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«Le périmètre de la dématérialisation est en train de changer»François Lacas, Marketing & Communications Manager, ITESOFTRédigé par La rédaction le Vendredi 18 Décembre 2009
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«Un besoin d’instantanéité. Au fil du temps, nous offrirons tout un catalogue de solutions mobiles pour optimiser le confort et la réactivité des utilisateurs en rendant disponibles partout et en permanence les fonctions de validation, de consultation, d’alerte, de supervision de documents depuis un BlackBerry, un iPhone ou tout autre smartphone. Nos utilisateurs, qui sont généralement des décideurs, se montrent très sensibles à l’idée de pouvoir contrôler et valider des informations qu’ils jugent critiques, comme par exemple les commandes clients, voire certains courriers.
«L’étape suivante, sur laquelle nous travaillons activement, concerne la capture de documents depuis son smartphone, lequel transmettra l’information au serveur central… On s’inscrit clairement dans un contexte de décentralisation. Le Web a représenté la première étape; le smartphone concrétisera la seconde.» ° Sur cette base, comment définissez-vous aujourd’hui le principe de dématérialisation à l’origine des activités en aval de traitement et de gestion des documents entrants dans l’entreprise? Peut-on dire que cette définition a évolué dans le temps?
«Fondamentalement, non. Le principe de la dématérialisation ne change pas. En revanche, son périmètre évolue. La mobilité illustre bien cette tendance. Quand je parle d’instantanéité, c’est non seulement pour générer ou obtenir l’information partout et à tout moment, c’est aussi, et surtout, pour générer des gains plus rapidement. La dématérialisation permet aux organisations d’évoluer, d’optimiser et de rationaliser les ressources.
«Hier, seuls les grands comptes lançaient des projets de dématérialisation. Songez aux grands projets de dématérialisation des factures. Aujourd’hui, à partir de 5.000 documents, des entreprises viennent à la dématérialisation parce qu’elles visent des objectifs précis s’exprimant en compression des coûts, mais aussi, et plus encore, en avantages concurrentiels. Accélérer les délais de traitement du courrier, pour ne prendre que cet exemple, vous permet d’être plus réactif, de mieux satisfaire vos clients et partenaires. Bref, d’afficher votre différence.» ° D’une manière générale, quel bilan dressez-vous des entreprises européennes en matière de dématérialisation? Quelles sont leurs motivations à lancer des projets de dématérialisation? Ou, si elles en font déjà usage, qu’attendent-elles d’une démarche plus volontaire de gestion des documents?
«L’Europe est très certainement en avance… alors que d’un continent à l’autre, les motivations sont globalement les mêmes. De par la globalisation, les enjeux sont semblables; il nous faut optimiser les processus fonctionnels. Je qualifierais notre avance de culturelle. C’est très net dans le domaine des Digital Mailrooms.»
° Moins de papier, c’est évident, mais plus d’électricité pour stocker l’information digitalisée: l’argument «green» peut faire débat… Quoi qu’il en soit, le «green» accélère-t-il la prise de décisions de vos clients? Ou, dans le contexte économique que nous connaissons aujourd’hui, est-ce plutôt le ROI? «L’argument ‘green’ ne mobilise pas, hélas. Même si les bénéfices sont réels, je crains que les entreprises ne s’en tiennent à une forme de pragmatisme axé sur l’amélioration de la traçabilité et les réductions de coûts résultant d’une productivité accrue… C’est dommage. Car l’empreinte écologique du papier est alarmante: alors que 80% des forêts primaires ont disparu, 42% du bois exploité sert à fabriquer du papier.»
° La gestion des documents n’a de sens que dans un contexte de communication élargie, notamment à travers les ERP. A ce niveau, on voit l’impact grandissant des SOA, on note aussi l’émergence des outils de Web 2.0. Comment, dans cet environnement technologique qui privilégie la notion de «service», situez-vous vos solutions? Peut-on parler de «chaîne de communication»?
«L’interopérabilité avec les plus grands ERP du marché comme SAP ou Oracle a toujours été l’un des axes majeurs de notre stratégie de R&D. Et pour cause: la dématérialisation n’a de valeur que si on opère dans un environnement réellement interopérable. En ce sens, la dématérialisation est une ‘extension’ de l’ERP… Web 2.0 et SOA sont au cœur de notre stratégie commerciale depuis trois ans déjà. Pour nos clients, cela signifie: accessibilité et déploiement facilité, adaptation à l’organisation, adhésion des utilisateurs et aide à la conduite du changement, sans négliger la garantie de la pérennité des investissements.» Nouveau commentaire :
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