Tout devient «cloud»!Lundi 20 Décembre 2010
Lab Group a bâti son «business model» sur le Cloud Computing voici dix ans. Bien avant la lettre.
«Nous faisons du Cloud depuis dix ans, mais à l’époque nous ignorions que nous en faisions... comme un certain Monsieur Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir!» C’était en 2000. Lab Group lançait alors ArcStore, son logiciel de gestion en ligne de documents -une solution essentiellement dirigée vers le secteur financier. Quatre ans plus tard, c’était DataVault Backup Online, solution de protection et de restauration des données en ligne hautement sécurisée; le PSF (agent primaire) de Contern s’ouvrant alors aux PME. En 2008, avec le concept de Virtual Private Server et fort de son statut de PSF IT, Lab Group se lance dans l’IaaS...
Sauvegarde, archivage, stockage Tier 1 et Tier 2, répliqué, récupération des données et hébergement des serveurs sous forme de mensualité... Le marché est très demandeur, confirme Bernard Moreau, CEO de Lab Group. «Pour un transporteur luxembourgeois de renom, Lab Group accueille et gère aujourd’hui -au niveau européen- toute l’infrastructure de production (24/7) et ses applications sur son «cloud»; en mode Citrix, les applications sont distribuées sur des terminaux IGEL installés dans 13 sites reliés à travers un réseau MPLS alors que tous les aspects IT et servicedesk sont pris en charge -en plusieurs langues- au sein de nos différents départements.» Tout est «cloud». Et ce qui ne l’est pas encore le devient! Dans ses offres de services, Lab Group propose notamment, en prime, des plans de reprise DR (Disaster Recovery) permettant la restauration complète des serveurs clients dans un cloud privatif selon un RTO défini contractuellement. Ces serveurs peuvent ensuite être utilisés à travers un réseau VPN sécurisé ou, en prime, à partir de positions de DR dans les installations de Contern. Ces solutions sont proposées aux organisations de toutes tailles, en ce compris les plus petites -profil: 15 à 20 salariés, 3 à 4 serveurs.
Banalisation du concept de continuité? Lab Group s’en défend. «Data Recovery et Business Continuity souffrent d’une image de cherté, assure Bernard Moreau. Sauf si l’on présente ces concepts sous la forme de services -dans la foulée, par exemple, de la sauvegarde en ligne. C’est clairement la notion de CAPEX qui bloque. En OPEX et avec des solutions innovantes, ça passe!»
Le succès de DataVault Backup Online ne s’explique pas autrement. En deux mots, les clients peuvent accéder -via l’hébergement dédié ou à travers le modèle SaaS- à toute l’offre de solutions de protection de i365 (ex-EVault) certifiées SAS 70 de Type II et ISO 9001:2008. Même succès pour le concept de VPS (Virtual Private Server), soit le partitionnement d’un serveur IT en plusieurs serveurs virtuels indépendants qui ont chacun les caractéristiques d’un serveur dédié. Le marché ne s’y est pas trompé: performances et sécurité accrues à moindre coût et sans les contraintes de gestion. Soit encore la possibilité de s’offrir les dernières techniques disponibles à un prix réaliste. En 2011, Lab Group fera ses premiers pas comme tiers-archiveur numérique, une extension de son activité d’archivage qui reposera sur la plate-forme Nexsan Assureon -une solution d'archivage sur disque évolutive, intelligente et sécurisée intégrant une technologie avancée d'audit et de rétablissement automatique avec mémoire associative (CAS), la technologie ILM, ainsi que d'autres fonctionnalités de sécurité, de recherche et de protection. L’ambition est de proposer aux entreprises et administrations des services de tiers-archivage électroniques à valeur probatoire, c’est-à-dire conformes aux lois en vigueur, aux normes reconnues et aux meilleures pratiques. Un positionnement, soit dit en passant, qui n’est pas sans lien avec le statut de PSDC (Professionnel des Services de Dématérialisation et de Conservation) que s’apprête à lancer le Gouvernement luxembourgeois. «Les PME sont les premières à profiter de nos investissements!»
Michel Maggi, Chief Technology Officer, Lab Group
° Dans votre approche du Cloud Computing, vous insistez sur la notion de développement durable qui caractérisée la culture du Green IT. Pourquoi?
«Le Cloud Computing permet d’accéder à des solutions évolutives en ligne sans qu’elles soient propriétaires de serveurs, de salles IT, d’infrastructures ou de ressources humaines pointues; il permet aussi d’accéder à celles-ci par l’intermédiaire d’un simple navigateur web et ce en toute sécurité. Ce faisant, le Cloud Computing jette un pont entre Entreprise 2.0 et Green IT. En créant de nouvelles façons d’appréhender les besoins et les responsabilités IT pour le client, Lab Group a fait le choix d’une politique écoresponsable.»
° Justement, quand on parle de Cloud Computing, cette idée d’écoresponsabilité suscite-elle de l’intérêt?
«Oui, car nombre d’entreprises ne savent toujours pas vraiment aborder cette question essentielle au travers de l’IT... Un de nos clients, dont l’activité reste polluante faute de nouvelles technologies dans son core business, a été sensibilisé à l’idée que son informatique, gérée à travers notre ‘cloud’, allait -de facto- devenir ‘green’. C’est le principe du ‘carbon compensation’. J’y vois un signe très positif.»
° Le Green IT n’est-il pas prioritairement soutenu par la situation économique?
«Pas spécifiquement. Les décideurs sont aussi de plus en plus interpellés par le fait de polluer moins. Il est clair, pour moi, que l’argument ‘green’ devient incontournable tant financièrement qu’écologiquement. Et tant mieux! Très tôt, Lab Group a investi dans les technologies les plus avancées qui nous assurent aujourd’hui un avantage concurrentiel dans la mesure où nos clients sont les premiers à bénéficier des économies que nous réalisons dans nos infrastructures.
«Stratégiquement, chez Lab Group, nous avons toujours cherché à déployer ce qui se faisait de mieux en la matière. Et nous continuerons. Si, actuellement, le PUE de notre data centre de Contern est déjà plus proche de 1,5 que de 2 -la norme pour la majorité des data centres de plus de trois ans-, nous considérons que ce n’est là qu’une étape... «Nous avons été l’un des premiers à retenir les technologies modulaires pour UPS ainsi que le cooling d’APC InRow, un système de refroidissement qui s’ajuste automatiquement pour une gestion plus éco-énergétique. Avec une capacité de refroidissement maximale de 7,4 KW par rack et des options de confinement thermique à l’avant et à l’arrière, InRow surveille et adapte activement la puissance de refroidissement pour assurer une température d’entrée adéquate au niveau du serveur plutôt qu’une température globale de salle. En complémente avec une sérieuse installation de free chilling, c’est tout simplement fantastique!» ° Assurément. Mais le client s’en rend-t-il compte? Bref, est-ce réellement un argument?
«Il faut considérer notre proposition dans sa globalité. Le Cloud Computing n’a de sens que s’il permet de générer des gains qui s’expriment en termes d’efficacité, de disponibilité et d’économies. Une des sources d’économies est précisément le Green IT!
«C’est dans cet esprit que nous avons sélectionné, par exemple, les technologies de stockage sur disque de Nexsan dotés d'unités RAID d'une densité sans équivalent -jusqu'à 84 TB dans 4U !- et dont les systèmes de stockage SATA sont aujourd’hui les plus rapides au monde. Ces systèmes sont dotés de la technologie d'économie d'énergie AutoMAID (Massive Array of Idle Disks); les disques inactifs sont placés automatiquement en veille électronique et mécanique tout en autorisant un accès quasi instantané aux données. En évitant de faire tourner les disques en permanence, on peut économiser jusqu’à 85% d’énergie! En somme, moins d’espace, moins d’énergie, moins cher tout en restant performant!» ° La première source d’économie ne passe-t-elle par la virtualisation? Et n’est-elle pas le «moteur» du Cloud Computing?
«Bien sûr! Aussi avons-nous sélectionné depuis la conception de notre offre les meilleurs ‘moteurs’ à tous niveaux de la virtualisation. VMware vSphere, par exemple, maîtrise la mise à disposition de services informatiques tout en laissant le libre choix du système d'exploitation, des applications, du matériel, et même de la technique de réseau utilisée. VMware vSphere Enterprise Plus, qui tourne dans nos data centres, comprend l'ensemble des fonctions vSphere pour concrétiser ce qui se fait de mieux en Cloud Computing. Encore une fois, cela permet au plus petit client VPS de bénéficier de technologies jusqu’ici réservées aux grands groupes.»
° Le Cloud Computing a pour vocation de délocaliser l’informatique dans des data centres distants gérés par des tiers. La perspective de réduction des coûts est réelle. Mais force est de constater que l’ombre de l’insécurité plane toujours
«Nous proposons des offres tant de type SaaS et Iaas que PaaS au départ d’un seul point de commande, d’utilisation, de support et de facturation, ce qui réduit sensiblement la complexité -réelle- du Cloud Computing. Nous fonctionnons en conformité totale avec les dispositions de la CSSF. En sus de nos deux data centres propriétaires, nos infrastructures sont redondées chez deux acteurs majeurs de data centres à Luxembourg. Enfin, par souci de sécurité, nous avons créé une solution hautement redondante ‘meshed internet’ propriétaire; nos backups SaaS sont toujours stockés sur au moins deux sites et nous bénéficions du support de la majorité des opérateurs télécoms en présence. Ce qui veut dire, au final, que nos clients disposent d’un maximum d’assurance en termes de réseau tout en bénéficiant de services de sécurité appropriés: pare-feu, détection d’intrusion, protection des données, etc.
«Pour le marché, c’est un signe fort. La petite PME qui compte 3 ou 4 serveurs peut donc profiter des mêmes performance et de la même qualité de service qu’une compagnie opérant sur différents sites à travers plusieurs pays, et cela qu’elle soit ou non concernée par la réglementation de la CSSF...» ° A condition d’être concurrentiel...
«Nous le sommes! Notre liste de prix est très flexible; elle contient de nombreux ‘blocs’ qu’il suffit d’empiler selon les besoins. Ceux-ci peuvent changer à tout moment, selon l’évolution du client. Nous attirons d’ailleurs de plus en plus de clients étrangers. Ainsi, nous venons de signer avec un acteur français dans le domaine des télécoms. Il a d’abord été séduit par nos capacités de management du ‘cloud’ à travers une démarche centralisée, pour ensuite se rendre compte qu’il lui en coûterait plus s’il venait à choisir une solution locale pour une offre équivalente. Si Lab Group est également opérationnel à Gibraltar et à Dublin, c’est bien pour profiter de ce même avantage. Voici deux ans, nous étions une entreprise centrée sur Luxembourg; aujourd’hui, notamment à travers le Cloud Computing, notre audience s’internationalise chaque jour un peu plus. Une reconnaissance réelle, je pense, de nos choix techniques et de la valeur de la place du Luxembourg.»
|
|
|
|
|






Révolution copernicienne




