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Septembre 2008La rédaction
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Comment évolueront les afaires? Comment, par conséquent, évolueront les dépenses informatiques au cours du second semestre? Gartner reste optimiste. A écouter ses gourous, la croissance des investissements devrait être encore relativement forte cette année.
Croissance attendue de 8% au cours de cette année. Evidemment, c’est sans compter sur la baisse du dollar, la croissance à taux de change constant étant plus proche de 4,5%. Autre constat, c’est 3% de moins qu’en 2007…
Ne nous leurrons pas. Prévu, le ralentissement est bien réel. Disons qu’il pourrait être moins abrupt que certains ne l’ont laissé entendre. Par contre, Gartner ne prévoit pas plus de 6% de croissance en 2009.
Les infrastructures seront les premières touchées, avec une baisse des dépenses en matériel, qu s’accentuera encore l’an prochain. Avec 10% de croissance en 2008, le logiciel s’en tire plutôt bien. Gartner prévoit sur ce marché une croissance de 8% en 2009, les entreprises étant en train de renouveler les logiciels acquis entre 1997 et 2001.
Mais ces chiffres voilent les vraies tendances, estime Gartner. Si le rythme des investissements montre des signes d’essoufflement, c’est que les modes d’acquisition évoluent: on achète moins au bénéfice du SaaS.
Tout devient SaaS. Croissance en Europe estimée entre 60 et 70% en 2009, prévoient le cabinet Saugatuck et IBM. Et sans doute disparition du modèle de licence traditionnel d’ici à 2012… Saurons-nous saisir l’opportunité?
Entre les pays les plus avancés, à savoir la Scandinavie, la Grande-Bretagne et les Pays-Bas et les «suiveurs», dont la France et l’Allemagne, la Belgique et le Luxembourg se situeraient en bonne position, notamment du fait de notre niveau de connectivité Internet.
Cependant, le modèle SaaS présente de nombreux défs pour les développeurs de logiciels, des choix stratégiques qui peuvent être déterminants pour l’avenir de leur société. Le passage au nouveau modèle aura de toute évidence un impact certain sur la façon de travailler, reconnaît IBM tout en se proposant d’«accompagner» les développeurs et éditeurs dans leur démarche.
C’est qu’on change de paradigme. Sur le plan financier, par exemple, le logiciel n’est plus acheté, mais loué. Plus de licences, mais des abonnements et contrats d’entretien. Il faut passer à un modèle
de paiement mensuel en fonction de l’utilisation réelle du logiciel par le client…
Intéressante, l’étude néglige pourtant un aspect: l’attitude des responsables informatiques. Selon Gartner, ils craignent de perdre le contrôle. En mode SaaS, trois quarts des décisions seraient prises directement par les directions opérationnelles, comme la vente et le marketing pour le CRM par exemple…
Ecartés du choix? Pas sûr. Il faut bien tester la solution, vérifier son niveau d’intégration dans l’infrastructure, voire sa compatibilité avec d’autres applications internes. Il faut aussi s’assurer et, ensuite, gérer les niveaux de services auprès des hébergeurs, tout en assurant l’intégrité et la sécurité des données. Bref, tout comme il s’agit aujourd’hui de sensibiliser les directions opérationnelles, il faut mobiliser les responsables ICT. Sans eux, pas de SaaS!
ArcelorMittal a choisi le consortium composé du Français Sopra et de l’Indien MindTree pour piloter la refonte et la maintenance de son parc d’applicatifs de gestion. Un contrat de trois ans piloté par... MindTree! Un signe évident de la montée e
Maintenance et refonte des applications de gestion en France, au BeNeLux et en Europe du Sud. Le contrat -de trois ans- concerne près de 70% du périmètre de gestion des applicatifs du sidérurgiste. Des activités menées aujourd’hui essentiellement en sous-traitance, mais en régie.
Ce contrat a valeur de symbole dans le sens où MindTree est le mandataire du contrat, Sopra n’intervenant qu’en sous-traitant de l’Indien. Symbole de mutation, symbole de changement de paradigme.
En effet, si les Wipro, Infosys, TCS et autres Sa-tyam ont bâti leur succès sur le développement et la maintenance applicative, ces géants indiens ont désormais dépassé le rôle de simples «exécutants»…
Dans le projet d’ArcelorMittal, trois consortiums étaient en lice; les trois associaient un prestataire indien -Wipro, MindTree, Satyam- à un acteur européen -GFI, Sopra et Logica. Fait nouveau: la société indienne était à chaque fois mandataire, son homologue européenne intervenant en sous-traitance.
Cette montée en puissance serait inéluctable, affirment les analystes. Face au ralentissement nord-américain et à l’appréciation de la roupie par rapport au dollar, les Indiens ont trouvé en Europe un nouveau relais de croissance. Après avoir fait leurs premières armes en Grande-Bretagne, puis en Scandinavie, les voici aux Pays-Bas, en Belgique et au Luxembourg, tout en «travaillant» activement l’Allemagne et la France. Aujourd’hui déjà, l’Europe représente 12% des exportations indiennes de services informatiques, BPO inclus.
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