubliés. En cinq ans, la technologie a réellement évolué. Les problèmes de câblage, de surchauffe ou d’administration ont été résolus. Par ailleurs, le champ fonctionnel couvert a été sensiblement étendu: virtualisation, serveurs web, calcul, et même transactionnel lourd sous Oracle RAC.
Introduit en 2003, le premier châssis figure aujourd’hui au catalogue sous l’appellation E. IBM le propose désormais avec des Xeon Quad-Core. Au fil du temps, «Big Blue» a intégré des commutateurs Giga-Ethernet et Fibre Channel. 2004 marque l’introduction des configurations à 4 processeurs et des commutateurs 2 Mbps Fibre Channel /Giga-Ethernet avec la possibilité d’assurer des fux à 4 Gbps de bout en bout. En 2006, les BladeCenter H accueillent des commutateurs à 10 Gbps, ainsi que des processeurs Cell Broadband.
L’innovation, c’est aussi la simplicité. Dans une petite agence ou dans une PME, il suffit de brancher le BladeCenter S sur une prise d’alimentation standard et de raccorder la carte Ethernet intégrée à un modem câble ou à une ligne DSL. Suivre ensuite les instructions de l’assistant d’installation étape par étape et choisir l’une des configurations présélectionnées pour un déploiement rapide. C’est tout! «Simple ne veut pas dire simpliste, nuance Frank De Campenaere. Au contraire, étant donné que le BladeCenter S utilise les mêmes serveurs, commutateurs et outils de gestion que les autres produits BladeCenter, vous bénéficiez toujours de la technologie lame des gros systèmes.»
C’est le principe «Lego». Toutes les lames de tous les BladeCenter sont compatibles. Ainsi, toujours sur le modèle S, disposant de 6 slots, s’ajoutent des slots pour disques SAS (1 + 1) permettant de connecter jusqu’à 12 disques de 750 GB (soit 9 TB) en attachement SAS ou SATA. Sur une même lame, il est possible de juxtaposer deux types de disques (confguration DRS possible) et il s’y ajoutera bientôt des disques Flash SSD.
Cette idée de «Lego» -que l’on retrouve également dans les offres de HP (BladeSystem c3000) et Sun (SunFire 6000)- marque la convergence des technologies d’infrastructures pour abaisser le niveau d’accès à des serveurs mixtes «bons à tout faire», conçus pour des PME. Ces serveurs réunissent le «computing», le stockage et le réseau, avec des environnements logiciels complets et simplifiés qui n’ont rien à envier aux gros systèmes, à l’exception de leur dimensionnement adapté à leur cible.
Ce n’est qu’une étape. On devrait découvrir prochainement des offres «packagées» dédiées à des applications critiques, même pour les structures moyennes, et associant serveurs et stockage à certaines applications génériques ou spécifiques proposées, chez IBM, par le réseau de partenaires.
Les arguments d'IBM
| |||||||||||||||||||||||





