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Que faire de mon data center?Rédigé par La rédaction le Mardi 27 Avril 2010
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Moderniser le data center, le transformer pour changer de paradigme. Ou choisir l’option de l’externalisation. Alors qu’on demande aux CIO de faire toujours plus avec moins, ces questions réclament une stratégie à long terme. Car si les technologies évoluent tous les deux ou trois ans, on n’investit pas à moins de dix ans dans un data center…
On a consolidé, on a virtualisé. Ou nous sommes en train de le faire –selon Gartner, 16% de l’«Enterprise Workload» tourne aujourd’hui sur des machines virtuelles. Toujours est-il, constatent aujourd’hui les analystes, que nous n’avons pas encore suffisamment exploité le potentiel de la virtualisation, notamment pour répondre aux défis énergétiques. Mais pas seulement.
«On demande aux responsables ICT de réduire durablement les coûts tout en mettant en place des leviers de croissance et de différenciation, observe Daniel Minschart, Country Manager Technology Services, HP. De là, de nombreuses questions. Comment, en particulier, exploiter la montée en puissance du Cloud Computing? Si le modèle attire, encore devra-t-on optimiser le data center, donc le moderniser. Comment faire? Sous quel délai et sur base de quelles ressources? A contrario, je constate qu’il y a toujours plus d’intérêt pour l’externalisation. C’est une voie, qui n’est pas sans impact sur les opérations, les finances et les relations avec les clients… » Ces questions d’actualité étaient au cœur des débats du Data Center Services Event. C’était le 31 mars au Van Der Valk Hotel à Diegem. Une cinquantaine d’entreprises et organisations belges et luxembourgeoises avaient répondu à l’invitation de HP. La pression était palpable. «Rien d’étonnant, selon Daniel Minschart. Les questions se bousculent parce qu’il y a plusieurs défis à relever. Ici, sans doute pourra-t-on se contenter de moderniser; là, on devra plus que vraisemblablement transformer. Les choix ne sont jamais neutres!»
Une récente étude de HP montre que le premier sujet de préoccupation des responsables de data centers est désormais la puissance et le refroidissement. Quant à la disponibilité, la redondance et les notions de DR, elles ne viennent qu’en deuxième position. Pour leur part, les notions de maintenance ou de sécurité sont reléguées loin derrière… «Faut-il s’en étonner quand on sait que la puissance et le refroidissement représentent deux tiers des coûts opérationnels du data center, commente Daniel Minschart. Or, rien n’indique un quelconque espoir de retournement de situation. L'augmentation des tarifs de l'énergie rend de plus en plus prégnante la nécessité de limiter, voire de réduire la dépense en électricité.
Aujourd’hui, nous sommes arrivés à un point de non-retour: le coût des serveurs est désormais inférieur à celui de l'infrastructure qui les héberge. Et tout indique que le différentiel ne fera que croître…»
Problème ICT? Ou problème de Facilities Management? Sachant que les data centers consomment de 10 à 30 fois plus d'énergie par mètre carré que les espaces de bureau normaux, que leur consommation énergétique double tous les cinq ans et que les investissements destinés à de nouvelles centrales de génération d'énergie sont actuellement différés, l'efficacité énergétique est en passe de devenir un indicateur de mesure crucial de l'efficacité opérationnelle ICT. Selon HP, la situation serait encore plus sensible dans les petits data centers. Fondamentalement, les problèmes sont les mêmes: une hausse des coûts d'exploitation, l'inadaptation des infrastructures, une surface limitée et une énergie disponible insuffisante. En revanche, contrairement à une entreprise qui possède déjà un data center de grande capacité, la PME, confrontée à une demande croissante de capacité ICT, sera plus vite susceptible de se retrouver limitée en espace disponible et en capacité énergétique. «Typiquement, nous constatons que, souvent, les petits centres arrivent à tourner en limite de capacité. Qui plus est, le retour sur investissement pour les mises à niveau de certaines infrastructures, comme l'installation d'un nouveau système électrique ou d'un nouveau système de refroidissement, n'est pas nécessairement meilleur dans un data center de petite taille comparé à des unités plus grandes…»
Bref, des choix vont s’imposer. Avant de les arrêter, une analyse rigoureuse de la situation s’imposera. Notamment pour dresser un processus d'affectation de ressources plus efficaces, lequel permettra aussi d'estimer si l'infrastructure existante est adaptée aux besoins actuels et d'apprécier ses possibilités de développement futur. En somme, un bilan de santé du data center. HP propose différents services pour identifier les installations obsolètes ou dégradées et mettre en évidence les éléments à risque. Un «check-up» qui peut être complété par un bilan énergétique de manière à établir l'efficacité du centre et de ses équipements de refroidissement.
«On se rend compte, aujourd’hui, que les Tier IV (99,950% de disponibilité) coûtent cher, très cher; ils sont ont montré leurs limites: peu modulaires et peu efficaces. A l’opposé, un Tier II (99,741%) peut s’avérer bien plus économique du point de vue opérationnel aussi bien qu’il réclamera un investissement initial moins important. Encore une fois, c’est le retour sur investissement qui compte. Aussi, la simulation mérite d’être faite.» Par cet exemple, Daniel Minschart démontre indirectement le manque de communication entre ICT et Facilities. D’un côté, on parle d’investissements à court terme; de l’autre, d’investissements à long terme. «Ce décalage met en péril la disponibilité et la capacité d’évolution de l’infrastructure. Dès lors, il devient difficile d’exploiter sereinement son data center, d’envisager l’amélioration de l’environnement existant et, à fortiori, de parler d’alignement de l’informatique sur les besoins commerciaux de l’entreprise…» Au cours de son Data Center Services Event, HP a néanmoins pu réunir les acteurs du changement. Et à faire tomber les barrières. «Si l’on y réfléchit bien, trois questions majeures sont posées: ‘comment gérer mes projets ICT tout en respectant les exigences en termes de qualité et de délai?’, ‘comment maîtriser mes coûts d’exploitation?’ et ‘comment améliorer l’environnement de mon data center pour faciliter la croissance de mon activité?’. Pour y répondre, autant rassembler les compétences. ICT et Facilities détiennent, chacun, des éléments de réponses!»
Avant la crise, ce rapprochement aurait été difficile, chacun campant sur ses prérogatives. Depuis, force est de constater que la crise agit comme une sorte de catalyseur encourageant les remises à plat. Pour Gartner, qui participait à l’événement, le Cloud Computing accélérera le processus de mutation. Ce paradigme n’est évidemment pas neutre. Public, privé ou hybride, il faudra choisir. Ce qui aura des implications, bien évidemment, au niveau du data center. «Je fais? Je fais chez moi ou à l’extérieur? Ou je préfère faire faire? Si ces questions auront un impact sur le data center, il faudra d’abord s’interroger sur le rôle même de l’informatique dans le modèle organisationnel», prévient Daniel Minschart.
Pas de stratégie sans une vue holistique. Concrètement, avant de voir comment moderniser ou transformer le data center, voyons ce que peut apporter le Cloud Computing. «Pour y aller, on peut tout aussi bien partir d’une page blanche s’il n’existe rien qu’aménager ce qui existe déjà. Transformer ne signifie pas forcément rompre. On peut transformer le data center progressivement en introduisant des blades, puis des solutions comme HP Insight Manager et en choisissant les applications…» Chez HP, cette démarche s’inscrit dans l’architecture Converged Infrastructure, qui fait suite à l'Adaptive Infrastructure. «En cinq ans, l'informatique a évolué de manière très significative avec la diffusion assez large de technologies comme la virtualisation, les serveurs lames, le 10 Gbit/s, les logiciels d'automatisation de data centers. Certaines préoccupations étaient alors totalement inexistantes, comme par exemple l'optimisation de la consommation énergétique, observe pour conclure Daniel Minschart. Aujourd’hui, avec ces composants, on peut concevoir de nouvelles architectures avec comme objectifs de construire ou réorganiser les datas centers et intégrer les principes du Cloud Computing tout en résolvant les problèmes énergétiques.» Nouveau commentaire :
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