Le nombre de pages vues et de «J’aime» ont beau satisfaire l’ego des journalistes et des administrateurs de sites, cela ne paie pas les factures ! Des chercheurs de l’Université du Luxembourg ont peut-être trouvé une solution. Ils ont identifié un moyen sûr et anonyme pour les lecteurs, les spectateurs et les joueurs de payer pour des contenus en ligne sans avoir à réaliser un en espèces. «Tout site en ligne peut participer, qu’il s’agisse d’un site d’actualité, d’un blog, d’un service de diffusion vidéo en continu, d’un site de jeux ou d’un réseau social», précise , professeur de sciences informatiques à l’.

Ce système fonctionnerait comme suit : à chaque fois qu’un utilisateur «aime» un en ligne, il peut choisir de faire don d’une petite partie de la puissance de calcul disponible de son PC. Des sites de monnaies virtuelles (comme Bitcoin) paient pour utiliser cette puissance de calcul disponible afin de réaliser les milliards de calculs nécessaires à l’élaboration et au maintien de leurs grands livres virtuels. Ce don permettrait donc de générer des en monnaie virtuelle au profit des fournisseurs de contenus. Ces pourraient ensuite être convertis en monnaies fiduciaires standard pour rémunérer les auteurs, les artistes et d’autres créateurs de contenus.

Les utilisateurs pourraient accepter de donner de 10% à 20% de leur puissance de calcul sans que cela n’affecte la performance de leur ordinateur. Les PC modernes disposent de plusieurs cœurs de traitement qui tournent souvent au ralenti lors d’une utilisation normale. Le seul coût pour l’utilisateur serait une légère hausse de la consommation d’électricité, du fait du traitement d’informations supplémentaire -soit une somme infime.

Mais comment rendre ce processus totalement anonyme et sûr, afin que les utilisateurs participant ne soient pas identifiés ou piratés après coup ? L’ réalisée par l’Université du Luxembourg démontre pour la toute première fois que cela est possible et comment. Lorsque le calcul est terminé, un vérifiable de type «preuve de travail» est généré et envoyé au fournisseur de contenus via un réseau anonyme (comme le réseau Tor, largement utilisé), garantissant ainsi l’anonymat de l’utilisateur. Le fournisseur de contenus est ensuite payé en monnaie virtuelle pour un montant équivalent au calcul réalisé par l’utilisateur.

«Chaque transaction constituerait simplement un micro paiement d’une fraction d’un cent. Toutefois, cela pourrait devenir une source de revenus non négligeable pour les fournisseurs de contenus très populaires», explique le professeur Biryukov, expert en et des systèmes d’information. Non seulement les gens se sont habitués à recevoir des contenus gratuits en ligne, mais cela soulève de nombreuses préoccupations quant à la confidentialité et la . «À l’heure actuelle, il y a une forte résistance psychologique au paiement pour des contenus en ligne», souligne-t-il. Pour comptabiliser plus de «J’aime» générant de l’argent, les fournisseurs de contenus pourraient choisir de proposer des services ou des contenus supplémentaires aux utilisateurs fidèles. «Cette nouvelle méthode pourrait s’avérer révolutionnaire car elle peut être appliquée en toute sécurité et en toute confidentialité sans imposer de virement standard d’argent.»

Plus de détails:

http://orbilu.uni.lu/handle/10993/19655

Sommaire
L'Université du Luxembourg travaille sur le paiement des contenus
Titre
L'Université du Luxembourg travaille sur le paiement des contenus
Description
L’Université du Luxembourg travaille sur un moyen sûr et anonyme de payer pour des contenus en ligne
Auteur