Le Centre for Security, Reliabilty and Trust (SnT) de l’Université du vient renforcer les efforts européens visant à rendre l’ plus sûr en adhérant au Advanced Cyber Defence Center (ACDC).

L’ACDC est un consortium de l’Union européenne au sein duquel collaborent des universités, instituts de recherche, organismes et entreprises de renom dans le domaine des technologies de l’ et de la communication. Objectif: développer de nouvelles méthodes et technologies permettant d’enrayer l’évolution de la cybercriminalité. Le SnT y est représenté par le groupe de recherche NETLab, dirigé par Prof. Dr. Thomas Engel.

L’ a pris des dimensions qui nous échappent depuis longtemps, tant au niveau de l’offre d’informations que de la menace posée par les logiciels malveillants. Il est nécessaire que des experts des technologies de l’ issus de la recherche et de la pratique collaborent pour compliquer tant que possible la tâche des cybercriminels -et c’est précisément ce qui se fait dans le cadre du ACDC: «Ici, des scientifiques et des praticiens se rencontrent pour développer ensemble de nouvelles méthodes permettant d’identifier rapidement les menaces sur et de les combattre», explique Dr. Radu State, chercheur au SnT. Ce spécialiste de l’informatique est à la tête de l’équipe du SnT travaillant au sein de l’ACDC.

Le défi réside dans les quantités astronomiques de qui circulent sur Internet: «On dénombre chaque jour des milliards d’e-mails envoyés, de recherches lancées, de paquets d’informations transférés, explique Dr. State. C’est un repaire idéal pour les logiciels malveillants et les tentatives de fraude.» Seuls les processus d’analyse les plus modernes permettent d’identifier les attaques isolées au milieu de ce gigantesque flux de données.

«Nous voulons développer des technologies automatiques qui décèlent les anomalies dans la circulation de et qui mettent le doigt sur les activités criminelles», poursuit-il.

Ces technologies doivent être en mesure d’analyser ce qui se passe sur au niveau méta. Les spécialistes qualifient ce niveau, auquel les paquets d’informations ou données d’utilisateurs individuels ne jouent aucun rôle, de «big data». «Seules les analyses des big data peuvent nous aider, explique Dr. State. Examiner l’ensemble du flux de données pour détecter les activités criminelles serait techniquement irréalisable et ferait exploser les capacités des serveurs du monde entier.»

Néanmoins, ce n’est pas uniquement pour des questions d’ordre technique que le consortium ACDC privilégie la méthode des big data: la protection des données a aussi un rôle clé à jouer. «Il est primordial de préserver l’équilibre entre sécurité et vie privée. Les internautes sont devenus très sensibles sur ce point ces derniers temps -et ils ont raison. Avec notre travail de recherche sur la sécurité, nous voulons renforcer leur confiance en l’Internet.»

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SnT: utiliser les big data pour renforcer la sécurité
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Le SnT de l’Université du Luxembourg vient renforcer les efforts européens visant à rendre l’Internet plus sûr en adhérant au Advanced Cyber Defence Center (ACDC)
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