«Ce ne sont pas les données qui comptent, mais les décisions qui seront ou pourront être prises, prévient , Application Portfolio Manager, . Connaître la température extérieure ou le degré d’hygrométrie ce matin avant de prendre le volant est une chose. Corréler ces données avec d’autres informations relatives à la circulation routière en est une autre. Ce qui veut dire, in fine, que ce ne sont pas les objets qui font la , mais les services!»

Le message est clair: focalisons nous sur des cas d’usage qui apportent quelque chose de neuf, qui valorisent les informations générées et permettent donc d’apporter de la valeur à une ou plusieurs parties impliquées dans ces activités.

Par cas d’usage, il faut comprendre interaction.Celle-ci peut être la résultante de l’activation d’une climatisation d’un bureau après détection de l’arrivée de son occupant habituel dans le hall d’entrée du bâtiment ou l’anticipation de la régulation d’une installation de chauffage en fonction de la météo et d’un planning d’utilisation, comme une salle de bain.

La combinaison appliquée aux données «capteurs + collecte + transformation en information» complétée par une analyse prédictive doit pouvoir s’adapter à différents besoins propres au bâtiment, aux équipements, etc. Il n’existe pas une «solution unique», mais un cas d’usage unique. Et ces cas peuvent être rassemblés par familles et évoluer avec le temps. «On l’a bien compris, nous devons détecter, tester et valider ces cas d’usage, puis trouver les bonnes technologies. Pas le contraire, conclut Cédric Jadoul. Et se dire que les services s’agrègent.»

Quand l’assurance exploitera les objets…

Dans le domaine des assurances auto par exemple, il est possible d’imaginer un système qui informerait en temps réel l’assureur d’un véhicule des prises de risques effectives de son conducteur. Les primes pourraient, dès lors, être calculées au plus juste sans avoir à recourir comme aujourd’hui à une évaluation statistique des risques basée sur des paramètres comme l’âge du conducteur ou son lieu de résidence. A la clé, une incitation à la prudence pour les conducteurs et d’importantes économies pour l’assureur.

De par les informations collectées, les assureurs seraient en mesure de transformer l’évaluation et la gestion des risques clients. De plus, grâce à ce type de données, les services pourraient avoir une plus grande valeur ajoutée comme, par exemple, des alertes pour prévenir les pannes; les assureurs pourraient aussi proposer de nouveaux services: itinéraires optimisés, alertes météo… Bref, les objets connectés s’inscrivent dans une logique de prévention qui vise à réduire les risques, créant ainsi une opportunité «win-win» pour les assurés comme pour les assureurs.

D’une manière générale, les objets connectés reposent sur la génération-captation, l’analyse et l’utilisation de données qui peuvent ensuite être utilisées par les utilisateurs eux-mêmes, afin de réduire leurs risques en «monitorant» ces données et leur comportement de manière préventive; par les assureurs, afin d’adapter leur offre (sur le plan tarifaire par l’usage de l’analytique et de l’analyse prédictive, comme sur le plan préventif par l’usage de mécanismes de personnalisation, de gamification et de socialisation) et par les acteurs publics, scientifiques et médicaux, qui pourraient exploiter ces données.

 

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IoT: oubliez les objets, pensez applications et services !
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IoT: focalisons sur ce qui permet d’apporter de la valeur à une ou plusieurs parties impliquées dans ces activités
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