change de statut. L’opérateur veut s’imposer comme un acteur ICT polyvalent; un acteur majeur sur la place luxembourgeoise, ce qu’il est déjà, mais aussi à l’international. poursuit sa transformation. Et ce redéploiement de Netcore sous les couleurs de en est une étape de plus. La plus significative après la montée du groupe POST à 100% dans le capital en novembre 2012 -en reprenant la part de 25% détenue par Systemsgroup S.A.

Une page se tourne. Créée en 1981, l’entreprise familiale Netcore PSF S.A., forte de 130 collaborateurs, s’était fait une place de choix via ses solutions de convergence allant de la virtualisation des serveurs et du stockage jusqu’à une intégration dans les réseaux d’entreprise avec de belles positions sur le marché via ses  offres de Managed PBX et, plus récemment, de cloud computing développées en étroite collaboration avec l’ex-P&T. Fin 2013, l’ex-Netcore pouvait se prévaloir d’un «Cisco Channel Customer Satisfaction Excellence» et, de la part de Microsoft, deux «Gold Certified Partner» dans les domaines «Server Platform» et «Communications» -soit les certifications les plus évoluées au . Quant au statut de PSF (Professionnel du Secteur Financier), il remonte à 2008.

Côté réalisations, la nouvelle POST Telecom PSF peut se targuer d’un portefeuille de références exceptionnel. Dans le seul secteur financier, relevons la Banque Centrale, la BCEE, la BIL, Banque de Luxembourg, Banque Raiffeisen et, plus récemment, une des banques chinoises qui vient de s’installer. «Il y a encore des parts de marché à gagner, estime Nico Binsfeld. L’ex-Netcore avait déjà fait ses preuves en termes de compétences et de connaissance du marché; aujourd’hui, sous la dénomination POST Telecom PSF, nous ajoutons un pilier fondamental dans le monde l’ICT actuel: la !» 

CONNAISSANCE, COMPETENCES, CONFIANCE… POST Luxembourg décline les 3 «C» à sa quinzaine de filiales. Dernière arrivée en date, InTech. C’était en février dernier. Même logique d’intégration, mêmes ambitions. Fondée en 1995 et comptant 83 collaborateurs, InTech est spécialisée dans la conception et la réalisation de solutions métiers dans le domaine des technologies de l’information et de la communication (ICT) pour des grands comptes actifs notamment dans les secteurs des services financiers, de l’industrie et des institutions.

Par cette participation, POST Luxembourg souligne l’importance portée à la diversification de son offre sur le marché luxembourgeois et à l’international et à proposer des solutions ICT parfaitement adaptées aux besoins métiers des différents secteurs d’activité.

«Tout comme avec l’ex-Netcore, cette prise de participation dans InTech -déjà partenaire de ebrc via différents projets menés de concert- s’inscrit pleinement dans notre stratégie arrêtée en 2013 et visant à positionner le groupe POST en tant qu’acteur clef dans le domaine des technologies de l’information et de la communication, poursuit Jean-Marie Spaus. Le but stratégique est de développer notre rôle d’intégrateur de systèmes et de solutions afin de proposer une offre globale -véritablement end-to-end- à la clientèle professionnelle, plus particulièrement aux segments PME et grands comptes.»

L’édifice imaginé en 2012 par Claude Strasser, Directeur Général, POST Telecom, se renforce. L’objectif, aujourd’hui, est de monter dans les couches hautes, les couches de valeur.  Et donc de couvrir davantage le volet applicatif, même si les éléments d’infrastructure constituent la fondation de tout projet. «Nous voulons devenir l’architecte de nos clients, poursuit Nico Binsfeld. Les accompagner dans leurs projets en qualité de partenaire, et donc de les conseiller et les guider, alors que jusqu’ici nous étions connus comme opérateur et fournisseur de technologies. Cela change l’approche. Laquelle consiste à voir quelles solutions mettre en oeuvre afin de rendre nos clients plus performants, comment aussi les aider à se distinguer sur leur marché…»

Si POST Telecom PSF occupe désormais une position confortable sur le marché local face aux deux ou trois intégrateurs majeurs de la Place,  l’avenir se jouera aussi à l’international. A commencer par la Grande Région. «Nous allons multiplier nos actions en Lorraine et dans la Sarre, mais aussi en Wallonie, indique Jean-Marie Spaus. Nous allons aussi investir sur le ‘C’ de ‘Confiance’ pour développer nos positions dans les institutions internationales. Et, enfin, nous allons capitaliser sur nos grandes réalisations européennes, comme pour PSA Peugeot-Citroën, pour cibler d’autres projets d’envergure. Ce n’est plus Netcore qui se positionne, mais POST Telecom PSF, soit un groupe d’un millier de collaborateurs!»

C’EST L’ACTEUR GLOBAL QUI SE PROFILE. Avec un argument majeur: une gestion de projet de bout en bout. Dans ce concert, TerraLink et ses 16 PoP en Europe est un solide atout. Même constat vis-à-vis des infrastructures de base, avec les data centers -dont les premiers Tier IV- de ebrc.

Les axes de développement ne manquent pas. Ainsi, l’IoT (Internet of Things). On estime à présent à 15 milliards le nombre d’objets qui seront connectés à Internet en 2015 et à 40 milliards en 2020. Récemment, rappelons-le, POST Telecom signait un partenariat avec Jasper Wireless, un spécialiste californien du M2M/IoT pour le secteur Automotive. L’accord associe les compétences des deux partenaires au service des voitures connectées et de l’Internet mobile des objets.

La plate-forme cloud de Jasper est conçue pour les entreprises de tous les secteurs verticaux, de l’automobile à l’électronique grand public et des services publics au transport et à la logistique. Point d’orgue, le Jasper Connected Car Cloud. Conçu expressément pour les constructeurs automobiles, il permet aux plus grandes marques automobiles de transformer l’expérience vécue: diagnostic, , systèmes d’infotainment embarqués, applications et services de point d’accès Wi-Fi… Le Jasper Connected Car Cloud a été choisi par une dizaine de constructeurs automobiles à travers le monde.

Autre projet, encore, le déploiement d’un SOC (Security Operations Center) tourné vers l’extérieur; une plateforme dont la fonction est de fournir des services de détection des incidents de sécurité, mais aussi de fournir des services pour y répondre. Le centre de sécurité va ainsi collecter les événements (sous forme de logs notamment) remontés par les composants de sécurité, les analyser, détecter les anomalies et définir des réactions en cas d’émission d’alerte. Le but est de contribuer à réduire les risques et l’indisponibilité des composants critiques du système d’information des clients, mais aussi à identifier les menaces, à les prévenir, à raccourcir les délais d’intervention ou encore à simplifier l’administration. En ce sens, l’offre de POST Telecom PSF sera unique au Luxembourg.

«Le fil rouge de ces axes d’extension de nos offres est la protection des données critiques, et cela dans tous les secteurs, relève Jean-Marie Spaus. Si, historiquement, nous avons toujours occupé une place de choix dans le secteur financier, nous estimons répondre aux mêmes attentes dans d’autres secteurs critiques, comme la e-santé.»

POST Telecom PSF vient d’ailleurs d’engager un processus de certification ISO 27001 avec l’aide du CRP Henri Tudor. Objectif: instaurer un système de management de la sécurité de l’information. L’ISO 27001 permet en effet d’intégrer la sécurité du système d’information dans une gouvernance globale. Capitalisant déjà sur son expérience de PSF, POST Telecom PSF sera en mesure d’identifier plus efficacement les risques et les coûts associés. Qui plus est, outre les bonnes pratiques, la norme permet aussi de gérer, de manière cohérente dans le temps, les mesures de protection et les mises en conformité légale. Tout se tient!

Article POST Telecom rédigé par Soluxions Magazine: Tout sur les technologies du Business, technologie, Business, Actualités et News.