RENAUD OURYMercredi 30 Novembre 2011
L’archivage électronique en mode «as-a-service» va connaître son véritable envol en 2012, pronostique Renaud Oury, Vice President Shared Services chez CETREL. Le ralentissement économique? Un driver! Archiver n’est plus synonyme de contrainte, mais d’opportunité...
Vers un triplement du chiffre d’affaires en 2012! CETREL nourrit de grandes ambitions pour le développement de ses services d’archivage en ligne. «Après avoir structuré l’offre durant l’année 2011 et enregistré nos premiers résultats, nous allons réellement connaître notre envol», explique Renaud Oury, Vice President Shared Services, CETREL.
Le contexte économique actuel? Un «driver»! L’opportunité d’externaliser est de plus en plus envisagée. «L’archivage en mode ‘as-a-service’ est perçu comme un moyen d’accroître la productivité sans investir. Et du SaaS, on passe au BPO, ce qui démontre la maturité de la proposition. L’important est d’accompagner le client, élaborer avec lui le business case, chiffrer le ROI.» Jamais le champ d’action n’a été aussi large. Par BPO, en effet, il faut comprendre le transfert de la charge, la transformation des processus, et cela en facilitant la numérisation des documents. A la clé, une diminution des coûts d’exploitation et une amélioration sensible des performances. Tout débute en octobre 2009. CETREL et I.R.I.S. lancent une offre de type «as-a-service» dans le domaine de l’archivage régulier, de l’archivage légal et du mailroom management. En mai 2011, les deux partenaires présentent ELISA, une offre de services de gestion en ligne de fichiers, d’archivage en ligne et de collaboration documentaire en ligne, plus une série de services «verticaux». ELISA est une marque portée par CETREL en tant qu’architecte et opérateur d’éléments essentiels de l’infrastructure et I.R.I.S. en tant qu’expert en matière de conseil et d’implémentation de systèmes d’ECM; depuis le printemps dernier, ELISA vit sa propre existence de manière autonome. Si la marque est construite sur une gamme de services appelée à s’étoffer, elle repose aujourd’hui sur trois piliers: E-Folder, E-Archive et E-Collaboration. ELISA cible des entreprises de toutes tailles, y compris des prestataires de services en quête de nouveaux services pour leurs clients. Les sites communautaires, en particulier, souhaitent proposer à leurs membres des services d’échange de documents et d’archivage... Autre voie d’expansion pour ELISA: les services spécialisés, en l’occurrence verticaux. Ainsi, ELISA for Account Payable, ELISA for Trust et ELISA for HR, cette dernière solution étant déjà commercialisée par SDworx.
Voici quelques mois encore, la fourniture de solutions fonctionnelles en mode partagé ne représentait qu’une option pour toute société désirant améliorer son organisation. Aujourd’hui, la mutualisation est un besoin fort, séduisant toujours plus d’entreprises par son potentiel de maîtrise -voire de réduction- des coûts; c’est aussi une solution rationnelle pour faire face aux évolutions de la technologie ou des exigences des utilisateurs. «Dans le secteur de l’assurance, pour ne citer que lui, il y a une vraie demande, illustre Renaud Oury. La gestion des sinistres, en particulier, est complexe en termes de processus et gourmande en papier. Aussi, les compagnies que nous rencontrons voient dans nos services en ligne un formidable outil d’industrialisation. Nous pouvons mettre à leur disposition une plate-forme qu’elles personnaliseraient à leur guise, en fonction notamment des profils appelés à y accéder...»
D’une manière générale, l’archivage tend à devenir service. Dans ce nouveau contexte, il n’apparaît plus comme un projet lourd, intrusif et coûteux... La prise de conscience a eu lieu, assure-t-on chez CETREL. Qui voit aujourd’hui de plus en plus d’entreprises et institutions comparer les solutions internes aux solutions externes. «Désormais, le ‘as-a-service’ figure en bonne position dans les RFP, confirme Renaud Oury. Je l’interprète comme une prise de conscience: n’ayant pas droit à l’erreur, les entreprises privilégient le recours à un spécialiste. Cette tendance se renforcera à l’avenir avec la future loi sur l’archivage électronique...» Aussi, l’ambition est de voir plus loin que le Luxembourg, où les noms de CETREL et d’I.R.I.S ont rassuré les premiers clients; voir plus loin, aussi, en termes de cibles. «Notre démarche a été phasée, explique Renaud Oury. Dans un premier temps, nous avons visé les entreprises que nous connaissons le mieux, à savoir les institutions financières à Luxembourg. Aujourd’hui, sur base de nos premiers succès, nous comptons étendre notre champ d’action.» Outre des banques de la Place, CETREL et I.R.I.S. se focalisent sur les entreprises belges, françaises et des pays nordiques. Le SaaS, aujourd’hui, ne fait plus peur. Pour une banque privée, les deux partenaires gèrent tout le cycle documentaires de façon externalisée: dématérialisation chez le client, archivage et accès aux documents en ligne. Et pour certaines banques commerciales, il s’agit de l’archivage des transactions financières. Dans la même rubrique :
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Erick Cuvelier, Mobistar




