Une trentaine d’entreprises issues d’une dizaine de pays sont actuellement accompagnées. Conquérir l’international exige du temps, de la détermination; la relation s’inscrit donc dans la durée, rappelle , associé responsable du réseau PwC’s Accelerator, à l’origine du concept. L’initiative, en effet, est née au en 2012. Depuis, le réseau s’est étendu. Et la mission du précurseur -aujourd’hui présenté comme un - s’est enrichie à travers le développement d’outils et de méthodologies. «Un bon carnet d’adresses n !»

Fondamentalement, la mission de ’s Accelerator n’a pas changé : aider les sociétés technologiques innovantes ayant obtenu une validation commerciale de leur offre sur leur marché domestique à devenir des champions de l’économie de demain en s’appuyant sur l’écosystème mondial du réseau des accélérateurs de PwC.

PwC’s Accelerator s’adresse aux sociétés actives dans les hautes technologies ayant dépassé la phase de startup. Ces sociétés sont déjà reconnues sur leur marché domestique, comptent des clients de référence; elles cherchent à passer d’un stade régional ou national à l’échelon global. On peut être reconnu dans son pays et se sentir mal à l’aise à l’étranger ou, plus simplement, éprouver des difficultés. Une entreprise qui réalise un milliard d’euros rencontre ce genre de problématique… «Né du conseil, PwC’s Accelerator a développé des solutions spécifiques à cet enjeu, des solutions imaginées ici à Luxembourg et que nous optimisons continuellement.»

Entrent prioritairement dans la cible de la structure, les sociétés qui proposent des solutions technologiques B2B ou B2B2C distinctives dans des secteurs de pointe. En Allemagne, par exemple, l’accent est mis sur les processus industriels, en particulier dans la production. Au Luxembourg, priorité aux fintech, au big data, à la informatique et au software.

«A chaque pays ses compétences et ses besoins. De là, l’intérêt du réseau qui fonctionne comme un véritable éco-système, complète , directrice en charge des opérations de PwC’s Accelerator. Nationaux, les accélérateurs peuvent également être régionaux. Les exemples sont multiples : Länder allemand, régions en France ou provinces en Espagne.»

Si chaque société active dans les hautes technologies exprime des attentes spécifiques, quatre problématiques sous-tendent leur difficulté à se déployer à l’international :

– L’accès au financement. L’accès au capital demeure prépondérant et influe sur les autres aspects du développement global. Or, de nombreuses sociétés sous-évaluent leurs besoins en capitaux ou ne parviennent pas à trouver les fonds nécessaires sans une aide externe.

– La constitution d’un management de premier plan. L’entrepreneur doit souvent composer avec un manque de ressources humaines adéquates. La question de la cession ou de la délégation des fonctions dirigeantes peut également se poser lors de l’accès au marché global.

– Une assistance logistique. Il est important de pouvoir déployer rapidement son produit sur plusieurs marchés. PwC met en avant son réseau -présent dans 157 pays. A la clé, des formules adaptées, de la préparation au stade d’accélération, intégrant les compétences de PwC et de partenaires extérieurs.

– Un carnet d’adresses. PwC joue un rôle d’accompagnateur et facilitateur d’introduction auprès de partenaires potentiels, qu’ils soient investisseurs, clients et partenaires. Plate-forme ouverte, l’accélérateur favorise les rencontres professionnelles, dans l’esprit d’une véritable communauté européenne de l’innovation.

«Les demandes que nous recevons ainsi que les nombreux contacts établis nous démontrent que nous devons considérer les besoins de ces entrepreneurs dans leur globalité, sans se limiter aux seuls aspects financiers, déclare Laurent Probst. Nous devons, par exemple, tenir compte des aspects réglementaires, de plus en plus stricts, qui varient d’un pays à l’autre, parfois même d’une région à l’autre.»

 

«Le secteur financier porte un regard neuf sur les entreprises innovantes. Et c’est tant mieux !»

, Managing Director, PwC’s Accelerator Luxembourg

° Quel est votre parcours ? Quelle est votre expérience du secteur high tech ?

«Voici vingt ans que je me suis spécialisé dans le développement et l’internationalisation de sociétés high tech. Après avoir débuté chez McKinsey, j’ai participé à différents projets d’ampleur dont l’internationalisation d’Akamai; récemment, j’ai développé les activités internationales d’Amazon au départ de Luxembourg.

«Dans mes nouvelles fonctions, je m’attacherai à accompagner les sociétés technologiques à fort potentiel dans quatre secteurs prioritaires -fintech, big data, logiciel et cyber sécurité- dans leur essor international et à renforcer les liens et les coopérations avec les autres accélérateurs du réseau de PwC.»

° Qu’observez-vous dans les domaines d’action du PwC’s Accelerator luxembourgeois ?

«Ca bouge beaucoup du côté des fintechs. Je viens encore de voir une entreprise spécialisée dans la banque mobile qui entend proposer ses solutions aux pays sous-bancarisés. L’intérêt des grandes banques est réel. Dans ce domaine, en particulier, le secteur financier porte un regard neuf sur les sociétés innovantes : elles cherchent à bénéficier de leur regard neuf sur des thématiques pour lesquelles elles ont de l’inertie ou pas assez de recul au sein de leurs organisations. Pour ces jeunes pousses, l’enjeu est d’appliquer leurs innovations à des besoins de marchés concrets et de bénéficier, à l’issue du programme, d’un projet vendable et de références significatives. Il y a clairement une volonté de co-construire et co-innover par l’expérimentation.»

° D’où vient, selon vous, ce nouvel esprit de coopération ?

«La course contre la montre a commencé. L’enjeu : tenir le rythme effréné de l’innovation. Nouveaux produits et services, nouvelles attentes des clients et des partenaires, nouveaux concurrents, nouveaux modèles économiques à inventer… le basculement dans une économie de plus en plus numérique contraint les entreprises à se réinventer. Dans un océan de compétition, le meilleur allié du gros poisson est, justement, le petit poisson. Sans le dévorer. Au contraire. La grande entreprise doit s’appuyer sur des écosystèmes de startup pour être dans le bon ‘time to market’ de l’innovation. En échange, la jeune pousse bénéficie de la puissance du ‘go to market’ de son aîné.

«Longtemps, l’innovation a été la chasse gardée des services de R&D. Mais devant l’inventivité des startups, surtout dans le numérique, les stratégies d’innovation ouverte, basées sur la coopération entre les entreprises, se développent à grands pas.»

° Cette tendance se vérifie-t-elle dans les autres domaines d’actions du PwC’s Accelerator ?

«A des vitesses différentes. Dans le domaine du big data, on est toujours dans la phase d’intérêt. Peu d’exécution encore, peu de vrais projets finalement. Dans les entreprises, les décideurs doivent encore se familiariser avec les différentes technologies associées au big data. Il y a progrès. Les décideurs commencent à se sentir à l’aise avec les questions d’analyse des données non-structurées, l’analyse prédictive et la visualisation de données.

«En revanche, dans le domaine de la sécurité, l’intérêt est intense, parce que les besoins sont immenses. D’autant que la perception du risque a changé : elle fait désormais partie des fondations de toute solution.»

 

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PwC’s Accelerator, de l'analyse, des méthodes et des outils
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