Alors quâils étaient, lâannée passée, 57% à se dire incapables de repérer les données sensibles ou confidentielles, ils sont 64% en 2015. Les estimations des CIO varient dâailleurs fortement quant au pourcentage de données pouvant être qualifiées de sensibles : environ un tiers de celles hébergées dans le cloud le seraient !
Câest lâun des principaux enseignements à tirer dâune enquête mondiale menée par le Ponemon Institute pour le compte dâinformatica (intégration de données).
Les 528 CIO et professionnels de la sécurité it européens dont les réponses ont été retenues font globalement remonter les mêmes inquiétudes que leurs 1035 homologues sondés sur le reste de la planète.
Cloud ou pas, la vraie question est de pouvoir déterminer où se trouvent les données sensibles de l'entreprise et dans quelle mesure celles-ci sont exposées à des attaques informatiques. En cause, aussi, lâadoption des technologies mobiles. Du coup, la surveillance des employés apparaît comme un enjeu «moins important».
Globalement, les entreprises sont pourtant bien équipées : 46% disposent dâune solution automatisée pour détecter les données sensibles stockées sur site (37% dans le cloud); elles mettent aussi en Åuvre des technologies de classification (68%), de monitoring (61%), de chiffrement (51%) et dâanalyse des risques (45%).
Mais le manque de confiance envers ces solutions est flagrant. Illustration avec les procédures de suivi des accès aux informations sensibles, mises en place dans 70% des cas pour les données sur site (29% pour celles dans le cloud), mais considérées comme «présentant peu de risques» par seulement 22% des répondants.
à la lumière de ces statistiques, le Ponemon Institute conclut quâil «est peu probable» quâune entreprise qui ne parvient pas à identifier ses données sensibles sur site sache déterminer ce quâelle a transféré dans le cloud.
Un enseignement qui vaut tout particulièrement pour lâeurope, où lâon perçoit une certaine résignation dans lâétat actuel : 33% des données sensibles ou confidentielles stockées dans le cloud sont considérées vulnérables.