Intitulé du marché: services / R2 / PO / 2014/043. Description succincte du marché ou de l’achat:acquisition de services de computing. Trois lots: deux IaaS (privé et public) et un PaaS. Durée de l’accord cadre: deux ans. Nombre de reconductions éventuelles: deux. Date limite de réception des offres ou des demandes de participation: 3 mai 2015.

Porté par la DIGIT (Directorate-General for Informatics), l’initiative vise à mettre en place quelque 2 500 machines virtuelles (de tailles variables) et environ 2 500 To de stockage. Près de 75% de ce vaste projet cloud sera accessible par les de l’Union européenne autres que la Commission. Selon le texte de l’appel d’offres, le contrat inclura jusqu’à cinq fournisseurs.

Il s’agit, de toute évidence, de la première étape de la transition de la Commission vers le cloud; une étape qui vise à explorer le potentiel des services, avec, en cas de succès, la volonté d’étendre l’expérience dans le futur. En somme, un projet exploratoire, portant sur les aspects techniques nécessaires pour intégrer des solutions cloud au sein de l’environnement des institutions.

Selon les premières informations, la Commission s’est inspirée du projet gouvernemental britannique G-Cloud. Les typologies sont toutefois différentes. Ainsi, G-Cloud propose une centrale d’achat cloud pour toutes les administrations du royaume, démarche légalement impossible au niveau de la Commission.

En soi, ce premier appel d’offres orienté cloud n’est pas une surprise. Au cours de l’été 2014, la Commission avait identifié le cloud comme étant un domaine susceptible de dynamiser la croissance et d’augmenter les créations d’emplois dans l’ensemble de la région…

La Commission avait toutefois admis la nécessité d’établir un marché unique du cloud, avec des politiques faciles à comprendre et une série de standards, capables alors de renforcer tout le potentiel de la technologie.

Les services attendus par la Commission sont assez complets. Les candidats prestataires doivent faire reposer leur offre sur une infrastructure reposant sur au moins deux data centers distants de 200 km minimum. Le catalogue logiciel attendu comprend des bases de données Oracle et MySQL, des piles LAMP, des serveurs d’applications, des front-end web, des services de CDN (Content Delivery Network)…

L’appel d’offres indique clairement que l’institution attend un modèle de tarification 100% à l’usage. Plus le niveau de granularité proposé est fin, meilleure est l’évaluation, peut-on lire dans une des annexes (Service Requirements). La Commission réclame également un système de discount, permettant d’obtenir des réductions quand un client (la Commission ou une des institutions) s’engage à utiliser un service plus longuement que la durée indiquée sur la liste de prix. A suivre.

 

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Premier appel d'offre orienté cloud à la Commission européenne !
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Porté par la DIGIT, l’initiative vise à mettre en place quelque 2 500 machines virtuelles et environ 2 500 To de stockage
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