GDPR, nos entreprises «bien positionnées

Juin 30, 2021 | Data Intelligence | 0 commentaires

Trois ans après l’entrée en vigueur du GDPR, les entreprises européennes se jugent bien «positionnées». Sur les bénéfices business, le bilan est plus ambigu.

68,5 % des entreprises européennes se considèrent comme «bien positionnées» en termes de protection des données. Dans le même temps, seuls 59,5 % des répondants (600 cadres allemands, et britanniques âgés de 25 à 69 ans interrogés par Usercentrics et Siinda en coopération avec l’institut d’études de marché Innofact) déclarent utiliser une plateforme de gestion du consentement sur leur site web. Cela noté, les réponses sont très différentes selon les pays. Alors qu’une minorité d’Allemands (42 %) utilise un CMP (plateforme de gestion du consentement), le recours à un CMP est beaucoup plus prononcé en France, puisque 73,5 % des répondants déclarent avoir mis en place une plateforme de gestion du consentement sur leur site Internet

Cela fait trois ans que le Règlement général sur la protection des données est entré en application. Première en son genre, le GDPR a accru la sensibilisation à la protection des données. Il a entraîné des changements juridiques importants dans le monde entier. Et s’il n’a pas mis fin aux abus des acteurs du numérique, il a bien positionné les entreprises européennes.

Une protection bénéfique

En moyenne, plus d’un répondant sur trois (35 % au Royaume-Uni, 29 % en Allemagne et 41 % en France) considère que la protection des données est bénéfique et importante pour les entreprises. En parallèle, près d’un répondant sur trois  (30 % au Royaume-Uni, 41 % en Allemagne et 25 % en France) voit son modèle commercial menacé par des réglementations de plus en plus strictes en matière de protection des données. Ces chiffres montrent à quel point la relation avec la protection des données est toujours ambivalente trois ans plus tard… 

«La est la nouvelle norme, commente Jürgen Weichert, CRO, Usercentrics. Après avoir dû faire beaucoup d’ au début, une image différente se dessine maintenant. Le sujet des données la protection semble faire partie des activités quotidiennes de nombreuses entreprises. Dans le même temps, il devient évident qu’il existe de nombreuses différences régionales. Par exemple, il semble que les Français soient beaucoup plus avertis de la protection des données que leurs homologues allemands ou britanniques.»

La fin des cookies tiers…

L’étude révèle également des informations intéressantes sur les développements actuels du marché et les attitudes à l’égard des cookies tiers. La tendance du marché évolue clairement dans le sens des données primaires. Ainsi, 68 % des répondants déclarent vouloir s’appuyer principalement sur l’utilisation de données primaires, c’est-à-dire des données utilisateur agrégées indépendamment. 83 % des répondants français envisagent la fin imminente des cookies tiers contre 49,5 % des répondants allemands, mais très peu d’entreprises semblent être inquiètes de cette évolution. Il semble qu’il y ait un grand besoin d’éclaircissements à ce sujet en Allemagne. Plus de la moitié des personnes interrogées déclarent ne pas être au courant de ces évolutions.

Bien entendu, la taille de l’entreprise joue également un rôle. L’étude montre que plus l’entreprise est grande, plus il est probable qu’une plateforme de gestion du consentement soit utilisée. De nombreuses entreprises semblent également avoir recours à un délégué à la protection des données. Seuls 16 % déclarent ne pas avoir de DPO (interne ou externe). «La protection de la vie privée et des données personnelles est sans aucun doute une question importante dorénavant débattue dans les conseils d’administration et par les cadres supérieurs grâce au GDPR, mais des questions opérationnelles concrètes telles que la gestion des données internes et tierces ou des différences régionales émergent. La numérisation des en s’est accélérée au cours de l’année écoulée et une gestion cohérente de la protection des données est essentielle pour favoriser cette tendance à venir», explique Stéphanie Vérilhac, directrice des affaires européennes de Siinda.