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Les FinTech rentables. Ce qui va changer

Les FinTech font preuve de résilience, enregistrant une croissance à deux chiffres, et ce, en dépit des défis opérationnels et financiers de leur domaine d’activité. La crise sanitaire ne les atteint que peu...

Les FinTech rentables. Ce qui va changer

Les FinTech rentables. Ce qui va changer

Mai 27, 2021 | Data Intelligence | 0 commentaires

Les FinTech sont en train d’atteindre une étape majeure en termes de maturité : la rentabilité. Elles se montrent d’autant plus menaçantes.

Les FinTech font preuve de résilience, enregistrant une croissance à deux chiffres, et ce, en dépit des défis opérationnels et financiers de leur domaine d’activité. La crise sanitaire ne les atteint que peu… Croissance de 11 % des transactions au quatrième trimestre 2020 en glissement annuel, après quatre années consécutives de baisse, nous apprend le World FinTech Report 2021 de Capgemini et de l’Efma. Par ailleurs, les FinTech disposant d’un portefeuille de produits diversifiés attirent de plus en plus les investisseurs. Bref, elles deviennent des concurrents et partenaires aguerris.

L’adoption mondiale de modèles digitaux pendant la pandémie a permis aux FinTech de s’emparer de parts de marché, qui a fait monter la pression sur les banques traditionnelles. 25 % des consommateurs mondiaux à la recherche de services plus rapides, personnalisés, pratiques et utiles dans leur vie quotidienne, se disent enclins à tester les produits bancaires des acteurs de la nouvelle ère.

FinTech ou banques traditionnelles :  pas d’approche unique

En même temps, si les consommateurs adoptent de plus en plus les FinTech, ils continuent à faire confiance aux banques traditionnelles. 68 % se disent prêts à essayer une offre exclusivement digitale gérée par leur banque principale… La confiance n’exclut en rien les dangers. Les banques traditionnelles font face à des défis de transformation importants, causés par les décennies écoulées de correctifs opérationnels, d’enchevêtrement de technologies et de modèles d’affaires hérités du passé. A cela s’ajoutent les répercussions de la crise COVID-19. Conclusion : retarder l’action n’est plus une option. 

«Les parcours digitaux des FinTech doivent être source d’inspiration pour l’ensemble des acteurs du secteur bancaire dans la définition de leurs stratégies, commente Anirban Bose, Directeur général de la Strategic Business Unit Services financiers de Capgemini et membre du Comité de Direction générale du groupe. De leur côté, les banques doivent faire preuve d’acuité et de précision dans leur démarche. Il n’existe pas d’approche unique. Elles ne peuvent pas toutes créer des filiales digitales de la même manière. Les acteurs capables d’atteindre aujourd’hui une croissance et une rentabilité à long terme seront les gagnants de l’ère FinTech de demain.»

Le potentiel d’une offre digitale fluide

Les banques traditionnelles se préparent à tirer parti de leurs forces -portée mondiale et confiance des clients- tout en remédiant à leurs faiblesses -système informatique hérité du passé et expérience client- afin de rester pertinentes sur leur marché. Donner la priorité au client est une priorité absolue. A mesure que le secteur évolue, les banques doivent s’adapter à des marchés spécifiques et répondre à la demande des consommateurs au niveau local. Les banques reconnaissent le potentiel d’une offre digitale fluide. Parmi les dirigeants de banques interrogés, 63 % ont déclaré qu’une filiale exclusivement digitale permet d’offrir des services bancaires universels; 50 % qu’elle permet de commercialiser de nouveaux produits plus rapidement; 52 % qu’elle facilite la collaboration avec l’écosystème grâce à son modèle «prêt-à-l’emploi».

Le rapport décrit trois approches -«Greenfield», «Bluefield» et «Brownfield»- pour les acteurs traditionnels qui créent une filiale exclusivement digitale. Capgemini et l’Efma recommandent une méthodologie adaptée qui définit une vision, développe une base solide et stimule la croissance à long terme en s’appuyant sur une culture favorable. Cependant, les mentalités et les modèles traditionnels hérités du passé entravent le parcours vers le «tout-digital». Notamment : le manque de soutien à long terme de la société mère (47 %), une réticence face à une cannibalisation stratégique à court terme de la base de clients de la société mère (43 %) et, enfin, la faiblesse actuelle des propositions exclusivement digitales (55 %).

La procrastination n’est plus une option

Alors que les FinTech continuent de gagner en influence et en parts de marché, les banques traditionnelles doivent évoluer vers un modèle hybride en modernisant «en coulisses» leurs opérations de middle et back-office tout en créant de multiples entités exclusivement digitales pour servir des segments de clientèle spécifiques.

«Les retombées de la pandémie ont rendu l’environnement traditionnel de la banque de détail encore plus exigeant. Si les opérateurs historiques veulent rester pertinents, il est temps qu’ils intègrent la finance au mode de vie des clients. Qu’ils adoptent, aussi, des modèles basés sur des plateformes», déclare John Berry, Directeur général de l’Efma. Et d’ajouter : «la procrastination n’est plus une option !» 

Enfin, le rapport propose une approche en quatre étapes pour les FinTech matures à la recherche de croissance et de rentabilité sur le long terme : la diversification des produits afin d’attirer une base de clientèle élargie, la structuration de l’écosystème afin de le renforcer, la monétisation des services, des capacités ou des données et l’expansion sur de nouveaux marchés.

 

 

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