MARC DE GROOTEMardi 27 Avril 2010
La crise financière passée, Callataÿ & Wouters peut rebondir. Belles perspectives en 2010!
2008 et 2009, deux années difficiles. Callataÿ & Wouters n’a pas échappé à la crise financière: report de décisions, réduction de personnels sur les projets en cours… Certes, le sort de nombre d’éditeurs. Avec un chiffre d’affaires de 68,2 millions d’EUR, en progression de 1% par rapport à 2008, et un résultat opérationnel en progression de 62%, à 3,5 millions d’EUR, l’éditeur de Thaler s’en sort -finalement- plutôt bien. D’autant que, ces deux dernières années durant, il redoublé d’efforts, bien décidé de rebondir avec son Thaler New Generation -un travail titanesque, qui s’est traduit par un investissement de 12 millions d’EUR rien qu’en 2009, hors programmes de maintenance! «Nous sommes fins prêts pour relever les défis des années à venir, estime aujourd’hui Marc De Groote, CEO, Callataÿ & Wouters. Le marché financier, en pleine mutation, réclame des solutions plus flexibles et plus ouvertes tout en répondant aux normes toujours plus strictes en termes de législation et de conformité.» «Full SOA», le Thaler nouveau est par conséquent plus modulaire, ce qui impacte favorablement le TCO. Par ailleurs, moins d’adaptations signifie des délais de déploiement plus courts, un gain qui s’exprime aussi en termes de compétitivité. Ce qui est primordial dans le contexte actuel, enchaîne Marc De Grotte. «D’ailleurs, éditeur de métier, nous nous présentons davantage comme un partenaire de nos clients. Dans bien des cas, nous partageons avec lui les risques du projet en lui permettant d’accéder immédiatement à notre technologie en lisant les coûts dans le temps.» Dans ce schéma, le modèle SaaS est idéal. Deux clients l’ont choisi au départ des infrastructures du partenaire attitré, Clearstream Services à Luxembourg. Autre modèle, l’externalisation. C’est le choix qu’a fait Rabobank pour ses installations dans six pays. Ici, le besoin était de démarrer le plus rapidement possible, créer et déployer le back-office d’une banque au départ d’une feuille blanche.
«On ne peut plus se contenter d’être éditeurs, analyse Marc De Groote. Pour réussir, il faut réellement s’engager, participer au projet dans sa globalité. C’est le cas, notamment, dans les grandes organisations qui s’engagent actuellement dans la refonte de leur infrastructure. Avec Thaler, nous sommes en mesure de les accompagner progressivement, en débutant par exemple par la tenue des comptes.» En France, BNP-Paribas et La Banque Postale ont choisi cette voie. Au Maroc, Attijariwafa, première banque du Maghreb (4,2 millions de clients, 1.800 agences), a suivi en 2009. Pour ces grandes institutions, dont le «legacy» est généralement sur mainframe, Callataÿ & Wouters propose désormais Thaler on z/OS.
Du coup, comme avec SAP, Callataÿ & Wouters a tissé des relations étroites avec IBM qui, via son entité de services et de conseil, est devenue un partenaire privilégié. «On ne cherche pas à multiplier les partenariats, on préfère les construire méticuleusement. Pour perdurer, les deux parties doivent être gagnantes. En Malaisie, par exemple, on s’est rapproché de IA Group, un géant du service spécialisé dans l’’islamic banking’. Egalement partenaires de SAP, ils développent pour nous des modules spécifiques que nous commercialisons ensuite ensemble. Un vrai win-win!» Au nombre des partenaires «globaux», citons encore Capgemini aux Pays-Bas, IBM en France, Mainsys en Belgique. Egalement KPMG et Deloitte au Luxembourg. Et Logica pour toute l’Europe. Callataÿ & Wouters attend beaucoup de cette stratégie de partenariats, initiée avec SAP sur le plan technologique, mais qui a rapidement connu une dimension commerciale -«Thaler et Bank Analyzer forment un couple solide; croyez-moi, les clients voient tout de suite les avantages!» Cette politique de partenariat sera aussi un tremplin pour le développement de l’entreprise. «Quand bien même Gartner nous compte comme ‘Leader’ dans son Magic Quadrant, force est de reconnaître que nous restons un acteur bien modeste à côté des autres compétiteurs, analyse Marc De Groote. Etre reconnu est une chose, susciter la confiance en est une autre. De là l’importance d’être appuyés par des partenaires. Qui plus est, cela nous permet de multiplier les projets sans pour autant démultiplier nos ressources.» Leader dans le Magic Quadrant de Gartner!
Belle récompense en 2009! Callataÿ & Wouters s’est vu repris pour la première fois en tant que «Leader» dans le Magic Quadrant de Gartner pour le segment «International Retail Core Banking». Après avoir été identifié comme «Challenger» dans le rapport 2008, l’éditeur d’origine belge a rapidement évolué vers une position de «Leader» sur base, notamment, de son partenariat stratégique avec SAP, son évolution vers des systèmes SOA et son implication dans le réseau BIAN (Banking Industry Architecture Network).
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Erick Cuvelier, Mobistar




