Reporting-as-a-Service. Mais aussi Business Intelligence as-a-Service. Et Corporate Performance Management as-a-Service. Selon element61, société spécialisée dans l’aide à la décision, tout peut devenir service. L’entreprise gantoise teste actuellement ces services au bénéfice des PME sur la plate-forme Azure via un programme co-financé par les instances européennes et le Gouvernement flamand.
«Le Platform-as-a-Service va nous permettre d’adresser des entreprises qui n’auraient jamais fait le premier pas, faute de moyens, explique Nico Verbaenen, Senior Business Intelligence Architect, element61. Via Azure, on leur fournit à la demande et dynamiquement des capacités sans investissement préalable. Par exemple, si je suis une TPE et que je me lance dans un business, je n'ai pas forcément besoin de faire l'acquisition de serveurs et d'avoir des compétences informatiques au sein de l'entreprise, c'est l'informatique qui devient une commodité, comme l'eau et l'électricité, pendant que je me concentre sur mon coeur de métier.»
SaaS, IaaS, PaaS... En 2020, 80% des applications tourneront dans le cloud, assure Microsoft, tout en expliquant que les responsables ICT devront s'adapter à ces changements. On sait l’intérêt de Microsoft pour Azure. La plate-forme demeure en effet la couche où l'éditeur joue sa légitimité, déclinant Windows et SQL dans le nuage pour mieux sensibiliser son écosystème de développeurs (applications .Net, PHP et Java supportés). Début février 2011, un an après son introduction, Microsoft annonçait 31.000 clients, dont une centaine en zone BeLux -essentiellement des Independant Service Providers ciblant pour leur part des PME. «Les grandes entreprises suivront, c’est une question de temps, assure Jan Smessaert, BG Lead Information Worker, Microsoft. Elles aborderont le PaaS dans le cadre de projets plus stratégiques; elles s’interrogent actuellement sur le devenir de leurs propres infrastructures, n’hésitant plus à envisager des scénarios radicaux...»
Au niveau SaaS, l’introduction de BPOS (Microsoft Business Productivity Online Standard) a suscité les mêmes interrogations. Avec, parfois, des décisions majeures. Ainsi, cette organisation luxembourgeoise qui a décidé d’en généraliser l’usage pour 9.000 utilisateurs! «Chaque structure IT va devoir faire face au challenge de devenir un fournisseur de cloud interne parce que les services IT seront dans le futur de plus en plus confrontés à la pression des services cloud externes», estime Michael Mossal, Executive Director chez tecsys Luxembourg. En Belgique, Des grands comptes comme GSK ou Coca Cola ont suivi. Plus récent, Brussels Airlines, qui a étendu les services de BPOS à son personnel naviguant...