Le cloud public déçoit. Nutanix pousse l’hybride

par | Déc 4, 2018 | Technologie | 0 commentaires

Nutanix s’estime en mesure réconcilier local et cloud. Le cloud hybride pour plus d’agilité, soutient Luc Costers, Senior Sales Manager, Nutanix.

«L’infrastructure informatique représente encore -malheureusement- un obstacle pour beaucoup d’entreprises. Elle ne permet pas aux métiers d’innover et de créer des produits avec l’agilité qu’ils souhaitent. Si le cloud -en particulier le cloud public- a été présenté comme une recette miraculeuse, son utilisation doit toutefois être étudiée sérieusement», constate Luc Costers, Senior Sales manager, Nutanix.

De fournisseur de solutions hyperconvergées, Nutanix est en passe de devenir un acteur à suivre sur le marché des services cloud avec la volonté de déborder VMware en proposant une plateforme hybride pour réconcilier local et cloud. «Le logiciel est notre environnement naturel, le matériel est juste un complément», ne craint pas d’affirmer Luc Costers, dont les appliances se vendent toujours très bien… Le découplage du matériel et du logiciel semble être devenu une nécessité chez Nutanix qui entend proposer un seul environnement au final au client qu’il retienne Dell, Fujitsu, HPE, IBM (sur AIX/Power) ou Lenovo ou de miser sur AWS, Azure ou GCP pour héberger ses VM et ses containers. L’idée, toutefois, est d’éviter de récréer des silos obscurs dans le cloud. C’est pourquoi l’éditeur pousse aujourd’hui une architecture hybride.

Le coût de l’incapacité

Le constat de Nutanix ? Nos entreprises doivent trancher entre des déploiements privés, publics ou hybrides pour trouver les solutions qui conviennent le mieux à leurs choix de gouvernance et leur budget sans entraver l’agilité et l’innovation. Et c’est dur... Si l’on s’en réfère à une étude d’IDC, les sociétés passent en effet encore 70% de leurs temps à s’occuper de la maintenance en conditions opérationnelles de leur environnement informatique. «Pendant ce temps, elles ne font rien d’autre. Nous voyons encore des sociétés qui mettent six mois ou davantage à déployer l’infrastructure nécessaire à la mise en place de nouveaux services, et il n’est pas encore question de développer le produit en lui même. Cela entraîne logiquement des temps de mise sur le marché trop longs qui débouchent sur des retards dommageables pour le business et une grogne justifiée des métiers qui voient des start-up sortir les produits dont ils rêvent en un tour de main.»

La problématique rencontrée est toujours la même : les divisions métiers ont besoin de l’agilité apportée par le cloud pour répondre à la demande de leurs clients et des utilisateurs en général. Elles veulent consommer l’IT comme un service posé sur une étagère et ne pas avoir à se préoccuper de son fonctionnement. C’est à ce besoin que les divisions informatiques des entreprises doivent aujourd’hui répondre si elles veulent garder la main sur l’IT.

Désenchantement

«De nombreuses entreprises se sont lancées corps et âme sur le cloud public avec des résultats parfois mitigés; elles y sont allées trop fort et n’avaient plus la maîtrise ni des coûts de l’infrastructure qui s’envolaient ni celle de leurs données», observe Luc Costers.

D’après le dernier Enterprise Cloud Index, dans 41% des déploiements de type cloud public, nos entreprises ont dépassé leur budget. Par ailleurs, 70% d’entre elles ont déclaré que le cloud public n’avaient pas répondu à leurs attentes. Si certaines organisations y ont trouvé leur bonheur, l’utilisation de ce type de déploiement se prêtant particulièrement bien à leur business, d’autres, ayant souvent de très gros volumes d’informations à gérer en production, ont rapidement déchanté. Et elles n’avaient pas encore reçu la facture demandée pour rapatrier leurs quelques To de données du cloud public à des infrastructures privées. Au regard de ces écueils, la plupart des cabinets de conseil et d’études, qui vantaient quelques années plus tôt les mérites du cloud public, mettent maintenant en avant les infrastructures hybrides, alliant cloud public et privé.

«Résultat ? Un retour en grâce des infrastructures sur site dites on-premise, constate non sans amusement Luc Costers. Ces mêmes infrastructures, se sont longtemps traînées une réputation de lenteur et de rigidité, apportent aujourd’hui une élasticité, une simplicité et une agilité similaire au cloud public grâce à l’hyper-convergence. En s’appuyant dessus, les entreprises peuvent créer des clouds privés apportant les mêmes avantages que ce dernier en jouissant d’une bien meilleure maîtrise des coûts.»

En utilisant ces infrastructures, les entreprises ont la possibilité de fournir à leurs utilisateurs métiers, des outils clés en main pour développer de nouveaux services et innover avec une grande agilité. Ils peuvent consommer des ressources à la demande via un portail de services. Ces infrastructures sont par ailleurs toutes indiquées dans les logiques de DevOps qui permettent de lancer des produits en production tout en assurant leur évolution continue. Quant à leur maintenance, celle-ci est maintenant entièrement prédictible et automatisée, garantissant une fois de plus une disponibilité à 100% ainsi qu’une gestion des coûts améliorée. Nutanix, qui se présente aujourd’hui comme un entreprise de logiciel, s’en charge. Bien évidemment…

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