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Virtualiser, un projet de conduite du changementRédigé par La rédaction le Mercredi 24 Septembre 2008
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La diversité des solutions de virtualisation et des approches de mise à disposition des applications aux utilisateurs n’a jamais été aussi grande. Aussi est-il fondamental de bien s’entourer pour choisir la solution -ou les solutions- correspondant à sa spécificité. C’est le conseil de Systemat Luxembourg qui propose une approche sereine de la question.
«Ambitieuses, les nouvelles technologies, solutions et ressources ont tendance à se bousculer. Dès lors, la question du choix devient stratégique. Comment, en effet, faire la part des choses entre l’aspect quasi magique de certaines fonctionnalités et la réalité des besoins? Aussi, je conseille vivement de prendre le temps et de s’imposer une mise en perspective…»
Propos empreints de sagesse d’un fournisseur qui tient à mettre en évidence son indépendance. Pour André Jacques, General & Services Manager, Systemat Luxembourg PSF SA, il ne faut surtout pas réduire la virtualisation sous l’angle technique. Au contraire, par son potentiel, il s’agit d’inscrire la virtualisation dans le cadre d’un projet de conduite du changement, un projet d’entreprise à part entière.
Tout comme la virtualisation est riche de promesses, elle n’est pas sans risques. Aussi, l'approche «Big Bang» est clairement déconseillée. Au contraire, il faut préparer son introduction, organiser l’entreprise en ce sens.
De fait, les raisons de virtualiser peuvent être nombreuses et donc varier sensiblement d’une entreprise à l’autre. On veillera donc à identifier les moyens et principes de communication à respecter tout au long du projet afin de présenter les enjeux de la virtualisation pour l’entreprise dans sa globalité et les avantages directs liés à la technologie pour chacun des acteurs clés.
En préalable, une analyse fine de l’existant et des besoins. «Il faut penser ‘environnement logique’ en intégrant le virtuel et le physique», préconise André Jacques. Et de prôner une approche progressive, par l'expérience. L’objectif est clair: minimiser l'impact des dysfonctionnements, et donc mieux introduire la technologie dans l'entreprise. Il est d'ailleurs conseillé de bien communiquer pendant le projet avec les directions métiers sur les impacts de la nouvelle technologie, même si celle-ci ne sera pas visible directement pour l'utilisateur.
Ne pas perdre de vue, enfin, qu’un projet de virtualisation transforme l'infrastructure de l'entreprise. Aussi, doit-il impliquer aussi bien les équipes d'exploitation et de gestion de parc que les équipes réseaux et stockage.
Du stockage, parlons-en. Il va avoir de plus en plus d'importance dans le contexte de consolidation. Mais réduire le nombre de serveur n’est pas tout; le nombre d'applications, lui, n'aura pas fondu. D’autant que, par la simplicité qu'elle procure pour déployer de nouvelles applications et de nouveaux services, la virtualisation va encourager la création, au niveau des directions métiers, de nouveaux projets…
Tant mieux! N’est-ce pas, précisément, cette flexibilité qu’on recherche? Pour l’atteindre, encore faut-il disposer des éléments d’infrastructure qui s’y prêtent. C’est tout l’enjeu de cette mise en perspective, de cette analyse scrupuleuse des besoins et des attentes.
Applications & Desktop Dynamic Delivery: une appellation dont chaque mot est porteur de sens
Comment optimiser la mise à disposition des applications IT aux utilisateurs? Tel était le thème du Systemat Solutions Day Luxembourg du 3 juillet dernier.
Proposant aux principaux acteurs du marché de présenter «the state of the art», Systemat a aussi rappelé combien il est important, voire fondamental, d’orchestrer les projets de virtualisation, autrement dit accorder avec harmonie et efficacité les technologies.
Car tout s’accélère. La virtualisation de serveurs progresse à vitesse rapide du fait de ses bénéfices évidents dans les datacenters et la virtualisation d'applications, avec son corollaire le streaming, suscitent de plus en plus d’intérêt.
La technologie paraît sans limites. Révélateur, le projet Kensho de Citrix, annoncé cet été. Il permettra aux éditeurs de logiciels indépendants et aux responsables informatiques d'exploiter un format de machine virtuelle portable indépendant des hyperviseurs, regroupant l'intégralité des charges de travail applicatives au sein d'un dispositif virtuel sécurisé, portable, préconfiguré et reposant sur des standards ouverts. Les utilisateurs pourront aisément installer et utiliser n'importe quelle application OVF standard, quelle que soit la plate-forme de virtualisation utilisée, qu'il s'agisse de XenServer, Hyper-V ou ESX.
Ce n’est là qu’un exemple de projet en cours de développement, un exemple de ce que nous réserve la technologie. «Waaooou!» s’est exclamé André Jaques à l’issue des présentations de Citrix, Microsoft et VMware à Capellen. Nous sommes à la veille de changements profonds en termes de mise à disposition dynamique d’applications et de postes de travail. «Mais il faut raison garder, avancer avec précaution, faire le tri entre les annonces -certaines sous forme de promesses- et le délivré. Bref, ne pas s’emballer. C’est le projet qui fait la différence. Et se rappeler que le passage à la virtualisation doit s’inscrire dans le processus du changement défini par l’entreprise…»
«Le temps de tout installer est révolu!»
Dirk Cipidio, InterAct (Citrix)
«On a encore tendance à morceler la principe de la virtualisation. Or, aujourd’hui, on évolue dans un contexte de virtualisation ‘end-to-end’, du serveur au poste de travail en passant par les applications. Résultat, une infrastructure informatique plus flexible et plus dynamique.
«Cette ‘continuité’ permet de voir plus loin. S'inspirant du monde des services médias numériques, où des réseaux de mise à disposition hautement optimisés garantissent aux utilisateurs, quel que soit l’endroit, un accès simple et rapide à un contenu totalement à la demande, Citrix s’oriente vers le principe de ‘réplicateurs de services’ et ‘clients’ particulièrement innovants, qui permettent aux services informatiques des entreprise d’offrir dans le monde entier un service similaire lorsqu’ils délivrent aux utilisateurs leurs postes de travail et leurs applications.
«Aussi, je pense sincèrement que la nécessité d’installer n’est plus du tout d’actualité. On se dirige vers la mise à disposition d’applications, principe qui contraste fortement avec le modèle traditionnel d’informatique distribuée. Au lieu d’exiger l’installation et la gestion des applications individuellement sur chaque poste de travail -ce qui constitue une source de complexité importante lorsqu’on gère des utilisateurs de plus en plus diversifiés-, Citrix permet aux entreprises de centraliser leurs applications et leurs postes de travail en un point unique et leur permet de les délivrer n’importe où aux utilisateurs, sous la forme de services à la demande hautement performants. Cette approche éprouvée réduit significativement les coûts, renforce la sécurité et améliore l’expérience utilisateur.»
«La virtualisation n’est pas une finalité, mais un moyen»
Benoît Fortemps, Microsoft
«Plutôt que gérer de nombreux serveurs physiques et des systèmes de stockage, nous entrons dans l’ère où les entreprises exploiteront des ensembles d’ordinateurs virtuels qui offriront des capacités illimitées. Ces ressources seront placées n’importe où, en local ou à l’autre bout du monde, ce qui rendra possible un découplage entre les charges -ou utilisation- et les ressources nécessaires pour les exécuter.
«Il s’agit d’une conception radicalement différente de notre pratique actuelle de l’administration informatique et de l’exploitation. Ces systèmes sauront faire face à toutes sortes d’applications et de processus métier tout en restant d’un prix attrayant, simples à administrer et sûrs. Il en résultera une façon d’exploiter les systèmes informatiques qui sera fondamentalement plus simple, plus sûre, plus robuste, mieux gérable et plus facile à maintenir.
«Le marché s’oriente très nettement vers des systèmes plus dynamiques, capables de s’auto-administrer, qui rompent le cycle d’une complexité sans cesse croissante. C’est exactement pour cette raison que nous développons à travers l’initiative DSI (Dynamic Systms Initiative), dont la virtualisation est un des fers de lance.
«Il existe plusieurs types de virtualisation, plusieurs outils, plusieurs technologies. Mais je pense qu’ils ne faut pas les voir comme autant de finalités, mais seulement comme des moyens. Considérons davantage la finalité. En déployant des systèmes s’auto-gérant, on permettra à l'informatique d'être aussi dynamique que l'entreprise. A mon sens, c’est la seule chose qui compte.»
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