Position privilégiée. «Les centres hospitaliers du Luxembourg possèdent une infrastructure performante et, globalement, meilleure par rapport à celle de ses pays voisins», indique Guy Brandenbourger, associé, Healthcare Leader, , et responsable du rapport  «European Hospital Survey: Benchmarking Deployment of eHealth services (2012-2013)».

Réalisé par PwC Luxembourg pour le Centre Commun de Recherche de la Commission Européenne, ce rapport (1.753 directeurs des systèmes d’information de centre hospitalier de soins aigus interrogés) s’inscrit dans le cadre plus large d’une sur le déploiement de l’ dans les 28 pays membres de l’Union européenne, ainsi que l’Islande et la Norvège.

Le rapport présente une analyse des données collectées qui met en lumière le niveau d’avancement, pays par pays, de l’adoption et de l’utilisation des services d’e-santé par ces centres hospitaliers.

Si le Luxembourg fait figure de bon élève, les résultats montrent que des marges de progrès importantes existent à l’échelle européenne. Ils sont tous équipés d’une connexion vers l’extérieur, d’un accès Internet à haut débit (> 50Mbps) ainsi que d’un système de connexion sans fil. Ces hôpitaux ont mis en place un système digital de transmission et de gestion d’images et rapports médicaux. Ils échangent régulièrement les rapports radiologiques avec d’autres professionnels de la santé et disposent d’un système de restauration rapide d’informations cliniques en cas de sinistre.

Parmi les pays voisins, la Belgique est le meilleur élève dans l’échange de données médicales des patients et de rapports de laboratoire avec d’autres professionnels de la santé; le pays a également su mettre en place des règles claires sur l’accès aux données médicales électroniques des patients.

Les applications de systèmes d’e-santé restent cependant plutôt faibles. C’est surtout le cas pour les e-services de soins ou de suivi aux patients à domicile qui actuellement ne sont pas déployés au Luxembourg. De plus, alors qu’environ la moitié des CIO européens utilisent un système d’ordonnance électronique (e-prescribing), seuls 9% des hôpitaux interviewés en Allemagne l’ont mis en place.

Le développement de l’usage des technologies de l’information et de la communication (TIC), notamment dans le secteur de la santé, est une des priorités définies par la Commission Européenne dans le cadre de son plan stratégique «Europe 2020». Le rapport European Hospital Survey: Benchmarking Deployment of eHealth services (2012-2013)- Final Report doit permettre à la Commission Européenne et à chaque pays d’identifier de possibles entraves à l’adoption de services d’e-santé et d’ajuster sa politique en conséquence.

«Le déploiement de solutions e-santé doit permettre, d’une part, d’améliorer la prise en charge des patients, et d’autre part, de maîtriser les dépenses de santé en réalisant des gains en efficacité. La préservation des systèmes de santé performants et viables en dépend», poursuit Guy Brandenbourger.

Le rapport European Hospital Survey: Benchmarking Deployment of eHealth services (2012-2013)- Final Report  ainsi que les autres rapports produits par le Centre Commun de Recherche dans le cadre de l’étude sur le déploiement de l’e-santé sont consultables sur leur site: http://is.jrc.ec.europa.eu/pages/TFS/EHS.html