«Plus que le SaaS, c’est le PaaS qui, aujourd’hui, mobilise nos clients!» Antonio Paci, Solution Architect, Systemat SGS
Rédigé par La rédaction le Mercredi 28 Octobre 2009
° Systemat a initié l’ASP via ses logiciels Popsy et Dimasys pour ensuite offrir d’autres applications métiers en mode SaaS. Avec le recul, comment analysez-vous cette évolution?
«C’est un changement de paradigme. L’industrie du logiciel vit une profonde transformation avec la perspective d’une fin possible de la domination du modèle économique basé sur la vente de licences et l’émergence des services d’applications professionnelles accessibles en ligne. Microsoft l’a bien compris: son contrat SPLA (Service Provider Licencing Agreement) garantit aux prestataires de services un coût mensuel unique, global et fixe pour chaque licence de produit acquise.»
«Très vite, le SaaS s’est imposé. Pour preuve, nous n’avons plus à le promouvoir; les entreprises viennent spontanément à nous avec des projets relativement précis. On ne nous questionne plus en termes de faisabilité, mais de disponibilité, de continuité et de monitoring; on nous interroge sur notre expérience, sur notre organisation. C’est un signe évident de maturité du marché. Mais plus que le SaaS, c’est le PaaS qui, aujourd’hui, mobilise nos clients…»
° Plate-forme plutôt que services. Pourquoi?
«Le Paas est une évolution du SaaS. Pour une entreprise, le PaaS permet de disposer d'une capacité informatique en constante adéquation avec ses besoins. On parle aussi bien de la fourniture d'une puissance informatique à la demande au travers d'infrastructures matérielles et réseaux que la mise à disposition d'un environnement de développement distribué et des services de partage de code source permettant de personnaliser ses applications.»
«C’est rien de moins qu'un changement de paradigme dans la façon de fournir du service informatique aux entreprises. Notamment par le fait que les ressources informatiques sur lesquelles le PaaS s'appuie sont désormais disséminées dans différents data centers…»
° Bref, un concept finalement peu éloigné du Cloud Computing, avec lequel il partage manifestement plus de ressemblance que de points de divergence. Le PaaS est-il le passage obligé vers le Cloud Computing?
«Le PaaS est une dimension à part entière de la notion de Cloud Computing, avec cet avantage d'avoir une garantie sur la qualité des serveurs utilisés dans les data centers, mais aussi sur le suivi de leur mise à jour… »
«De toute évidence, il y a plus de valeur ajoutée dans le PaaS. Ce concept nous permet de faire preuve de créativité, au départ, par exemple, de la virtualisation, du provisioning et du streaming… alors qu’en SaaS tout se joue sur quelques cents de différence. En PaaS, on peut délivrer des ressources prêtes à l’emploi en quelques clics de souris; des serveurs à la volée, Windows Server 2008 en quelques minutes! »
«A terme, les plates-formes hébergées pourraient remplacer les systèmes d'exploitation utilisés sur les serveurs d'entreprise… Pourquoi pas une virtualisation complète des ressources informatiques?»
|
|