Plus de la moitié des consommateurs, de par le monde, s’attendent, l’année prochaine, à être victimes d’une de la part d’opérateurs télécoms (59%). Ils sont près de la moitié (49%) à penser de même de la part des pouvoirs publics…

Où que ce soit dans le monde, les consommateurs n’ont guère dans les opérateurs télécoms et les institutions publiques lorsqu’il s’agit de protéger leurs données personnelles. Pas moins de 59% des personnes interrogées s’attendent à subir une fuite de données, l’année prochaine, de la part d’un fournisseur télécom. C’est là l’un des enseignements tirés de chiffres recueillis à l’occasion d’une enquête de Unisys effectuée sous forme de sondage auprès de 11.244 consommateurs dans 12 pays.

L’enquête a sondé les consommateurs au sujet de la probabilité qu’il y a selon eux que leurs données personnelles puissent être consultées, dans le courant de l’année prochaine, par des personnes non autorisées. L’enquête s’est intéressée à des entreprises évoluant dans sept secteurs différents, notamment les compagnies aériennes, les sociétés de transport, les institutions financières, les pouvoirs publics, le secteur des soins de santé, la grande distribution et les opérateurs de télécoms.

Les secteurs public, bancaire et télécoms les plus vulnérables

Partout dans le monde, les consommateurs estiment que les chances de fuite de données sont les plus importantes du côté des opérateurs télécoms (59%), des institutions publiques (49%) et des banques (48%). Suivent le secteur des soins de santé et la grande distribution (42% dans leur cas). Le meilleur score est réalisé par les compagnies aériennes: seulement 34% des personnes interrogées s’attendent à subir une fuite de données dans ce secteur.

Cette méfiance du consommateur est chose compréhensible, estime Rudolf De Schipper, chef de projet chez . «Les nombreuses informations concernant des attaques, des fuites de données et des pertes de données prouvent que la ne bénéficie toujours pas du degré d’attention nécessaire. En ce compris en Belgique. Il n’est dès lors pas étonnant que nous nous fassions du souci pour nos données personnelles. Même si j’estime moi-même que mes données, telles que détenues par mon prestataire télécom, sont moins sensibles que celles que détiennent ma banque, les services publics, voire même l’hôpital. Ce qui explique aussi la méfiance manifestée dans ces secteurs.»

Nom d’utilisateur et ne suffisent plus

Le manque de confiance dont font preuve les consommateurs en matière de protection de leurs données est également le signe que les mesures de sécurité conventionnelles ont fait leur temps, déclare Rudolf De Schipper : «Voilà déjà un certain temps que la simple combinaison d’un nom d’utilisateur et d’un mot de passe ne suffit plus dans le monde hyper-connecté qui est le nôtre. Il est urgent que les entreprises aient recours à des mesures de protection supplémentaires afin de restaurer la confiance du consommateur.»

Rudolf De Schipper cite en exemple les techniques biométriques, aptes selon lui à améliorer les processus d’. «La biométrie s’est enfin émancipée du statut cloisonné, mystérieux, frisant quasiment l’infraction, auquel elle était jusqu’ici associée. La reconnaissance faciale, la lecture de l’iris ou les empreintes digitales ne relèvent plus de la science-fiction mais sont désormais acceptées partout dans le monde et servent de couche de protection supplémentaire pour nos données sensibles.»

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Des consommateurs de plus en plus inquiets du sort de leurs données
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Des consommateurs de plus en plus inquiets du sort de leurs données
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