Risques cyber : où placer le curseur ?

Jan 19, 2023 | Cyber Security | 0 commentaires

Pour l’assureur Allianz, les risques cyber sont la première préoccupation des dirigeants. Pour PwC, les mêmes risques arrivent en quatrième position. Où placer le curseur ?

A l’exception du risque lié à la énergétique, les quatre principaux risques figurant dans le Baromètre des risques d’Allianz sont à peu près les mêmes dans toutes les entreprises du monde, quelle que soit leur taille. Les risques cyber arrivent en tête. Il sont cités par 34 % des répondants, ex-aequo avec l’interruption d’activité.

Pour l’Europe, les risques cyber sont également en tête, cité par 39 % des répondants. Les incidents tels que les pannes de systèmes, les attaques par ou les violations de données constituent le risque le plus important dans le monde pour la deuxième fois consécutive. C’est un phénomène inédit dans le Baromètre, estime l’assureur.

« Les grandes entreprises, désormais habituées aux attaques, et celles qui disposent d’une cybersécurité adéquate, sont capables d’en déjouer la plupart. Mais les petites et moyennes entreprises sont également touchées. Celles-ci ont tendance à sous-évaluer leur exposition et doivent investir en permanence pour renforcer leurs contrôles cyber », explique Shanil Williams, Member of AGCS SE Board of Management, chargé de la souscription cyber.

La volatilité macro-économique ou les risques cyber ?

La 26ème édition du Annual Global CEO Survey de PwC positionne les risques cyber en 4e position, mentionnés par 20 % des répondants. Autrement dit, 80 % d’entre eux ne s’y sentent pas véritablement vulnérables. Ou, plutôt, cette menace ne semble pas perçue comme imminente : à 5 ans, elle reste en quatrième position, même si elle est citée par 25 % des répondants.

Bref, deux perceptions différentes des risques. Pour PwC, la géo-politique, l’inflation et la volatilité macro-économique sont sur le devant de la scène, alors qu’Allianz met en avant les risques élevés en matière d’interruption d’activité.

Selon les analystes de l’assureur, la plupart des modèles économiques sont vulnérables aux chocs et aux changements soudains, qui se répercutent ensuite sur le résultat et le chiffre d’affaires. Située à la deuxième place du classement mondial, l’interruption d’activité constitue le premier risque, en particulier aux Pays-Bas, en Suède et aux États-Unis.