L’IA -passée de la dixième à la deuxième place- de l’Allianz Risk Barometer 2026 inquiète le plus
L’Allianz Risk Barometer 2026 réalisé par Allianz Commercial souligne la prédominance continue du risque cyber dans les inquiétudes des entreprises dans le monde. Mais l’IA, désormais risque majeur, pourrait rapidement le supplanter
Pour la cinquième année consécutive, les incidents « cyberdominent » l’Allianz Risk Barometer 2026 : cités par 42% des répondants (3 338 experts en gestion des risques), ils constituent la première préoccupation des entreprises au niveau mondial en 2026.
Le nombre d’incidents déclarés continue de progresser comparé à 2025 (38 %). Un signe que la surface d’attaque ne cesse de s’élargir, symptôme de l’accélération numérique des entreprises. Dans un contexte de dépendance accrue aux infrastructures IT et au cloud, le cyber ne se réduit plus seulement au risque technique, mais devient un réel risque stratégique : paralysie de l’activité, érosion de la confiance ou encore dégradation de la valeur de l’entreprise.
L’IA, 32 %. Soit une progression de 8 % en un an
La progression de l’IA est particulièrement manifeste, puisque cette technologie passe de la dixième à la deuxième position et de 10 à 32% de réponses. Si près de la moitié des répondants estime que l’IA présente plus d’avantages que de risques pour leur activité, un cinquième pense cependant le contraire.
- Cyber (42%, non-mover)
- Intelligence artificielle (32 %, +8)
- Interruption d’activité (29 %, -1)
- Évolutions réglementaires (26 %, NM)
- Catastrophes naturelles (21 %, -2)
- Changement climatique (19 %, -1)
- Risques politiques (15 %, +2)
- Développements macroéconomiques (14 %, -1)
- Explosions et incendies (13 %, -3)
- Évolutions compétitivité/marché (13 %, -2)
Rapide et forte, la progression n’est toutefois pas une surprise. L’IA n’est plus cantonnée à la catégorie des promesses, elle entre de plain-pied dans celle des risques. Elle cristallise une inquiétude nouvelle : celle d’outils puissants, déployés à grande échelle, face à un manque de garde-fous juridiques, éthiques ou opérationnels établis.


