Selon HP Fortify, 100% des (smartwatches) testées présentent des de !

En devenant des objets usuels, ces montres vont collecter de plus en plus d’informations personnelles sensibles, comme par exemple les codes permettant d’ouvrir votre maison ou votre véhicule.

Parmi les failles, des fonctions d’ insuffisantes, un manque de capacités de chiffrement et des soucis dans la protection des données personnelles… HP s’interroge ainsi sur la capacité des smartwatches à stocker et à sécuriser les données sensibles pour lesquelles elles ont été conçues. HP s’est appuyé sur on Demand pour évaluer 10 montres connectées à des applications mobiles et un cloud Android ou iOS.

Les principales failles de sécurité

L’étude révèle de nombreuses failles de sécurité parmi lesquelles les plus fréquentes et les plus faciles à corriger sont :

> L’insuffisance des fonctions d’autorisation et d’authentification des utilisateurs : chaque montre connectée testée était couplée à une interface sur téléphone mobile qui ne gérait pas l’authentification à deux facteurs, et qui ne verrouillait pas les comptes après 3 ou 5 saisies de mots de passe infructueux. 30% des montres se sont montrées vulnérables aux tentatives de moisson de comptes utilisateurs, ce qui veut dire qu’un pirate informatique pourrait obtenir le contrôle de la montre et de ses données en profitant d’une politique de mots de passe faible, du non blocage des comptes, ou en énumérant des listes de comptes utilisateur potentiels.

> Le manque de chiffrement lors du transfert de données : le chiffrement lors du transport d’information est essentiel dans la mesure où des informations personnelles sont envoyées vers de multiples destinations dans le cloud. Même si 100% des montres testées intégraient le chiffrement lors transport avec le protocole SSL/TLS, environ 40% des connexions vers le cloud restaient vulnérables à l’attaque POODLE, permettant l’utilisation d’outils de déchiffrement peu puissants, ou encore le protocole SSL v2.

> Interfaces peu sécurisées : 30% des montres testées utilisaient des interfaces web accessibles en mode cloud… et toutes présentaient des risques d’énumération de comptes utilisateur. Dans un test spécifique, 30% ont également révélé des risques d’énumération de comptes utilisateur depuis leurs applications sur mobile. Cette défaillance permet aux hackers d’identifier des comptes utilisateurs valides en s’appuyant sur les informations reçues via les mécanismes de réinitialisation de mots de passe.

> Logiciels et microcode peu sécurisés : 70% des montres ont révélé des failles dans la protection des mises à jour de microcode, comme par exemple la transmission en clair des mises à jour, sans chiffrer les fichiers. Cependant, plusieurs mises à jour étaient protégées par une signature, évitant ainsi l’installation d’un microcode contaminé. Même si des updates malicieuses ne peuvent être installées, le manque de chiffrement permet aux fichiers d’être téléchargés puis analysés.

> Soucis sur la protection des données personnelles : toutes les montres collectent des données personnelles -comme le nom, l’adresse, la date de naissance, le poids, le sexe, la fréquence cardiaque, et bien d’autres informations relatives à la santé de l’utilisateur. Si l’on rapproche ceci des problèmes relevés sur l’énumération des comptes utilisateur ou l’utilisation de mots de passe faiblement sécurisés sur certaines montres, le risque de diffusion des données personnelles depuis une montre connectée devient un problème réel.

Ne pas activer les fonctions de contrôle des accès sensibles

En attendant que les fabricants incorporent les dispositifs nécessaires permettant de mieux sécuriser leurs smartwatches, les utilisateurs sont priés d’examiner scrupuleusement les fonctions de sécurisation existantes avant de choisir un modèle de montre connectée.

HP recommande aux utilisateurs de ne pas activer les fonctions de contrôle des accès sensibles, comme par exemple l’accès à leur domicile ou leur véhicule, sauf si un mécanisme d’autorisation performant est proposé par la montre. De plus, en activant la fonctionnalité passcode, en imposant des mots de passe sophistiqués et en introduisant une authentification à deux facteurs, il est possible d’éviter des accès frauduleux aux données. Au delà de la protection des données personnelles, ces mesures sont essentielles dès lors que la smartwatch va être utilisée dans un environnement de travail et connectée au réseau de l’entreprise.

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Montres connectées : 100% présentent des failles de sécurité !
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Montres connectées : 100% présentent des failles de sécurité !
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Selon HP Fortify, 100% des montres connectées (smartwatches) testées présentent des failles de sécurité !
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