Vingt nouveaux clients en 2014. Dans un marché difficile, le nouveau patron de n’entend pas se contenter des 7% de croissance (chiffre d’affaires: 46 millions EUR). A l’entendre, l’entité BeLux peut facilement générer une cinquantaine de nouveaux clients par an -l’objectif fixé pour 2018.

«La façon traditionnelle d’envisager la donnée a vécu, explique , Managing Director, SAS BeLux. L’ a révolutionné nombre de secteurs d’activité, et ce n’est qu’un début! Jusqu’ici, nous étions dans un monde où la donnée était rare -et où rien n’était possible à moins d’avoir été prévu à l’avance. Avec le s’ouvre une ère d’abondance; ce qui n’était pas envisageable hier devient possible.»

En se démocratisant, l’analytique se vulgarise. Fini le côté poussiéreux, les délais interminables pour traduire des données en informations. «On laisse parler les données… et si ça ne marche pas, on tente autre chose!» 

Dans le domaine bancaire, l’analyse de données non structurées permet par exemple de lutter efficacement contre la fraude au paiement en ligne. Très touchée en 2012 et 2013, la Belgique a vu en 2014 son niveau de fraude baisser de 90%!

Dans la distribution, l’utilisation d’ et d’outils de visualisation permet d’analyser les raisons d’abandon d’un panier sur un site marchand, et d’établir un modèle prédictif pour déclencher des actions ciblées en temps réel et accroître le taux de conversion des visiteurs. Un cycle analytique complet, en quelque sorte.

Mais il n’est pas toujours question de «temps réel» quand on parle de big data. Dans l’assurance, par exemple, l’analytique permet de regarder plus loin et de calculer la «customer life value» pour repérer des clients qui apporteront le plus de valeur à l’entreprise sur le long terme.

En marketing et distribution, on peut aujourd’hui littéralement «casser les silos» et mettre en place un système de prise de décision intégrant toutes les interactions avec le client; passer du CRM à la DMP (Digital Marketing Platform) pour piloter les interactions en temps différé, par exemple.

«Hier, ces questions sensibilisaient les seules grandes entités; aujourd’hui, nos solutions sont à la portée de n’importe quelle entreprise. Ce qui veut dire que les règles de la concurrence sont en train de changer. L’avenir appartient aux organisations les plus agiles, les plus créatives.».

 

Geert Van Peteghem: «ouvrir le champ à des applications nouvelles»

Après 13 ans chez EMC, Geert Van Peteghem se dit heureux de redécouvrir l’entreprise… côté business. Toute son attention, aujourd’hui, se concentre sur le besoin urgent qu’il y a à moderniser et à introduire l’innovation au sein des entreprises belges et luxembourgeoises.

«Mon ambition est de faire croître SAS deux fois plus vite que le marché du décisionnel!» Comment? En développant le canal indirect, en redoublant d’efforts au Luxembourg. Et en partageant l’effort d’innovation d’acteurs comme ou Agfa pour en citer qu’eux, mais aussi à travers les universités.

«Hadoop, Social Media, Internet of Things… Dans le fond, quel que soit le sujet, l’approche reste la même: il s’agit de valoriser les données pour en tirer un ‘avantage analytique’. Mais le paradigme a changé. Avec la croissance exponentielle des données et la baisse exceptionnelle des coûts de stockage, avec notamment l’écosystème Hadoop, une révolution est à l’œuvre qui met le digital et la modélisation prédictive au cœur même des entreprises et ouvre le champ à des applications nouvelles.»

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SAS vise l'«avantage analytique»
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La façon traditionnelle d'envisager la donnée a vécu, explique Geert Van Peteghem, Managing Director, SAS BeLux
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