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Plus de 30 TB de données migrée en l’espace d’un week-end!MIGRATIONRédigé par La rédaction le Jeudi 17 Avril 2008
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Vendredi 28 décembre 2007, les 4.500 collaborateurs de l’ANMC travaillaient encore sur un mainframe de Siemens sous BS2000/OSD; le 3 janvier 2008, ils débutaient l’année sur un HP 9000 Superdome sous Unix. Un week-end pour migrer… mais aussi, et avant tout, deux ans et demi de travail préparatoire. Un des plus importants projets du genre en Europe mené par Anubex en partenariat avec les informaticiens des Mutualités Chrétiennes.
Nom du projet: «One Shot». Par-delà la symbolique, un objectif radical, sans possible retour en arrière: migrer d’un environnement mainframe BS2000 vers un environnement HP-UNIX distribué et Oracle… tout en conservant les fonctionnalités existantes et en disposant de performances équivalentes, voire supérieures.
Si le «basculement» s’est opéré au cours du dernier week-end de l’année 2007, la réflexion remonte à… fin 2002! Dans son «masterplan» Phoenix, l’ANMC établit trois standards pour l’avenir: Java, Oracle et Unix. «Une réflexion de fond s’imposait: quel sort allions-nous réserver au mainframe, d’autant que Siemens ne s’avançait pas sur la continuité du système au-delà de 2012, questionne Alain Conrath, directeur informatique. Il n’y avait pas urgence, mais un choix radical allait s’imposer tôt ou tard…» La réflexion sera aussi portée devant le Technical Advisory Board composé de membres de la direction, mais aussi de personnalités du monde IT belge (CIO, représentants de la Banque Carrefour, du monde universitaire, de Gartner…). Seront abordées les questions de coûts, mais aussi de ressources. Comme tant d’autres organisations, l’ANMC était confrontée à une érosion des connaissances… «Il est toujours difficile de rompre avec le passé, reconnaît Alain Conrath. Toute la culture IT des Mutualités Chrétiennes reposait sur le mainframe, technologie que nous avons abordée avec Univac au cours des années septante... Depuis 1990, le BS2000 nous donnait entière satisfaction: sûr, performant, il s’est montré extrême¬ment fiable durant toutes ces années.» Le mainframe supportait quelque 6.000 programmes représentant 6.500.000 lignes de code. Les applications étaient entièrement structurées, mais elles commençaient à générer des problèmes de maintenance. Outre la question d’érosion des connaissances des applications utilisées, la documentation était très succincte. Enfin, au fil du temps, le système commençait à présenter des limites dans la disponibilité des transactions…
Autre frein à tout projet d’évolution: la base de données. Conçue en interne sur le principe d’une structure hiérarchique, elle était évidemment restreinte en termes de «queries» et de rapports. Il n’y avait pas de support XML. Donc peu de perspectives…
Evoluer, impérativement. Mais sans rien perdre de l’acquis. L’ANMC voulait à tout prix pérenniser les développements COBOL existants et, dans le même temps, envisager la migration de toutes les applications vers une plate-forme moderne au rythme des opportunités, mais aussi de ses moyens.
L’ANMC a choisi de migrer ses 30 terabytes de données et ses 9 millions de règles de programmation (plus 100 TB de données de production «off-line» sur des robots Magstar ADIC) avec le prestataire spécialisé Anubex, pour qui, à ce jour, c’est le plus important projet en la matière -Anubex fut sélectionné pour avoir été le seul capable de porter les performances d’un certain nombre d’opérations séquentielles clés au même niveau, voire à un niveau plus élevé, que celles obtenues par le mainframe.
Le projet de migration en tant que tel a nécessité deux ans et demi de préparatifs (choix de la méthodologie appropriée, des outils de conversion automatique, des bibliothèques de développement et les logiciels utilitaires…), un délai totalement justifié par la préparation optimale des nombreuses connexions avec des systèmes externes, dont une intégration à la Banque Carrefour de la Sécurité Sociale. Et aujourd’hui? Alain Conrath se félicite des premiers résultats même s’ils ne sont pas encore réellement quantifiables. D’emblée, des économies -de l’ordre de 40%- vont pouvoir être générées au niveau des contrats de maintenance et du support. En même temps, le niveau des performances (transactionnelles et batch) a été sensiblement amélioré. D’autres bénéfices sont attendus, résultant notamment de l’amélioration de l’environnement de développement, mais aussi du tandem COBOL – J2EE et des possibilités de tests plus larges… Nouveau commentaire :
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