ROBERTO DITROIA
Vendredi 16 Septembre 2011
«Le cloud... pour renforcer notre principe de ‘value chain end to end’», explique Roberto Ditroia, Sales & External Business Development Manager,
Clearstream Services. Le bras armé IT du groupe a été un des premiers acteurs du service externe à reconnaître les différents composants de la chaîne de valeur en externalisation, des services d'infrastructures de base au BPO en passant par l’hébergement, les services gérés et, bien sûr, l'ASP et le SaaS.
° Dans le cloud, mais sans toutefois présenter Clearstream Services comme une «cloud company». Pourquoi cette nuance qui pourrait être interprétée comme un non-engagement?
«Le cloud interpelle, c’est évident. Dans le secteur financier, en particulier, il attire autant qu’il repousse. Qui gère ce cloud? Où physiquement est-il situé? Quelles garanties peut m’apporter son promoteur? De fait, Clearstream Services ne se présente pas comme une ‘cloud company’, tout en considérant le cloud comme une extension de l’offre. Historiquement, Clearstream Services a pourtant été un des premiers acteurs du service IT externe à reconnaître les différents composants de la ‘value chain end to end’ en externalisation, des services d'infrastructures de base au BPO en passant par l’hébergement, les services gérés et, bien sûr, l'ASP et le SaaS.»
° Clearstream Services a aussi été, à travers différents projets ASP et SaaS, un précurseur dans le secteur financier...
«Nous le sommes avec des partenaires comme BSB, Temenos, Reuters et Callataÿ & Wouters. On opère, on surveille et on administre certaines de leurs solutions tout en offrant le service applicatif au client. Nous comptons déjà quelques belles références. Aujourd’hui, nous finalisons un projet pour le compte d’une grande banque anglo-saxonne qui prévoit un déploiement dans plusieurs pays au départ du progiciel de core banking Thaler.
«A l’origine, Clearstream Services est venu au Saas via les service bureau SWIFT; les services de réconciliation et d’anti-blanchiment ont suivi. Nous en développerons d’autres... On sent poindre le besoin d’externaliser ces tâches nécessaires mais non stratégiques. De toute évidence, ce ne sont pas avec ces tâches que les institutions vont créer de la valeur ou se distinguer sur le marché... Pour elles, le SaaS est synonyme de confort, d’assurance en termes de conformité: pas d’application à sélectionner, à installer et à maintenir, sans compter l’avantage du paiement à l’usage. Globalement, ces atouts du Saas attirent prioritairement les plus petites institutions, voire celles qui démarrent. Cela dit, notre discours sensibilise tout autant celles qui ont fait le choix de se concentrer sur leur core business.»
° Pourquoi Saas et ASP?
«Alors que le SaaS est générique, l’ASP est paramétrable. A chaque modèle ses atouts. Dans notre portefeuille de services, ils se complètent, s’enrichissent. Aujourd’hui, nous sommes consultés pour participer à des projets de création de banques qui voient dans le modèle ASP non seulement le moyen de démarrer rapidement, mais aussi d’exploiter des processus validés que, pour certaines, elles seraient dans l’incapacité de mettre en œuvre dans les délais impartis.»
° Le marché financier serait donc moins réticent qu’il n’y paraît...
«Les mentalités évoluent. Qui plus est, les contraintes financières sont réelles, le besoin de flexibilité n’a jamais été aussi grand et la réactivité aussi impérieuse. Et puis, il suffit de quelques beaux succès pour susciter l’intérêt...
«Mais il n’y a pas que le marché financier! On propose aussi des services à d’autres secteurs. Par exemple, l’e-invoicing et l’e-archiving via notre partenaire AdValvas. Et cela pour des entreprises aussi différentes que TVH ou Europcar. Pour Chiquita, le géant de la banane et des boissons fruitées, dont le siège européen est en Suisse, nous gérons toutes les factures sortantes. Ce qui veut dire que nous les générons, les envoyons électroniquement et permettons aux clients de Chiquita de les consulter en ligne. Du BPO pur et dur!»
° BPO, ASP, SaaS... Derrière ces services, le principe du paiement à l’usage. Jusqu’où étendrez-vous votre catalogue de services?
«Il s’agira de services le plus souvent génériques, facilement mutualisables. Ce qui ne veut pas dire que nous excluons d’autres services du cloud, comme l’IaaS. Pour tout dire, on y travaille. Ce seront des services ciblés, au périmètre bien délimité. Notre ambition n’est pas de proposer de la mise à disposition de capacité à tout-va!»
° La réceptivité du marché est-elle semblable d’un pays à l’autre?
«Oui. Nous avons des projets non seulement au Luxembourg et en Allemagne, mais aussi en Belgique, en France, en Grande-Bretagne, en Irlande et au Brésil. Nous menons aussi bien des projets d’externalisation complète, comme pour la banque belge BKCP qui a transféré son système d’information chez Clearstream Services, que des projets plus sélectifs, certains axés sur des services en mode ASP ou SaaS.
«Contrairement à d’autres acteurs, nous profitons d’un solide atout avec les points d’accès au réseau de notre maison mère, Deutsche Börse, dans toutes les grandes capitales financières, que ce soit New-York, Londres, Paris ou Singapour pour ne citer qu’elles. Demain, si la fusion NYSE-Euronext / Deutsche Börse se matérialise, nous pensons pouvoir tirer profit d’un maillage unique. Ce qui, in fine, sera tout bénéfice pour nos clients.
«Si le Luxembourg fait office de place mondiale majeure dans le secteur financier, Clearstream est sans doute l'une des sociétés qui contribuent pleinement à cette image. Cette réputation de solidité et de confiance profite pleinement à Clearstream Services, le bras armé IT du groupe. Autre atout, notre statut PSF qui, bien que national, s’impose comme un label à l’international. Pour nombre de nos clients, il est synonyme de sécurité et de rigueur dans les processus. C’est important. Plus encore dans le contexte cloud actuel.»
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