«Un retour à la maison!», aime à dire , Country General Manager, depuis le 1er novembre 2013. «L’entreprise que je retrouve -après six ans dans un cabinet de conseil- a fort changé. C’est fantastique de voir à quel rythme IBM se transforme!» De fait. Sur un chiffre d’affaires de plus de 100 milliards de USD, le matériel représente à peine 15% du profit. Résolument globale, IBM est davantage une entreprise de logiciel et de service. A elle seule, l’activité services est quasi trois fois plus importante que l’activité serveurs. Enfin, en l’espace de dix ans, IBM a racheté près de 150 entreprises. C’est tout dire…

Certes, IBM occupe toujours une position de constructeur d’avant-garde -dans le secteur financier luxembourgeois en particulier. Mais cette image n’est que partielle. «Notre champ d’activité ne cesse de s’élargir. ISFS Luxembourg, l’entité PSF, monitore des flux de métiers, gère du  patrimoine applicatif bancaire et même l’ERP en mode cloud pour un acteur industriel de premier plan… Aujourd’hui, nous concevons et proposons des solutions métiers tant sur base de nos propres technologies que sur celles de nos concurrents/partenaires.»

Et si la cession -récente- de l’activité liée aux serveurs x86 à Lenovo a fait tiquer des clients sur le devenir technologique d’IBM, Frédéric Robin se veut rassurant. Jugée non stratégique, l’activité sera transférée avec des garanties de continuité pour les clients. «Ce n’est pas la première fois que nous faisons ce type d’opérations, puisque nous avions déjà transféré l’activité PC à Lenovo en 2005. Ce qui symbolise bien notre volonté d’assurer une totale continuité dans le suivi des clients.» IBM deviendra intégrateur de technologies x86 de Lenovo pour ses gammes PureData et PureAppliance. A l’inverse, Lenovo a signé un accord d’intégration et de revente des offres de stockage disque et bande d’IBM.

«Comme les clients que nous accompagnons dans leur , nous réalisons la nôtre! Parallèlement à la cession de l’activité x86, nous avions fait l’acquisition, quelques mois plus tôt de SoftLayer, acteur cloud de premier plan. En additionnant les data centers de SoftLayer à ceux nous disposons et la quinzaine que nous comptons ouvrir, nous disposerons d’une capacité exceptionnelle: 40 data centers, voire davantage, répartis sur différents continents. Nous serons en mesure de fournir tant des services cloud public que privé sous forme de IaaS, PaaS ou SaaS, mais également pour nos opérations internes.»

Des ressources, donc, pour véhiculer les solutions. Il en faudra toujours. La force d’IBM est de savoir les faire évoluer. Aux couches logiciel-matériel qui s’empilaient, IBM a créé le concept d’e-Business et, aujourd’hui, impose son Smart. On connait la Smart City, le Smart Commerce, le Smart Government, mais aussi le Smart sourcing… Le terme Smart renvoie à une série de valeurs importantes: disponibilité totale, transparence,  facilité, immédiateté, mobilité, mais aussi autonomie, personnalisation, optimisation… «Le Smart facilite la mutation de l’entreprise vers le numérique, poursuit Frédéric Robin. Le Smart repose sur une série d’outils et de technologies que nous maîtrisons, comme nos solutions analytiques. Appliquées à l’échelle de toute l’entreprise ou uniquement au niveau d’une fonction métier, elles permettent de mieux gérer et analyser l’information, de disposer de données exploitables qui aident à prendre de meilleures décisions plus rapidement, d’automatiser les processus… Ce faisant, nous sommes en mesure d’accompagner nos clients dans l’identification d’opportunités de croissance autour de la transformation analytique et que nous les aidons à acquérir un avantage concurrentiel.»

L’orientation services est très nette. Et le cloud en est le meilleur support. C’est ainsi, par exemple, qu’IBM porte ses services de management sur le cloud à travers IBM Systems Management as a Service. En quelques clics, les professionnels de l’IT peuvent essayer et acheter des services de management en mode SaaS et, par là même, optimiser leur façon de gérer les différentes workloads, à la fois dans le cloud et sur site, ainsi que des objets connectés et des applications d’entreprise à travers n’importe quelle organisation donnée. Cette nouvelle offre est disponible à la fois en mode «as-a-Service» hébergée sur IBM SoftLayer ou sous forme de logiciel installé sur site.

Autre exemple d’évolution, Watson. Cette innovation technologique «maison», plus connue sous intitulé informatique cognitive, permet de traiter des questions posées en «langage naturel» et trouve des applications dans les systèmes d’information avancés, l’analytique et le Big Data. Watson sera proposé en mode à la demande dans le cloud, mais aussi en installation classique, un impératif pour percer dans le secteur bancaire notamment. «Toutes les entreprises qui ont potentiellement un très grand nombre de clients et gèrent de grosse bases de données peuvent être intéressées par Watson. C’est le cas des secteurs banque et assurances, des opérateurs télécoms et des grands sites d’e-commerce.»

La finalité? Accompagner les entreprises et les administrations dans leur transformation en proposant des services et un usage optimisé des technologies -infrastructures hautes performances à utilisation intensive et logiciels- tout en dessinant avec elles la meilleure organisation et les procédés les plus pertinents pour optimiser leurs opérations quotidiennes et leurs évolutions stratégiques. «Que ce soit au départ de machines ou, comme aujourd’hui, sur une base technologique plus large, c’est ce qu’IBM a toujours fait depuis bientôt 103 ans: apporter une vraie valeur ajoutée à nos clients!», renchérit Frédéric Robin.

Dans ce contexte, il y a une particularité luxembourgeoise: le statut de PSF. Le 1er mars 2004, ISFS Luxembourg obtenait son agrément d’opérateur de systèmes informatiques et de réseaux de communication du secteur financier. Depuis, la filiale s’est imposée dans le paysage grand-ducal, attirant aussi des clients extérieurs. «L’agrément PSF est en réalité un label, estime Frédéric Robin. J’estime qu’il mérite d’être étendu. Je crois beaucoup à la notion de protection des données telle que défendue par la CNPD. Un grand pas en avant a déjà été franchi en 2012 à travers la Circulaire 12/544 qui introduit la notion de RBA (Risk-Based Approach). La Circulaire concrétise l’idée de protéger la stabilité financière des entreprises surveillées et du secteur financier dans son ensemble; veiller, aussi, au respect de la réglementation financière applicable aux entreprises surveillées… Si cette Circulaire s’inscrit très clairement dans la stratégie de positionner le Luxembourg en qualité d’Information Trust Center sur le plan européen, je pense qu’on pourrait tirer le fruit de cette expérience pour en faire profiter d’autres secteurs tout aussi critiques que la finance. Car les données sont partout. Et, pour IBM en particulier, le principe de protection est dans notre ADN!»

Article IBM rédigé par Soluxions Magazine: Tout sur les technologies du Business, technologie, Business, Actualités et News.