Gandi entend «poursuivre son développement à l’étranger, notamment au », précise l’ français. L’entreprise y dispose déjà d’un data center et d’équipes. Le plus intéressant, ce sont ses motivations. Dans un communiqué, se dit «trahi par le Gouvernement français».

Le 9 avril dernier sept hébergeurs français (AFHADS, Gandi, IDS, Ikoula, Lomaco, Online, OVH) publiaient un document commun destiné au Premier ministre et aux élus de la nation dans lequel ils menaçaient de quitter la  si la sur le leur imposait des boîtes noires permettant de capter les données personnelles des utilisateurs.

Cette obligation leur paraissait liberticide, d’autant que le texte de loi prévoit que la procédure de mise en oeuvre d’une surveillance se fasse à la demande de l’exécutif, sans le contrôle d’un juge.

Devant cette fronde, à laquelle s’était rapidement joint un autre hébergeur, NBS System, les signataires du texte avaient été conviés à une réunion avec différents ministres. En vain, selon Gandi. «Les engagements, pris oralement, n’ont pas été transcrits dans l’amendement déposé et adopté à l’Assemblée nationale», regrette l’hébergeur.

Gandi suit ainsi les traces d’Altern.org et Eu.org, qui ont décidé eux aussi de déménager leurs serveurs «dans un pays plus respectueux des libertés individuelles», pour reprendre les termes du premier.

Tous les clients de l’opérateur ont le choix du lieu d’installation de leurs serveurs lorsqu’ils commandent un hébergement. L’option par défaut est -d’ores et déjà- le Luxembourg.

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Gandi encore un peu plus luxembourgeois !
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Gandi encore un peu plus luxembourgeois !
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Gandi se dit «trahi par le Gouvernement français».
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