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Imprimez «green», ça rapporte!Rédigé par La rédaction le Jeudi 17 Avril 2008
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Aujourd’hui, selon Lexmark, 90% des grandes entreprises impactent l’environnement dans leurs appels d’offre. Bien. Sauf que les «best practices» ne suivent pas. Peu d’organisations, par exemple, imposent le recto verso. Imprimer moins n’est toujours pas une réalité. Retard entre l’ambition et les actions. Mise au point avec Béatrice Marneffe, Director of Sustainable & Government Affairs, Lexmark EMEA.
Les coûts d’impression oscillent entre 1% et 3% du chiffre d’affaires. Et pourtant, selon IDC, 67% des grandes entreprises ignorent tout de leurs dépenses en impression… D’autres chiffres montrent qu’un employé imprime en moyenne 700 pages par mois, dont une sur six va directement à la poubelle, que les entreprises dépensent chaque année entre 400 et 1.200 EUR par collaborateur pour leurs impressions.
Pour Lexmark, c’en est trop! Et le fabricant de mettre l’environnement au cœur de sa politique sociétale. Son objectif: devenir le leader de l’impression verte. «C’est notre devoir d’industriel, estime Béatrice Marneffe, Director of Sustainable & Government Affairs, Lexmark EMEA. Cependant, nous savons que l’impression 0% de pollution n’existera jamais: chaque produit est une ressource frise a la Terre. Nous savons aussi qu'il s'agit d’un domaine complexe… » De fait. Mais demain? Les technologies évoluent, de nouvelles découvertes nous éclairent. Chez Lexmark, on pense que tout est question de compromis. Ainsi, on ne peut vouloir imprimer vite et consommer moins d’énergie. «C’est pourquoi, nous concevons notre responsabilité sur toute la durée de vie d’un produit: de sa conception à son élimination. Notre politique à long terme vise à atteindre le 0% en déchetterie, par l’optimisation de la réutilisation qui donne une seconde vie aux matériaux. Le déchet devenant en quelque sorte une matière première… » Consommation, émissions et déchets sont les trois blocs de la pyramide érigée par Lexmark. Les trois axes de sa stratégie Life Cycle. «Dès le design et tout au long de la rédaction du cahier des charges, nous prenons en compte l’impact du produit sur la nature, poursuit Béatrice Marneffe. Pour chaque phase de vie de celui-ci, nous adoptons une politique précise. Toutefois, il convient de noter que la phase la plus polluante est celle de… l’impression!»
La responsabilité incomberait-elle à l’utilisateur? Non, car sur cette étape, le fabricant a développé de nouvelles formules pour ses toner. Davantage de toner dans une cartouche plus petite réduit le volume de l’emballage et une température plus basse diminue la consommation. Mais la fabrication d’une cartouche représente 80% de la pollution du toner, surtout au niveau de la production des composants en plastique. Conséquence: il est impératif d’accroître la réutilisation des cartouches lorsque la qualité n’est pas en jeu.
«Nous avons pu recycler quelque trois millions de car-touches l'an dernier.... C'est bien, mais encore insuffisant. Les équipements de recyclage étant très coûteux, il faut atteindre une masse critique pour justifier cette politique. Ce qui explique notre stratégie de récupération. Plus de produits nous sont retournés, mieux nous pouvons les recycler et moins cher c’est!» L’innovation technologique contribue également au progrès. Au total, Lexmark a déposé plus de 1.500 brevets pour ses cartouches, composants et systèmes! Malgré ces progrès, le «Green IT» bute toujours sur les habitudes de travail. Et pour cause: imprimer 8.000 pages par mois pendant cinq ans, comme le faisait un client de Lexmark, représente 2,4 tonnes de papier, 750kWh d’électricité et 23 toners. Soit un potentiel de pollution de 88% pour le papier, 7% pour l’électricité et 8% pour les cartouches. «D’où l’intérêt d’utiliser du papier 75 gr au lieu de 80 gr pour économiser 18% de bois, réduire le CO2 de 14%, diminuer l’énergie de 23% et les déchets de 6%. D’où l’intérêt, aussi, de recourir à du papier labélisé FSC ou PFC issu d’une exploitation respectueuse des ressources forestière et d’imprimer autant que possible en recto verso… Dans ce domaine, il n'y a pas de petites économies. Il suffit d'aligner ces chiffres: les clients comprennent vite!»
Encore faut-il concrétiser. Pour ce faire, Lexmark propose des audits afin de montrer les failles et les améliorations possibles. «Aujourd’hui en impression, le coût n’est pas toujours un élément décisif dans le chef d’un client, en revanche la protection de l’environnement est un élément porteur, estime Béatrice Marneffe. Notre politique consiste donc à l’aider à valoriser au mieux cette approche. De voir avec chaque utilisateur ses besoins réels et d’envisager leur évolution. Nous les incitons ù rationnaliser, centraliser non seulement pour économiser. Mais aussi pour développer leur sécurité. Franchement, qui n’a jamais abandonné des données confidentielles sur une imprimante?»
Bref, un travail d’information et de formation. Lexmark n’est pas seul à le faire. Et si chaque fournisseur défend son approche, tous coopèrent sur le plan législatif partant du principe que l’engagement est le même pour tous. La sensibilisation porte ses fruits. Aujourd’hui, selon Béatrice Marneffe, 90% des grandes entreprises impactent l’environnement dans leurs appels d’offre. Enorme! «La responsabilité environnementale se traduit en une demande continue de l’amélioration des produits et procédures; elle est source d’innovations technologiques, de développement de partenariats, d'économies financières et de motivation du personnel.» Lexmark en a fait l’expérience a son siège parisien. Au départ, 67 imprimantes en accès libre pour 150 personnes -soit une imprimante pour deux collaborateurs. Le volume annuel d’impression était de quelque 508.000 pages. Après un audit serré, 40 impri¬mantes ont été supprimées. Quant au volume d’impressions, il quasi chuté de moitié, passant à 288.000 pages grâce au recto verso. L’accès libre fait place à une utilisation au départ du badge d’entreprise pour plus de sécurité et selon le «follow me printing» permettant d’imprimer de n’importe quel endroit du bâtiment. Les économies sont réelles: - 44% en coûts directs; - 43% en coût papier et - 25% en tonner. Mais aussi: - 64% en énergie et une économie de 576 rames de papier ou 1.440 kg! Prochaine étape, Bruxelles où Lexmark déménagera ses bureaux à Diegem en juin. L’occasion d’appliquer un plan d’économie aux 30 employés… utilisant 40 modèles d’imprimantes, dont de nombreuses imprimantes personnelles et très peu de recto verso. La nouvelle installation servira de vitrine pour les clients du BeLux. Une technologie d’impression mal exploitée prive les PME d’un énorme gain de productivité
Tandis que 61% des PME se sont équipées d’une imprimante multifonction, seules deux PME sur dix encouragent leurs collaborateurs à l’utiliser pour numériser les documents et partager l’information plus facilement.
Alors même que les PME ont investi dans des équipements de haute qualité, l’utilisation d’un MFP reste basique: 86% pour l’impression, 43% pour la photocopie et seulement 16% pour la numérisation… La mise en place de «best practices» n’a pas encore été suffisamment encouragée. Moins d’un quart de ces entreprises (23%) propose l’utilisation de l’impression recto verso par défaut, une initiative qui diminuerait le coût de la page imprimée. Guère mieux: elles ne sont que 20% à encourager la dématérialisation des documents (numérisation et envoi par e-mail ou sauvegarde sur clé USB par exemple), 15% à offrir des guides d’utilisation pour l’impression couleur, et 7% à proposer un système d’authentification personnelle. Si la réduction des coûts reste l’enjeu principal des PME en Europe, pourquoi 65% des PME reconnaissent-elles que la réduction des pages imprimées tient plus de pratiques ponctuelles que d’une réelle stratégie d’impression? En effet, seules deux PME sur dix imputent la diminution des pages imprimées à une amélioration des bonnes pratiques dans leur entreprise. On l’a compris, il y a encore beaucoup à faire… Près d’une PME sur deux (41%) ne voit l’impression que comme une commodité. Cinq mesures simples... qui peuvent rapporter beaucoup.
L'utilisation du mode d'impression recto verso par défaut et le partage des imprimantes.
La prévisualisation des documents sur écran avant d'imprimer. La numérisation directe vers un email ou un disque dur lorsque c'est possible plutôt que l'impression papier. L'utilisation de cartouches longue durée. Le recyclage des cartouches via des programmes de récupération en entreprise gratuits. Nouveau commentaire :
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