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Solutions-magazine
 
 




Le cloud inquiète les utilisateurs

Jeudi 10 Novembre 2011

Devoir changer ses habitudes, surtout quand elles concernent le partage de l’information, fait peur. Les utilisateurs hésitent.



Google Apps, Office 365 dans la foulée de BPOS... On y vient. Mais sur la pointe des pieds. Le raz de marée vers la bureautique en cloud se fait attendre. En cause: les modèles de facturation pas toujours simples à comprendre, des contraintes techniques non négligeables, notamment lors de la migration et, surtout, une nouvelle organisation du travail qui n’incite pas à changer.

La nouveauté réside dans la combinaison: intégrés dans une solution globale, ces outils deviennent une plate-forme de collaboration. Les documents sont stockés en ligne, mis en commun au sein de groupes de travail et classés sur un site; la prise de rendez-vous peut être désormais déléguée et centralisée auprès d’une secrétaire, car les agendas sont partagés. Bref, chacun peut voir le travail de l’autre, intervenir dans un cycle de vie du document, etc.

Les freins ont culturels. Les utilisateurs sont habités à un mode de travail individuel, centré sur leur poste de travail. Et puis, on ne remet pas en cause dix ans de «personal suites» sans engendrer des réticences. Or, continuer à travailler avec la bureautique en ligne comme on le fait avec un client sur le poste de travail, c’est faire abstraction de toutes les fonctionnalités de communication et de collaboration, ce qui n’a pas de sens.

Résultat, peu d’entreprises franchissent le pas. Ou, plutôt, le font partiellement. Les entreprises adoptent les messageries, parfois la visioconférence. En mode cloud, cela ne change guère les habitudes. C’est un premier pas, disent les prestataires comme pur mieux se rassurer. Mais il ne faudrait pas en rester là; le potentiel du cloud n’en serait que mal exploité.

Et quand les freins ne sont pas culturels, ils sont tout simplement techniques. Travailler avec des outils en ligne suppose, en effet, un réajustement des infrastructures réseau et tout particulièrement de la connexion Internet pour tenir compte de la nouvelle charge. Côté migration, enfin, le basculement est rarement une partie de plaisir, même quand on ne change pas d’éditeur. La simple évolution de BPOS vers Office 365 en a refroidit plus d’un!





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