Document sans nom
NL
Solutions-magazine

Rechercher




SOA? Commencez petit. Privilégiez les «quick wins»!

Rédigé par La rédaction le Mercredi 16 Avril 2008
Lu 517 fois

Pas de folie des grandeurs. Commencez petit, faites simple. C’est le premier conseil d’IBM. A travers Smart SOA, un ensemble de principes directeurs, «Big Blue» a tracé le chemin à suivre. Wouter Denayer explique comment la valeur peut être présente à toutes les phases du processus SOA, depuis les projets d’une division jusqu’aux initiatives concernant toute l’entreprise.



Wouter Denayer
Wouter Denayer
Des changements qui surviennent à toute allure, une concurrence féroce et une économie mondiale dans laquelle les frontières deviennent de plus en plus floues exigent désormais une souplesse extraordinaire de la part des entreprises. Une nouvelle génération d’entreprises réellement flexibles, adeptes de l’intégration globale, s’impose. Bien. Mais comment, concrètement, se lancer?

«La majorité de nos contacts sont conscients du rôle que peut jouer l’architecture orientée services, commente Wouter Denayer, Senior IT Architect, Software Information Technology Architect (SWITA) chez IBM. A les écouter, il est clair, aujourd’hui, qu’ils ont compris le rôle de SOA. Ils sont persuadés que c’est la meilleure solution pour mettre en place une flexibilité durable; une flexibilité qui est devenue indispensable pour réagir rapidement et efficacement aux changements, aux opportunités et aux menaces. Mais une question demeure: comment faire, par où commencer?»

Naturellement, une entreprise n’est pas l’autre. Il n’empêche, un cheminement peut être suivi. «IBM l'a nommé Smart SOA, soit un ensemble de directives mises au point à partir de notre collaboration avec près de 6.000 clients qui utilisent déjà nos solutions SOA.» Point fort, insiste IBM, la valeur est présente à toutes les phases du processus SOA, depuis les projets d’une division jusqu’aux initiatives concernant toute l’entreprise.

Le principe fondateur de Smart SOA tient d’abord à la personnalisation. «Abordez SOA en fonction de vos besoins, en fonction de vos priorités, explique Wouter Denayer. Bref, choisissez le style de SOA qui vous va bien!» Smart SOA n’est en rien une approche figée, mais bien un cheminement que l’on aborde en fonction de ses priorités. On peut créer de la valeur à tous niveaux, des projets les plus simples aux plus avancés, estime IBM.

La démarche doit être progressive. Pour dé¬marrer, mieux vaut commencer par des projets ciblés et éprouvés à rentabilité vérifiable

Deuxième étape: étendre -innover et optimiser les processus métier les plus importants pour accroître le retour sur investissement. Ensuite, transformer, c’est-à-dire créer un modèle économique innovant. Quatrième et ultime étape: anticiper -engager des mutations profondes de l’activité sans impliquer directement l’informatique dans cette phase ambitieuse où la technologie devient invisible.

«L’important, on ne le répétera jamais assez, est de bien démarrer», estime Wouter Denayer. Pour ce faire, IBM a développé des points d’entrée en créant des scénarios SOA et des études de cas détaillées, qui synthétisent les meilleures pratiques. Contrairement à d’autres démarches, IBM ne préconise pas un point de départ particulier basé sur l’historique du produit; ses points d’entrée fournissent plutôt un ensemble d’options qui aident à identifier les projets qui répondent aux besoins spécifiques de l’entreprise.

Ces projets vont également jeter les bases du travail futur. Les offres SOA d’IBM ont été conçues pour suivre l’évolution du métier: elles proposent des fonctionnalités plus élaborées lorsqu’on en a besoin pour optimiser les ressources existantes au lieu de les remplacer.

Ces points d’entrée sont de différents ordres. Il peut s’agir de la réutilisation ou de la création de nouveaux services à partir d’une application existante, la mise en place d’un bus d’entreprise. Au niveau des individus, ce sera la création d’un portail pour les employés ou les clients, voire la mise en place de nouveaux outils de collaboration. Autre point d’entrée possible, les processus même, via le BPM.

«A ces différents niveaux, IBM capitalise sur une expertise qui peut remonter à plusieurs années. Il peut s'agir, aussi, d'expertise plus récente, comme le Web 2.0. D’ailleurs, SOA et Web 2.0 vont de pair. Ainsi, WebSphere MQ possède désormais un http Bridge qui permet aux développeurs utilisant Ajax et les services Web RESTful de tirer parti d'une plate-forme de distribution fiable.»

Cette expérience permet encore de renforcer l’intégrité des processus -pour les transactions, les interactions et l’information. «Pour véritablement valoriser les processus de bout en bout pris en charge par la SOA, vous devez garantir le même niveau d'intégrité dans vos transactions, votre information et les interactions que celui que vous attendriez des processus pris en charge par des systèmes étroitement liés traditionnels, conseille encore Wouter Denayer. Toutefois, la garantie de l'intégrité dans un processus largement réparti est un problème plus complexe que dans un système fermé unique. L'intégrité des processus est la capacité à exercer une activité professionnelle fiable dans un environnement SOA évolutif et sécurisé, avec une intégration homogène à tous les niveaux.»

En fait, tout doit se dérouler dans un environnement hautement distribué… Supposons qu’un processus métier doive s’appuyer sur huit systèmes pour accomplir autant de tâches différentes. Il peut s’agir d’un processus de la chaîne logistique globalement intégrée. Supposons maintenant qu’un problème survienne à la huitième étape -la dernière pièce d’un stock vient subitement d’être retirée par quelqu’un d’autre. Les sept autres étapes du processus peuvent-elles être annulées et revenir à leur état d’origine? Ou le stock risque-t-il d’être mal réparti jusqu’à ce que le problème soit résolu manuellement? Garantir l’intégrité d’une source d’information et d’un service particulier n’est pas suffisant: l’intégrité doit être garantie tout au long du processus.

Lancer une démarche SOA est une chose, la faire fonctionner et, plus encore, garder le contrôle en est une autre. «Si, à travers Smart SOA, IBM peut être un guide, nous pouvons aussi aider les entreprises à répondre aux questions sur la santé de leur système SOA, complète Wouter Denayer. Vérifier, par exemple, si l'infrastructure est capable de prendre en charge le prochain déploiement SOA. Ou identifier l'origine d'une défaillance imprévue. In fine, la vraie question sera: avons-nous produit la valeur que nous escomptions?»

Des services spécifiques ont été lancés pour répondre à ce type d’interrogations -les IBM SOA Healthchecks. Une série de contrôles qui peuvent également aider à examiner la façon dont on opère dans le cadre des projets SOA pour identifier les domaines posant cruellement problème et ceux qui doivent être étudiés pour répondre aux besoins futurs.

Enfin, pas de projet «successfull» sans une bonne gouvernance. Des techniques existent, rappelle IBM. Les déployer permettra de développer une approche personnalisée de la gouvernance et, par la suite, de mieux maîtriser les différentes phases du cycle de vie du service -conception, développement, test de qualité et retrait final. Elles peuvent aussi aider à promouvoir la réutilisation du service en donnant accès aux informations le concernant, telles que la qualité du service, les tarifs, les descriptions et les emplacements.

Comment tirer parti de Smart SOA?


Démarrer.


Introduisez une plus grande flexibilité dans des domaines métier particuliers, au niveau de vos départements ou services.

Déployer.

Optimisez et innovez sur un ou plusieurs processus métier dans leur ensemble, que ce soit au niveau des personnes, des processus ou de l’information.

Transformer.

Transformez en profondeur vos business models pour devenir une entreprise globalement intégrée.

S’adapter dynamiquement.

Anticipez en détectant l’évolution des forces du marché pour pouvoir y répondre avec une meilleure économie de moyens.

Nouveau commentaire :