|
||||||
L’intérêt est réel, les craintes aussiLes atouts sont bien compris. Mais des questions plus fondamentales, comme la culture d’entreprise- divisent encore…
Apporter au poste de travail les bénéfices du Cloud Computing. C’est l’ambition d’IBM avec son offre Smart Business Desktop Cloud, présentée comme «le premier service de poste de travail dans le Cloud public». Au-delà d’une utilisation forcément opportuniste du terme très médiatique de Cloud Computing, «Big Blue» lance là un authentique service de poste de travail «On Demand» s’appuyant sur la virtualisation. Et de s’associer à Citrix, Desktone, VMware et Wyse pour proposer un poste de travail virtualisé, sur client lourd ou léger, sur le mode de l’abonnement. En somme, du VDI, version Cloud Computing!
Un service parmi une infinité d’autres. Le Cloud Computing s’impose, à tous niveaux. Il garantit une meilleure utilisation des ressources informatiques sur base d’un nouveau modèle économique: ne payer qu'en fonction de l’utilisation. Avec SAP Business ByDesign, SAP a testé le modèle dès 2007. D’abord sans réel succès. L’éditeur revient aujourd’hui avec une version 2.0 -une évolution importante en termes d'interface utilisateur et de fonctionnalités. Mais c'est en 2010 que SAP Business ByDesign connaîtra sa vraie révolution. Le géant de l'ERP ouvrira sa plate-forme Saas à des éditeurs tiers, qui pourront publier des extensions à Business ByDesign pour étendre sa couverture fonctionnelle, répondre à des besoins spécifiques. Enfin, une place de marché sera lancée pour que les éditeurs partenaires puissent commercialiser leurs réalisations. Précurseur, Salesforce.com. Ce spécialiste du CRM a été le premier à proposer des produits prenant appui autour de trois grands principes: la mutualisation, avec des mises à jour automatiques des applications hébergées, le modèle «pay-as-you-go» et l’élasticité. Le tout autour d’un même objectif: offrir le même niveau de service pour toutes les tailles d’entreprise, avec une capacité de déploiement rapide, une personnalisation poussée des applications et une maintenance technique assurée.
A une autre échelle, Azure de Microsoft -un ensemble de services, destinés à évoluer au cours du temps, qui comprennent à ce stade des services d'exécution, de stockage et de management d'applications. La finalité est toujours la même: affranchir les utilisateurs des tâches de supervision des applications, de gestion de la sécurité, de stockage des données et de leur sauvegarde tout en assurant une haute disponibilité garantie par un SLA. Enfin, la plateforme Web de Microsoft doit être capable de déployer dynamiquement autant d'instances que nécessaire d'un programme afin de répondre à des pics de demande. Schématiquement, Azure repose sur une batterie de serveurs exécutant Windows Server sur lesquels s'appuie un environnement d'exécution .NET. Cet environnement comprend ce que Microsoft appelle la «fabric», élément clé de la plateforme dont le rôle est de lancer chaque application dans une machine virtuelle et d'allouer dynamiquement à cette dernière les ressources dont elle a besoin.
Tentant. En même temps, les craintes demeurent -certaines justifiées, d’autres non. Quand, avec Virtual Private Cloud, Amazon fait ouvertement un pas vers les entreprises en leur proposant une plate-forme garantissant la sécurité des données, kle premier réflexe est... reculer! Le seul nom d’Amazon ne passe pas dans nos entreprises. Pourtant, la proposition est plus qu’intéressante: pour un coût peu élevé, le client dispose d'un environnement d'exécution où ses données sont entièrement protégées d'éventuelles intrusions, l'accès étant sécurisé par RPV IPSec. Plus généralement, la peur de confier des données à un tiers perdure, tout comme les problèmes de qualité de service. A juste titre, puisqu'une étude australienne menée sur les performances et la disponibilité des services «cloud» d'Amazon, de Google et de Microsoft tire la sonnette d'alarme. Les temps de réponse varient d'un facteur de 1 à 20, les taux d'erreur sont rédhibitoires et les outils de monitoring évolués brillent par leur absence…
Autre inquiétude: la multiplication des alliances, donc des standards. En avril dernier, IBM publiait l'Open Cloud Manifesto, un document définissant les principes du Cloud Computing -une centaine de «sponsors», mais aussi des absences remarquées: Amazon, Google, Microsoft, HP ou encore Salesforce… Dans une note à ce sujet, le cabinet Saugatuck ne cachait pas sa crainte: voir, au départ de différents standards, une fragmentation du marché du Cloud Computing. Et de regretter que l’on reproduise les erreurs commises dans d’autres domaines comme les systèmes d'exploitation, les outils de développement, les navigateurs...
Plus fondamentalement, aussi, les entreprises s’interrogent sur leur état de maturité. Concrètement, sont-elles mûres pour le Cloud Computing? D'un point de vue technologique, c’est simple: chaque fois qu'un nouveau projet se présente, il suffit de se demander si celui-ci peut être pris en charge sur le «cloud» ou s'il est envisageable de se procurer ce service auprès d'un fournisseur de logiciel en tant que service. Au-delà, l'organisation informatique devra reconsidérer son mode d'interaction avec les entités opérationnelles. Dans le scénario classique, l'informatique est chargée de développer ou d'acquérir des solutions pour le compte des unités opérationnelles. Dans le «cloud», ces dernières auront de plus en plus leur mot à dire sur le choix des services auxquels elles ont besoin de souscrire. L'organisation informatique devra établir une nouvelle forme de partenariat avec l'opérationnel. Le responsable ICT sera ainsi appelé à développer des compétences, des relations et des partenariats dans le domaine métier, et à remettre en question son profil purement technologique pour se positionner en véritable décideur stratégique. D’un point de vue culturel, c’est nettement plus complexe: acceptez-vous l’idée de ne plus tout faire par vous-même? Plus grandes sont les organisations informatiques, plus la question est sensible. Toutes sont attachées à l'idée selon laquelle elles peuvent s'en acquitter «plus vite, mieux et pour moins cher»… Pourtant, souscrire à un service en «cloud» prend beaucoup moins de temps que développer ce même service. Par ailleurs, plus l’application est spécialisée, plus il peut être avantageux de se la procurer en Cloud Computing -pourquoi créer celles-ci par vos propres moyens quand il est possible de bénéficier de services développés par des spécialistes? 7 points à considérer avant de signer avec un fournisseur
(source: Gartner, 2009)
1. Confiance dans le prestataire – Sous-traiter ses données les plus sensibles ne peut s'envisager que si l'on a la certitude que les informaticiens du sous-traitant sont dignes de confiance et que leurs faits et gestes sont contrôlés. Un droit de regard et de contrôle sur le personnel du fournisseur s’impose. 2. Conformité réglementaire – Au final, c'est le propriétaire des données qui est tenu responsable en cas d'infraction à la législation. Les fournisseurs de Cloud Computing doivent disposer de toutes les certifications de sécurité nécessaires pour que leurs clients aient la certitude d'être couverts. 3. Localisation des données – L'utilisation de sites de stockage multiples est à la fois la force et la faiblesse du modèle. Les données d’un site relèvent du régime politique et juridique local. Et comme on sait, tous les régimes ne se valent pas…
4. Isolement des données – Par définition, Cloud Computing rime avec partage des ressources, avec tout ce que cela comporte de menace sur la confidentialité des données. Il faut s'assurer de leur chiffrement et de la possibilité de les isoler.
5. Récupération des données – Ignorer où se trouvent ses données n’empêche pas de s’assurer que le fournisseur a mis en place les moyens de les sauvegarder et de les restaurer dans les délais contractuels. 6. Coopération avec la justice – Choisir le Cloud Computing ne doit pas empêcher l’entreprise de répondre aux injonctions de la justice. Le fournisseur se doit donc de pouvoir garantir la traçabilité de l'accès aux données. 7. Viabilité à long terme – Le meilleur fournisseur n’est pas à l’abri d’un rachat ni d’un dépôt de bilan… les données de ses clients doivent traverser ces éventuels aléas sans être affectées et, surtout, pouvoir être restituées. La description précise de cette restitution (conditions, délais, formats) doit figurer dans le contrat originel. La rédaction
Lu 823 fois
|
Log-book
Hot Spot
03/02/2012
Konica Minolta remporte à nouveau le «Line of the Year Award» du BLI
Buyers Laboratory Inc. (BLI), un laboratoire de test mondial de premier plan pour le matériel de bureau, a attribué pour la deuxième année consécutive son «Line of the Year Award» à Konica Minolta Business Solutions Europe. Les imprimantes A3 multifonctions (MFP) ont été récompensées sur toute la ligne. Au total, quelque 14 appareils ont été récompensés individuellement, ce qui est plus que n'importe quel autre fournisseur de MFP...
03/02/2012
CTG offre des cours virtuels aux enfants malades
Soutien informatique à l'ASBL Bednet qui permet à des enfants (6 à 18 ans) atteints d’une maladie de longue durée de suivre virtuellement leurs cours depuis leur maison ou l’hôpital. Deux jours par semaine, CTG se chargera entièrement de fournir une assistance IT aux enfants malades et à leur classe. Un défi pour l’équipe du helpdesk, selon Bart Briers, Services & Solutions Director: «Nos collaborateurs helpdesk devront adopter un nouveau langage, puisque notre jargon n’est pas familier aux jeunes enfants. «Home» deviendra «la petite maison» et «Enter» deviendra «la grande touche avec la flèche». Bravo!
03/02/2012
Microsoft Office 15 arrive...
Microsoft a lancé son programme de «technical preview» pour la dernière version en date de sa suite bureautique, Office 15. La suite bureautique intégrera des services dans le cloud, des serveurs, des clients pour ordinateurs et portables. Tous devraient être mis à jour simultanément. Office 15 devrait également intégrer Skype.
03/02/2012
Skype menacé par une faille majeure dans son système de sécurité
Trois chercheurs de l'Inria (Institut National de Recherche et Informatique et Automatique), en France, en partenariat avec une équipe du Polytechnique Institute of New York, ont découvert une faille majeure dans le système de sécurité de Skype. Un utilisateur averti peut à tout moment localiser géographiquement les utilisateurs de Skype grâce à leurs adresses IP ainsi qu’accéder aux fichiers qu’ils auraient téléchargés via des logiciels d’échange Peer-to-Peer.
03/02/2012
Nokia Lumia 910, premier smartphone Windows Phone équipé du NFC
Belle offensive de Nokia qui, non content d’adopter l’offre de Microsoft Windows Phone, multiplie les innovations. Dans sa version 910, le Lumia permettra le support du NFC (Near Field Communication), la technologie permettant l’échange de données et paiement mobile depuis le terminal. Une technologie jusqu’alors inédite dans le monde Windows Phone. Disponibilité prévue en octobre 2012.
|
You
Newsletter
Sondage
Le Magazine
• Absolument nécessaire
• Technique? NOn! Organisationnel • Authentification forte en mode Security as a Service |
||||
|
|
||||||














