L’idée a été lancée. C’était mercredi, au cours d’un événement initié par l’Indian Business Chamber of () dans les locaux de Luxembourg à la Cloche d’Or. Pour les professionnels réunis, le marché -en devenir- justifie un tel engagement.

De fait, il y a une très belle opportunité. A court terme, selon Canalys, la demande portera sur les services d’impression. Cette tendance se justifie selon le cabinet par trois facteurs majeurs: son potentiel de personnalisation, sa capacité à fabriquer localement et donc à diminuer la logistique et son caractère écologique (l’ est une technologie moins énergivore que les techniques traditionnelles et produit moins de déchets).

Le marché évolue très rapidement… tout en étant encore à ses balbutiements. Les géants de l’impression n’ont pas encore pris position, mais cela ne va tarder. Des barrières tombent et de nouvelles utilisations émergent, la technologie s’améliore et va attirer de nouveaux investisseurs. C’est un marché qui va être très différent dans les cinq ans à venir, pronostique encore Canalys.

Une opportunité pour le Luxembourg? Sans doute. L’idée de lancer un a été lancée par les professionnels réunis par l’IBCL -dont Henri Colbach, Founder, 3DPrint.lu, Laurent Probst, PwC’s Accelerator Director, Laurent Frideres, Manager PwC, et Maxim Strauss, Business Development Manager, Cargolux.

Car il s’agit de voir plus loin que le marché en tant que tel. En effet, si l’impression 3D va créer des opportunités immenses, elle va générer -aussi- de nouveaux risques et enjeux à gérer. Dans un premier temps, les imprimantes 3D vont être de plus en plus largement utilisées par les industriels pour certaines opérations telles que le prototypage, la fabrication de pièces uniques ou de petites séries, la personnalisation, etc. Dans un second temps, l’impression 3D sera adaptée à la production de grandes séries, qu’il s’agisse de produits simples ou complexes, exigeant des procédés de fabrication avancés ou l’emploi de matières et composants complexes. 

De plus en plus sophistiquées, les imprimantes 3D équiperont des usines de nouvelle génération qui pourront produire à grande échelle, plus facilement et plus rapidement. Pour leur part, les particuliers seront en mesure de personnaliser certains biens de consommation, de fabriquer des consommables. De là, bien des questions. Quid de l’avenir de certains pans entiers de l’industrie?

Ne nous leurrons: par-delà l’opportunité, la généralisation des imprimantes 3D peut virtuellement représenter une menace. Si, demain, il est possible de fabriquer des pièces grâce à une imprimante 3D, que deviendront les sous-traitants qui travaillent la matière (usinage, tournage, emboutissage, traitement de surface, etc.)? Va-t-on assister à un nivellement industriel par le haut, où ne subsisteraient que les entreprises innovantes et celles maîtrisant des procédés de fabrication particulièrement complexes?

 

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Impression 3D: vers un cluster luxembourgeois ?
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Le marché de l'impression 3D évolue très rapidement... tout en étant encore à ses balbutiements
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