FR  separateur  NL
Solutions-magazine
 
 




La vague du «cloud» va-t-elle tout emporter?

Jeudi 25 Mars 2010

L'exploitation de la ressource informatique sous le signe de l'accroissement de la flexibilité. Révolution dans le sourcing!



La vague du «cloud» va-t-elle tout emporter?
Evolutivité, paiement à l'usage, expertise technologique, souplesse de mise en oeuvre... Le Cloud Computing n'est pas une vague comme les autres, assure Atos Origin, mais un changement de modèle économique et technologique.

Et, en ce début d’année, de présenter Sphere, une combinaison de conseils ciblés pour comprendre le «cloud» et qualifier les opportunités, ainsi qu’un ensemble de prestations de support à la mise en œuvre pour définir la feuille de route et piloter le projet. Atos Sphere intègre notamment des services de tests SAP avancés, des services de migration des données, des services de gestion du cycle de vie des produits, ainsi qu’Atos-in-a-Box, une solution d’environnement de travail en ligne flexible et facturée à l’acte.

Atos Origin propose ensuite la création d’un Private Cloud ou d’un Shared Cloud, éventuellement dans ses propres data centers, puis une première palette de nouveaux services Atos Sphere. Le prestataire franco-hollandais se découvre ainsi un nouveau métier: Cloud Enabler, lui permettant d’être un intégrateur de services cloud et d’en gérer toute la complexité.


Dès la fin des années soixante, John McCarthy, inventeur du langage LISP, prédisait un futur possible où la consommation de ressources informatiques copierait le modèle de l'accès aux infrastructures collectives de type distribution d'eau ou d'énergie… C’est souvent la maturité simultanée de diverses technologies qui conditionne l’émergence d’innovations de rupture. Pour le Cloud Computing, pense-t-on chez Bull, cette simultanéité est venue de trois grands domaines: la généralisation des réseaux à large bande, la virtualisation et les Web Services.

En 2010, pronostique Deloitte, les outils du Cloud Computing vont surtout convaincre les PME. Moins par le mode de fourniture de l'énergie informatique que par le découplage entre les applications et les données, assure pour sa part IBM. De telle sorte que les énormes volumes de données aujourd'hui disponibles pourront être ouverts plus facilement pour fournir de nouveaux services par de nouveaux acteurs. Et Gartner de franchir un pas supplémentaire en indiquant que 20% des entreprises ne posséderont plus directement d’équipements informatiques en 2012, sollicitant des traitements et des applications à distance au travers d’Internet.

En termes d’usages, Microsoft -qui vient de lancer la plate-forme Windows Azure- voit quatre directions. La première: permettre de répondre aux pics de charge des entreprises, par exemple pour des besoins ponctuels de puissance de calcul. La deuxième: permettre à la start-up qui ne sait pas dimensionner ses besoins de s’appuyer sur une plate-forme externe sans avoir besoin de se préoccuper de son infrastructure. La troisième possibilité concerne les sociétés disposant déjà d’un data center, mais qui ne maîtrisent pas nécessairement leurs pics de charge. Enfin, les dernières utilisations peuvent être liées aux applications métier pour des besoins ponctuels de calcul.

Masquant la réalité des ressources, provoquant un déplacement de l'expertise des entreprises vers les data centers des prestataires, le Cloud Computing change le paradigme du sourcing. Tout indique qu’on verra les directions informatiques jouer davantage un rôle de «sélectionneur» de solutions, de gestionnaire des fournisseurs et de créateur de processus au service des métiers.


«Dématérialisation» de la salle informatique à partir de 195 EUR par mois et par serveur. Une offre signée Fujitsu

Exécuter le surplus d'activité des data centers privés, assurer une reprise d'activité rapide s'ils défaillent, voire les remplacer tout court.

La solution I-a-a-S for Server de Fujitsu s’appuie sur une infrastructure flexible basée sur des serveurs virtualisés ou dédiés. Le client a l’assurance de disposer en quelques heures de davantage de capacité de traitement serveurs et de fonctionnalités et d’une garantie de fonctionnement en fonction des niveaux de services contractualisés. Il peut également choisir entre l’installation de ses propres logiciels sur un serveur «nu» ou l’utilisation d’un modèle pleinement fonctionnel géré par Fujitsu.

Lancement en avril 2010 au prix de 195 EUR par mois pour un serveur de base équipé d'un processeur cadencé à 2,33 GHz, de 2 GB de mémoire et de 40 GB de disque. Un nouveau paradigme. I-a-a-S for Server, assure Fujitsu, permet «la dématérialisation du matériel informatique». Du coup, la ressource devient service, ce qui renforce l’évolutivité et l’équilibrage de charge, accélère et simplifie l’allocation des serveurs et apporte un modèle transparent de tarification à l’usage.

Pratiquement, la connexion réseau vers les ressources de serveurs se fait par une liaison Internet sécurisée de type VPN au lieu d’une simple liaison réseau vers une salle serveurs, les serveurs du «cloud» s'administrent comme s'ils se trouvaient sur le réseau local, au travers de System Management Center, la console d'administration du constructeur. Quant à la répartition de charge entre la salle locale et le «cloud», elle sera optimisée si l'entreprise a déjà déployé les briques recommandées par Fujitsu, à commencer par la couche de virtualisation de VMware.


Le client a l’assurance de disposer en quelques heures de davantage de capacité de traitement serveurs et de fonctionnalités, et d’une garantie de fonctionnement en fonction des niveaux de services contractualisés. Il peut également choisir entre l’installation de ses propres logiciels sur un serveur «nu» ou l’utilisation d’un modèle pleinement fonctionnel géré par Fujitsu.

Fujitsu cible les entreprises qui veulent se concentrer sur leur cœur de métier, particulièrement les PME qui n’ont que peu ou pas d’assistance informatique; son offre convient également aux grandes entreprises qui cherchent à gérer les montées en charge en commençant à externaliser une partie de leur informatique.



ligne
Document sans nom